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Pour découvrir les LOIS cachées sous ces FAITS il nous faut sortir du particulier (étude de la Lumière) et aborder le général; il nous faut généraliser les termes qui sont ici particularisés. Pour cela employons un des termes les plus généraux de la langue française : le mot chose, et disons :
Deux choses opposées en apparence ont toujours un point commun intermédiaire entre elles. Cet intermédiaire résulte de l'action des deux opposés l'un sur l'autre et participe des deux.
Deux choses opposées en apparence ne sont que des degrés différents d'une seule et même chose.
Si ces LOIS sont vraiment générales, elles doivent s'appliquer à beaucoup de phénomènes ; car nous avons vu que ce qui caractérise une loi c'est d'expliquer seule beaucoup de FAITS.
Prenons des opposés d'ordres divers et voyons si nos lois s'y appliquent.
Dans l'ordre des sexes, deux opposés bien caractérisés : ce sont le mâle et la femelle.
Dans l'ordre physique nous pourrions prendre les opposés dans les forces (chaud-froid,positif-négatif, etc.); mais comme c'est une force qui nous a servi d'exemple, considérons les deux états opposés de la matière, état solide, état gazeux.
J'ai ajouté un phénomène d'ordre intellectuel, conception de Dieu d'après les Chrétiens, pour montrer l'application de la Loi dans ses sphères les plus étendues.
AUTRE LOI :
Les opposés ne sont que la conception à degrés différents d'une seule chose.
FAITS
solide ) (La t9 Père /
Mâle L. . divers degres * de DIEU
Femelle Gaz Matière Fils
Enfant 1 Famille Liquide ] St-Espnt j 1
Si, reprenant notre exemple de la Lumière et de l'Ombre, nous l'étudions encore, nous pourrons voir que la Lumière agit, l'Ombre s'oppose, tandis que la Pénombre, neutre, flotte entre les deux.
Résumons notre loi d'après ces données.
L'Actif et le Passif
(Lumière) (Ombre)
Produisent par leur action réciproque le Neutre qui participe des Deux (Pénombre)
Pour présenter dans un ensemble clair l'es trois FAITS énoncés ci-dessus, nous dirons :
L'ACTIF LE PASSIF
Mâle Femelle
Etat gazeux Etat solide
LE PÈRE LE FILS
La Lumière L'Ombre
Le Chaud Le Froid
Le Positif Le Négatif
L'Attraction La Répulsion
L'Acide La Base
produisent par leur action réciproque LE NEUTRE
— Enfant
— Etat liquide
— LE St-ESPRIT
— La Pénombre
— Le Tiède
— Le Neutre
— L'Equilibre
— Le Sel
J'ai allongé la liste en citant de nouveaux FAITS pour montrer la vérité de la LOI.
Cette Loi forme, sous le nom de Loi de la Série, la base des travaux de Louis Lucas (1) qui l'applique à presque tous les phénomènes chimiques, physiques et . même biologiques de la science contemporaine.
Nous n'en finirions pas si nous voulions citer tous les auteurs. anciens et modernes qui en ont parlé sous le nom des TROIS termes qui la constituent :
LOI DU TERNAIRE
Il suffit de se reporter aux exemples ci-dessus pour voir que lés trois termes qui constituent le ternaire sont :
1° Un terme actif;
2° Un terme passif;
(y Voy. l'Occultisme contemporain (chez Carré).
3° Un terme neutre résultant de l'action des deux premiers l'un sur l'autre.
Comme cette loi doit s'appliquer partout, cherchons les nombres qui agissant l'un sur l'autre produisent 3.
Ces nombres sont 1 et 2, car 1 +2 = 3.
Nous pouvons du même coup comprendre le sens des trois premiers nombres.
Le nombre 1 représente l'Actif,
Le nombre 2 — le Passif,
Le nombre 3 — la Réaction de l'Actif sur le
Passif.
Vous pouvez remplacer le mot ACTIF par tel terme que vous voudrez des tableaux ci-dessus placés sous ce mot et vous voyez de suite que, d'après la méthode analogique, le chiffre 1 représente toutes les idées gouvernées par ce principe l'ACTIF, c'est-à-dire l'Homme, le Père divin, la Lumière, la Chaleur, etc., etc., suivant qu'on le considère dans tel ou tel des 3 mondes.
Monde Matériel: La Lumière, l'État gazeux.
Monde Moral ou Naturel : L'Homme.
Monde Métaphysique ou Archétype : Dieu le Père.
Il en est de même des mots : PASSIF que vous pouvez remplacer par 2, et NEUTRE par 3.
Vous voyez que les calculs appliqués aux chiffres s'appliquent mathématiquement aux idées dans la science antique, ce qui rend ses méthodes si générales et par là même si différentes des méthodes modernes.
Je viens de donner là les éléments de l'explication de la ROTA de Guillaume Postel (1).
Il s'agit maintenant de montrer que ce que j'ai dit jusqu'ici sur les nombres était vraiment appliqué dans l'antiquité et n'est pas tiré totalement de mon imagination.
Nous retrouverons d'abord ces applications dans un livre hébraïque dont M. Franck lui-même ne conteste pas l'antiquité (2), le Sepher Jesirah dont j'ai fait la première traduction française dans le il0 7 de la revue théosophique le Lotus (3). Mais comme ce livre est surtout kabbalistique je préfère citer des philosophes anciens :