Papus

Traité élémentaire de science occulte — Papus (Gérard Encausse) (1888)

Open to allPapus (Gérard Encausse), 1865–1916162 segments · translation to come · 54 pp

The original is shown on its own: no English is held for this issue yet.

page 37

(Les astres inclinent, mais ne « nécessitent » pas). La Nécessité pour l'homme dérive de ses actions antérieures, de ce que les Indous appellent son Karma. Cette idée est aussi celle de Pythagore et par suite de tous les sanctuaires antiques ; voici la génération de ce KARMA :

« Nirvana, est-il dit dans Isis, signifie la certitude de l'immortalité individuelle en ESPRIT, non en AME ; celle-ci étant une émanation finie, ses particules, composées de sensations humaines, de passions et d'aspirations vers quelque forme objective d'existence, doivent nécessairement se désintégrer avant que l'esprit immortel renfermé dans le MOI soit tout à fait affranchi et, par conséquent, assuré contre toute transmigration nouvelle. Et comment l'homme pourrait-il atteindre cet état, aussi lon^tejnps que ryPADANA, ce di4ir dç YIY44 et de vivre encore, n'aura pas disparu de l'Être sentant, de l'AHANCARA revêtu, pourtant, d'un corps éthéré ?

« C'est l'Upadaiza ou désir intense qui produit la VO- LONTÉ, qui développe la FORCE, et c'est cette dernière qui engendre la MATIÈRE, c'est-à-dire un objet ayant une forme. Ainsi le MOI désincarné, rien que parce qu'il a en lui ce désir qui ne meurt pas, fournit inconsciemment des conditions à ses propres générations successives, sous diverses formes ; ces dernières dépendent de son état mental et de son KARMA, c'est-à-dire des bonnes ou mauvaises actions de sa précédente existence, de ce qu'on appelle communément ses MÉRITES et ses DÉMÉRITES. » (Mme Blavatsky.)

C'est donc l'ensemble de ces mérites et de ces démérites qui constitue pour l'homme sa Nécessité. Il en est peu qui sachent mener leur volonté à un développement tel qu'elle influe sur cette destinée; aussi les inclinations des astres « nécessitent-elles » pour la plupart des hommes.

« L'avenir se compose du passé ; c'est-à-dire que la route que l'homme parcourt dans le temps, et qu'il modifie au moyen de la puissance libre de sa volonté, il l 'a déjà parcourue et modifiée ; de la même manière, pour me servir d'une image sensible, que la terre décrivant son orbite annuel autour du soleil, selon le système moderne, parcourt les mêmes espaces, et voit se déployer autour d'elle à peu près les mêmes aspects : en sorte que, suivant de nouveau une route qu'il s'est tracée, l'homme pourrait, non seulement y reconnaître l'empreinte de ses pas, mais prévoir d'avance les objets qu'il va y rencontrer, puisqu'il les a déjà vus, si sa mémoire en conservait l'image et si cette image n'était point effacée par une suite nécessaire de sa nature et des lois providentielles qui la régissent.

« Le principe par lequel on posait que l'avenir n'est qu'un retour du passé ne suffisait pas pour en connaître même le canevas ; on avait besoin d'un second principe qui était celui par lequel on établissait que la Nature est semblable partout et, par conséquent, que son action étant uniforme dans la plus petite sphère comme dans la plus grande, dans la plus haute comme dans la plus basse, on peut inférer de l'une à l'autre et prononcer par analogie.

« Ce principe découlait des dogmes antiques sur l'animation de l'Univers tant en général qu'en particulier : dogme consacré chez toutes les nations et d'après lequel on enseignait que non seulement le Grand Tout, mais les mondes innombrables qui en sont comme les membres, les Cieux et le Ciel des Cieux, les Astres et tous les Êtres qui les peuplent, jusqu'aux plantes mêmes et aux métaux, sont pénétrés par la même âme et mus par le même Esprit. Stanley attribue ce dogme au Chaldéens, Kircher aux Egyptiens et le savant Rabbin Maimonides le fait remonter jusqu'aux Sabéens. (1) »

Si nous voulons savoir quelle est l'origine.de ces dées sur l'astrologie, nous verrons que, comme toutes les grandes sciences cultivées par l 'antiquité, elle était «

(1) Fabre d'Olivet, Vers dorés, p. 273. Karma, Unité de l'Univers.

répandue sur toute la surface de la Terre comme le prouve l'auteur que je ne puis nie lasser d 'invoqtier .

« Laisse les fous agir et sans but et sans cause,

Tu dois, dans le présent, contempler l'avenir. JJ

« C'est-à-dire, tu dois considérer quels seront les résultats de telle ou telle action, et songer que ces résultats dépendant de ta volonté, tandis qu'ils sont encore à naître, deviendront le domaine de la Nécessité - à l'instant où l'action sera exécutée, et croissant dans le passé une fois qu'ils auront pris naissance, concourront à former le canevas d'un nouvel avenir.

Commentary
page 37 ·
Cross-estate§001

Papus makes a man's Necessity the sum of his past acts, "de ce que les Indous appellent son Karma", and adds that the "idée est aussi celle de Pythagore". The proof is a juxtaposition: Blavatsky's Isis on Upādāna and Karma, then a passage of Fabre d'Olivet's commentary on the Golden Verses, whose footnote Papus heads with the word Karma. Fabre's book, published in 1813 and on this shelf in Redfield's English, speaks of Providence, Destiny and the Will of man, and of a future composed of the past; the word Karma does not occur in it. The equation of Pythagorean Necessity with Karma is made by Papus's arrangement of the two quotations, and is then reported as the doctrine of the ancient sanctuaries.

cites The Golden Verses of Pythagoras — with commentary (1917)