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One moment.
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1D’autres hommes, moins poétiquement religieux, froids et raisonneurs, charlatans peut-être, enthousiastes du moins par le cerveau, sinon par le cœur, reconnaissant quelques-uns de ces phénomènes isolés, les tinrent pour vrais sans les considérer comme les irradiations d’un centre commun. Chacun d’eux voulut alors convertir un simple fait en science. De là vinrent la démonologie, l’astrologie judiciaire, la sorcellerie, enfin toutes les divinations fondées sur des accidents essentiellement transitoires, parce qu’ils variaient selon les tempéraments, au gré de circonstances encore complètement inconnues. Mais aussi de ces erreurs savantes et des procès ecclésiastiques où succombèrent tant de martyrs de leurs propres facultés, résultèrent des preuves éclatantes du pouvoir prodigieux dont dispose l’ être actionnel qui, suivant Lambert, peut s’isoler complétement de l’ être réactionnel , en briser l’enveloppe, faire tomber les murailles devant sa toute-puissante vue, phénomène nommé, chez les Hindous, la Tokeiade au dire des missionnaires ; puis, par une autre faculté, saisir dans le cerveau, malgré ses plus épaisses circonvolutions, les idées qui s’y sont formées ou qui s’y forment, et tout le passé de la conscience.
2— Si les apparitions ne sont pas impossibles, disait Lambert, elles doivent avoir lieu par une faculté d’apercevoir les idées qui représentent l’homme dans son essence pure, et dont la vie, impérissable peut-être, échappé à nos sens extérieurs, mais peut devenir perceptible à l’être intérieur quand il arrive à un haut degré d’extase ou à une grande perfection de vue. Je sais, mais vaguement aujourd’hui, que, suivant pas à pas les effets de la Pensée et de la Volonté dans tous leurs modes ; après en avoir établi les lois, Lambert avait rendu compte d’une foule de phénomènes qui jusqu’à lui passaient à juste titre pour incompréhensibles. Ainsi les sorciers, les possédés, les gens à seconde vue et les démoniaques de toute espèce, ces victimes du Moyen-Âge étaient l’objet d’explications si naturelles, que souvent leur simplicité me parut être le cachet de la vérité. Les dons merveilleux que l’Église romaine, jalouse de mystères, punissait par le bûcher, étaient selon Louis le résultat de certaines affinités entre les principes constituants de la Matière et ceux de la Pensée, qui procèdent de la même source. L’homme armé de la baguette de coudrier obéissait, en trouvant les eaux vives, à quelque sympathie ou à quelque antipathie à lui-même inconnue. Il a fallu la bizarrerie de ces sortes d’effets pour donner à quelques-uns d’entre eux une certitude historique. Les sympathies ont été rarement constatées. Elles constituent des plaisirs que les gens assez heureux pour en être doués publient rarement, à moins de quelque singularité violente ; encore, est-ce dans le secret de l’intimité où tout s’oublie.
3Mais les antipathies qui résultent d’affinités contrariées ont été fort heureusement notées quand elles se rencontraient en des hommes célèbres. Ainsi Bayle éprouvait des convulsions en entendant jaillir de l’eau. Scaliger pâlissait en voyant du cresson. Érasme avait la fièvre en sentant du poisson. Ces trois antipathies procédaient de substances aquatiques. Le duc d’Épernon s’évanouissait à la vue d’un levraut, Tychobrahé à celle d’un renard, Henri III à celle d’un chat, le maréchal d’Albret à celle d’un marcassin ; antipathies toutes produites par des émanations animales et ressenties souvent à des distances énormes. Le chevalier de Guise, Marie de Médicis, et plusieurs autres personnages se trouvaient mal à l’aspect de toutes les roses, même peintes. Que le chancelier Bacon fut ou non prévenu d’une éclipse de lune, il tombait en faiblesse au moment où elle s’opérait ; et sa vie, suspendue pendant tout le temps que durait ce phénomène, reprenait aussitôt sans lui laisser la moindre incommodité. Ces effets d’antipathies authentiques prises parmi toutes celles que les hasards de l’histoire ont illustrées, peuvent suffire à comprendre les effets des sympathies inconnues. Ce fragment d’investigation que je me suis rappelé entre tous les aperçus de Lambert, fera concevoir la méthode avec laquelle il procédait dans ses œuvres. Je ne crois pas devoir insister sur la connexité qui liait à cette théorie les sciences équilatérales inventées par Gall et Lavater ; elles en étaient les corollaires naturels, et tout esprit légèrement scientifique apercevra les ramifications par lesquelles s’y rattachaient nécessairement les observations phrénologiques de l’un et les documents physiognomoniques de l’autre.
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1‘“‘Heaven,’”’ he would say, ‘‘must, after all, be the survival of our perfected faculties, and hell the void into which our unperfected faculties are cast away.”’ But how, then, in the ages when the understanding had preserved the religious and spiritualist impressions, which prevailed from the time of Christ till that of Descartes, between faith and doubt, how could meu help avcountiug for the mysteries of our nature otherwise than by divine interposition? Of whom but of God Himseif could sages demand an account of an invisible creature so actively and so reactively sensitive, gifted with faculties so extensive, so improvable by use, and so poweriul under certain occult influences, that they could sometimes see it annihilate, by some phenomenon of sight-or movement, space in its two manifestations—Time and Distance—of which the former is the space of the intellect, the latter is physical Dae BALZAC’S WORKS space? Sometimes they found it reconstructing the past, either by the power of retrospective vision, or by the mystery of a palingenesis not unlike the power a man might have of detecting, in the form, integument and embryo in a seed, the flowers of the past, and the numberless variations of their color, scent, and shape; and sometimes, again, it could be seen vaguely foreseeing the future, either by its appreliension of final causes, or by some phenomenon of physical pre-sentiment.
2Other men, less poetically religious, cold, and argumentative—quacks perhaps, but enthusiasts in brain at least, if not in heart—recognizing some isolated examples of such phenomena, admitted their truth while refusing to consider them as radiating from a common centre. Hach of these was, then, bent on constructing a science out of a simple -fact. Hence arose demonology, judicial astrology, the black arts, in short, every form of divination founded on circumstances that were essentially transient, because they varied according to men’s temperament, and to conditions that are still completely unknown. But from these errors of the learned, and from the ecclesiastical trials under which fell so many martyrs to their own powers, startling evidence was derived of the prodigious faculties at the command of the Being of Action, which, according to Lambert, can abstract itself completely from the Being of Reaction, bursting its envelope, and piercing walls by its potent vision; a phenomenon known to the Hindoos, as missionaries tell us, by the name of Tokeiad; or again, by another faculty, can grasp in the brain, in spite of its closest convolutions, the ideas which are formed or forming there, and the whole of past consciousness. “If apparitions are not impossible,’’ said Lambert, ‘‘they LOUIS LAMBERT 258
3must be due to a faculty of discerning the ideas which represent man in his purest essence, whose life, imperishable perhaps, escapes our grosser senses, though they may become perceptible to the inner being when it has reached a high degree of ecstasy, or a great perfection of vision.’ I know—though my remembrance is now vague—that Lambert, by following the results of Mind and Will step by step, after he had established their laws, accounted for a multitude of phenomena which, tiil then, had been regarded with reason as incomprehensible. Thus wizards, men possessed, those gifted with second-sight, and demoniacs of every degree—the victims of the Middle Ages—became the subject of explanations so natural that their very simplicity often seemed to me the seal of their truth. The marveilous gifts which the Church of Rome, jealous of all mysteries, punished with the stake, were, in Louis’s opinion, the result of certain affinities between the constituent elements of matter and those of mind, which proceed from the same source. The man holding a hazel rod when he found a spring of water was guided by some antipathy or sympathy of which he was unconscious; nothing but the eccentricity of these phenomena could have availed to give some of them historic certainty.
Our translation, period-faithful. Citable as our translation, never as the source.
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