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1XIII. L’Univers est donc la variété dans l’Unité. Le Mouvement est le moyen, le Nombre est le résultat. La fin est le retour de toutes choses à l’unité, qui est Dieu. XIV. Trois et sept sont les deux plus grands nombres spirituels. XV. Trois est formule des Mondes créés. Il est le signe spirituel de la création comme il est le signe matériel de la circonférence. En effet, Dieu n’a procédé que par des lignes circulaires. La ligne droite est l’attribut de l’infini ; aussi d’homme qui pressent l’infini la reproduit-il dans ses œuvres . Deux est le Nombre de la génération . Trois est le Nombre de l’existence, qui comprend la génération et le produit. Ajoutez le Quaternaire, vous avez le sept , qui est la formule du ciel. Dieu est au-dessus, il est l’Unité. Après être allé revoir encore une fois Lambert, je quittai sa femme et revins en proie à des idées si contraires à la vie sociale, que je renonçai, malgré ma promesse, à retourner à Villenoix. La vue de Louis avait exercé sur moi je ne sais quelle influence sinistre. Je redoutai de me retrouver dans cette atmosphère enivrante où l’extase était contagieuse. Chacun aurait éprouvé comme moi l’envie de se précipiter dans l’infini, de même que les soldats se tuaient tous dans la guérite où s’était suicidé l’un d’eux au camp de Boulogne. On sait que Napoléon fut obligé de faire brûler ce bois, dépositaire d’idées arrivées à l’état de miasmes mortels. Peut-être en était-il de la chambre de Louis comme de cette guérite ? Ces deux faits seraient des preuves de plus en faveur de son système sur la transmission de la Volonté. J’y ressentis des troubles extraordinaires qui surpassèrent les effets les plus fantastiques causés par le thé, le café, l’opium, par le sommeil et la fièvre, agents mystérieux dont les terribles actions embrasent si souvent nos têtes. Peut-être aurais-je pu transformer en un livre complet ces débris de pensées, compréhensibles seulement pour certains esprits habitués à se pencher sur le bord des abîmes, dans l’espérance d’en apercevoir le fond. La vie de cet immense cerveau, qui sans doute a craqué de toutes parts comme un empire trop vaste, y eût été développée dans le récit des visions de cet être, incomplet par trop de force ou par faiblesse ; mais j’ai mieux aimé rendre compte de mes impressions que de faire une œuvre plus ou moins poétique. Lambert mourut à l’âge de vingt-huit ans, le 25 septembre 1824, entre les bras de son amie. Elle le fit ensevelir dans une des îles du parc de Villenoix. Son tombeau consiste en une simple croix de pierre, sans nom, sans date. Fleur née sur le bord d’un gouffre, elle devait y tomber inconnue avec ses couleurs et ses parfums inconnus. Comme beaucoup de gens incompris, n’avait-il pas souvent voulu se plonger avec orgueil dans le néant pour y perdre les secrets de sa vie ! Cependant mademoiselle de Villenoix aurait bien eu le droit d’inscrire sur cette croix les noms de Lambert, en y indiquant les siens. Depuis la perte de son mari, cette nouvelle union n’est-elle pas son espérance de toutes les heures ? Mais les vanités de la douleur sont étrangères aux âmes fidèles. Villenoix tombe en ruines. La femme de Lambert ne l’habite plus, sans doute pour mieux s’y voir comme elle y fut jadis. Ne lui a-t-on pas entendu dire naguère : — J’ai eu son cœur, à Dieu son génie ! Au château de Saché, juin-juillet 1832.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1These two facts would then be additional evidence in favor of his theory of the transfusion of Will. I was conscious of strange disturbances, transcending the most fantastic results of taking tea, coffee, or opium, of dreams or of fever—mysterious agents, whose terrible action often sets our brains on fire. I ought perhaps to have made a separate book of these fragments of thought, intelligible only to certain spirits who have been accustomed to lean over the edge of abysses in the hope of seeing to the bottom. The life of that mighty brain, which split up on every side perhaps, like a too vast empire, would have been set forth in the narrative of this man’s visions—a being incomplete for lack of force or of weakness; but I preferred to give an account of my cwn impressions rather than to compose a more or less poetical romance. Louis Lambert died at the age of twenty-eight, September 25, 1824, in his true love’s arms. He was buried by her desire in an island in the park at Villenoix. His tombstone is a plain stone cross, without name or date. Like a flower that has blossomed on the margin of a precipice, and drops into it, its colors and fragrance all unknown, it was fitting that he too should fall. Like many another misprized soul, he had often yearned to dive haughtily into the void, and abandon there the secrets of his own life. Mademoiselle de Villenoix would, however, have been (14)—Vol. 25 314 BALZAC’S WORKS quite justified in recording his name on that cross with her own. Since her partner's death, reunion has been her constant, hourly hope. But the vanities of woe are foreign to faithful souls. Villenoix is falling into ruin. She no longer resides there; to the end, no doubt, that she may the better picture herself there as she used to be. She had said long ago— ‘‘His heart was mine; his genius is with God.”’ CHATEAU DE SacHs, June-July, 1832. THE EXILES ALMAE SORORI J a THE YEAR 1308 few houses were yet standing on the Island formed by the alluvium and sand deposited by the Seine above the Cité, behind the Church of NotreDame. The first man who was so bold as to build on this strand, then liable to frequent floods, was a constable of the watch of the City of Paris, who had been able to do some service to their Reverences the Chapter of the Cathedral; and in return the Bishop leased to him twenty-five perches of land, with exemption from all feudal dues or taxes on the buildings he might erect. .
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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