Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

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d'esprit ou d'intelligence. L'âme, ,cn tant que siège des passions, se présentait à son tour sous les trois facultés d'âme raisonnable, irascible et appétante. Or, suivant Pythagore, le vice de la faculté appétante de l'âme, c'était l'intempérance ou l'avarice ; celui de la faculté irascible, c'était la lâcheté ; et celui de la faculté raisonnable, c'était la folie. Le vice qui s'étendait sur ces trois facultés, c'était l'injustice.Pour éviter ces vices, le philosophe recommandait quatre vertus principales à ses disciples, la tempérance pour la faculté appétante, le courage pour la faculté irascible, la prudence pour la faculté raisonnable, et pouf ces trois facultés ensemble, la justice, qu'il regardait comme la plus parfaite des vertus de l'âme. Je dis de l'âme, car le corps et l'intelligence, se développant également au moyen des trois facultés instinctives ou spirituelles, étaient, ainsi que l'âme, susceptible de vices et de vertus qui leur étaient propi-es. »

De nouvelles difficultés viennent de naître sous nos pas. A peine avons-nous traité l'analogie que l'étude des trois mondes venait s'imposer, maintenant ce sont les nombres qui demandent des éclaircissements.

D'où vient donc cet usage du Trois si répandu dans l'antiquité ?

Cet usage qui s'étendait depuis le sens de leurs écritures (1) jusqu'à leur mëtaphysique (2) et qui, franchis-

(1) Les prêtres égyptiens avaient trois manières d'exprimer leur pensée. La première était claire et simple, la seconde symbolique et figurée, la troisième sacrée ou hiéroglyphique. Ils se servaient à cet effet de trois sortes de caractères, mais non pas de trois dialectes comme on pourrait le penser (Fabre d'Olivet, la Lana. héb. rest., p. 24).

(2) Les anciens Mages ayant observé que l'équilibre est en sant les siècles, vient se retrouver dans un de nos plus célèbres écrivains : Balzac (1) ?

Il vient de l'emploi d'une langue spéciale qui est complètement perdue pour. la science actuelle : la ]angue des nombres.

« Platon, qui voyait dans la musique d'autres choses que les musiciens de nos jours, voyait aussi dans les nombres un sens que nos algébristes n'y voient plus. Il avait appris à y voir ce sens d'après Pythagore qui l'avait reçu des Egyptiens. Or les Egyptiens ne s'accordaient pas seuls à donner aux nombres une signification mystérieuse. Il suffit d'ouvrir un livre antique pour voir que, depuis les limites orientales de l'Asie jusqu'aux bornes occidentales de l'Europe, une même idée régnait sur ce sujet (2). »

Nous ne pouvons peut-être pas reconstituer dans son entier cette langue des nombres, mais nous pouvons en connaître quelques-uns, ce qui nous sera d'un grand secours par la suite. Etudions d'abord un phénomène quelconque de la Nature dans lequel nous devons retrouver le nombre Trois et connaître sa signification.

physique la loi universelle et qu'il résulte de l'opposition apparente de deux forces, concluant de l'équilibre physique à l'équilibre métaphysique déclarèrent qu'en Dieu, c'est-à-dire danslapremière cause vivante et active, on devait reconnaître deux propriétés nécessaires l'une à l'autre, la stabilité et le mouvement, équilibrées par la couronne, la force suprême ( Eliphas Levi, Dogme et Rituel, p. 79).

(1)11 existe trois mondes: le Naturel, le Spirituel, le Divin. Il existe donc nécessairement , un culte matériel, un culte spirituel, un culte divin, trois formes qui s'expriment par l'action, parla parole, par la prière, autrement dit, le fait, l'entendement et l'amour (Balzac, Louis Lambert).

(2) Fabre d'Olivet, Lang. héfJ. rest., p. 30, 21 vol.). '

Puis nous étudierons les opérations inconnues des modernes et pratiquées par toute l'antiquité sur les nombres.

Enfin, nous verrons si nous pouvons découvrir quelque chose de leur génération.

Voyons si la formule des anciens alchimistes, ev to tï«v
(tout est dans tout), est vraie dans ses applications.

Prenons le premier phénomène venu, la lumière dujour par exemple, et cherchons à retrouver en lui des lois assez générales pour s'appliquer exactement à des phénomènes d'ordre entièrement différent.

Le jour s'oppose à la nuit pour constituer les périodes d'activité et de repos que nous retrouverons dans la nature entière. Ce qui frappe surtout dans ce phénomène c'est l'opposition entre la Lumière et l'Ombre qui s'y manifeste.

Mais cette opposition est-elle vraiment si absolue ? Regardons de plus près et nous remarquerons qu'entre la Lumière et l'Ombre, qui semblaient à tout jamais séparées, existe quelque chose qui n'est ni de la Lumière, ni de l'Ombre et qu'on désigne en physique sous le nom de pénombre. La pénonfbre participe et de la Lumière et de l'Ombre.

Quand laLumière diminue l'Ombre augmente. L'Ombre dépend de la plus ou moins grande quantité de laLumière, l'Ombre est une modification de la Lumière.

Tels sont les FAITS que nous pouvons constater.

Résumons-les :

La Lumière et l'Ombre ne sont pas complètement séparées l'une de l'autre. Entre elles deux existe un I intermédiaire : la pénombre qui participe des deux.

L'Ombre c'est de la Lumière en moins.

Commentary
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Papus offers Balzac as proof that the ancient use of the number three survived the centuries, and his footnote quotes Louis Lambert: three worlds, "le Naturel, le Spirituel, le Divin", and therefore, "donc nécessairement", "un culte matériel, un culte spirituel" and a divine one. The novel, on this shelf, gives the fragment whole, and three sentences stand between those clauses: humanity passes through the Natural World, fixed neither in essence nor in faculties; the Spiritual is fixed in essence; the Divine in both. Those sentences are what the "donc" depends on. Papus keeps the count and cuts the argument, and the witness he calls for antiquity is the thoughts Balzac wrote for a fictional young philosopher.

abridges Louis Lambert