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One moment.
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1194 l'initiation [Mars «Mais pendant le sommeil, notre double lui-même passe par des états très différents les uns des autres, aussi différents parfois que l'état physique et l'état astral. Il y a donc un moment où le double est dans un état très voisin de celui du corps physique. — Continuant à s'en rapprocher, la différence vibra toire entre eux diminue toujours; un peu de force nerveuse remonte au cerveau: pas assez pour la ren trée complète du double dans le corps physique, mais assez pour que l'Esprit ait la main pour ainsi dire aux appareils de direction qui actionnent le corps physique et le corps astral. Alors nous pouvons dire que nous vivons sur deux plans à la fois, c'est l'état intermédiaire, « Rappelez-vous, pour bien reconnaître cet état lorsque vous y arriverez, cet intéressant récit publié dans la Magie et ï'Hypnose de Papus : Un Esprit ap paraît à une personne qui se trouve dans cet état, et peut alors communiquer très aisément avec lui par transmission de Pensée. Mais comme elle essayait d'ouvrir les yeux pour se rendre compte si elle rê vait ou non, l'Esprit lui dit cette phrase très à retenir, car elle contient presque toute la clef de l'état inter médiaire : « — N'essaie donc pas d'ouvrir les yeux ; tu sais bien que si tu te réveillais tout à fait, tu ne me ver rais plus. » « En effet, lorsque, à moitié réveillé la nuit, nous voyons très distinctement quelque chose, il faut nous habituer à nous maintenir dans cet état le plus long temps possible, car dès que nous sommes réveillés
2I0O8] LETTRE A UN DÉBUTANT 10,5 tout à fait, la vision s'efface peu à peu. — C'est aussi dans l'état intermédiaire que se produit ce phéno mène, qui a intrigué Abercombie, Maury et tant d'autres auteurs matérialistes. Je veux parler des rêves où réveillé l'on continue à voir quelques ins tants, près de soi, le personnage du rêve. Dans le cas d'un être qui en rêve nous poursuit, par exemple, très souvent cela a lieu en réalité, le double vient alors se jeter dans le corps physique comme dans un abri sûr, un peu de force nerveuse remonte au cer veau, et nous voyons, pendant un instant, le même être menaçant encore, mais désormais impuissant. « Dans l'état intermédiaire, on peut constater encore une chose curieuse ; c'est l'absence de sensibi lité. Lorsque nous sommes complètement en Astral ou complètement en physique, nous sommes plus ou moins sensibles, nous sommes plus ou moins capa bles de souffrir, d'aimer, de sentir, etc. En rêve même, on souffre beaucoup, l'on a entre autres, le pouvoir si précieux d'user, de brûler par la souffrance un cli ché, qui alors ne viendra pas en contact avec le plan physique. « Dans l'état intermédiaire, rien de tout cela ; du moins en général, car il y a des exceptions. Impassi bilité absolue — calme complet — c'est une des carac téristiques de cet état. Cela provient de ce que la force nerveuse est concentrée en grande partie dans les organes du corps physique. L'émotion est très probablement ressentie par les organes ad hoc, mais notre cerveau ne peut nous en donner conscience. « Cette dualité entre le Moi et les organes est très
3196 l'initiation vivement comprise par l'être qui a pu observer une fois le fait suivant ou un autre analogue. Poursuivi en astral et voyant encore en état intermédiaire son persécuteur, le rêveur le regarde, lui pardonne sans aucune émotion et sent son cœur physique, battre à coups redoublés, toujours sans rien éprouver, absolu ment comme si le bruit du cœur avait été le tic-tac d'une pendule! Alors la voix du Guide se fait enten dre : Tu le vois, toi, tu lui pardonnes, mais ton Cœl r ne lui pardonne pas ! « Je ne sais, cher ami, si vous voyez bien tout l'en seignement que renferme ce petit fait. Je le laisse à votre méditation. « C'est dans l'état intermédiaire, enfin, que nous pouvons comprendre, nous faire une idée assez juste de ce que sera notre vie après la mort du corps. « On y saisit très bien ce qu'est l'existence sans temps ni espace appréciable, où penser à un être, c'est le voir ; où toute chose est animée, vivante ; où l'on dit plus en un clin d'œil, que nous sur terre en deux heures ; où l'être ne peut se cacher, trahir, tromper I « Vous voyez combien de choses nous pouvons apprendre dans cet état intermédiaire si curieux, où nous n'avons à redouter qu'une seule source d'erreur, qui sera évitée par le fait même de notre évolution : celle d'objectiver devant nous une forme que nous avons dans notre imagination, mais voici comment vous pourrez vous y reconnaître : La forme ainsi objectivée ne fera un mouvement qu'après que vous aurez pensé, vu ce mouvement en vous-même. Au
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1194 l'initiation [Mars «Mais pendant le sommeil, notre double lui-même passe par des états très différents les uns des autres, aussi différents parfois que l'état physique et l'état astral. Il y a donc un moment où le double est dans un état très voisin de celui du corps physique. — Continuant à s'en rapprocher, la différence vibra toire entre eux diminue toujours; un peu de force nerveuse remonte au cerveau: pas assez pour la ren trée complète du double dans le corps physique, mais assez pour que l'Esprit ait la main pour ainsi dire aux appareils de direction qui actionnent le corps physique et le corps astral. Alors nous pouvons dire que nous vivons sur deux plans à la fois, c'est l'état intermédiaire, « Rappelez-vous, pour bien reconnaître cet état lorsque vous y arriverez, cet intéressant récit publié dans la Magie et ï'Hypnose de Papus : Un Esprit ap paraît à une personne qui se trouve dans cet état, et peut alors communiquer très aisément avec lui par transmission de Pensée. Mais comme elle essayait d'ouvrir les yeux pour se rendre compte si elle rê vait ou non, l'Esprit lui dit cette phrase très à retenir, car elle contient presque toute la clef de l'état inter médiaire : « — N'essaie donc pas d'ouvrir les yeux ; tu sais bien que si tu te réveillais tout à fait, tu ne me ver rais plus. » « En effet, lorsque, à moitié réveillé la nuit, nous voyons très distinctement quelque chose, il faut nous habituer à nous maintenir dans cet état le plus long temps possible, car dès que nous sommes réveillés
2I0O8] LETTRE A UN DÉBUTANT 10,5 tout à fait, la vision s'efface peu à peu. — C'est aussi dans l'état intermédiaire que se produit ce phéno mène, qui a intrigué Abercombie, Maury et tant d'autres auteurs matérialistes. Je veux parler des rêves où réveillé l'on continue à voir quelques ins tants, près de soi, le personnage du rêve. Dans le cas d'un être qui en rêve nous poursuit, par exemple, très souvent cela a lieu en réalité, le double vient alors se jeter dans le corps physique comme dans un abri sûr, un peu de force nerveuse remonte au cer veau, et nous voyons, pendant un instant, le même être menaçant encore, mais désormais impuissant. « Dans l'état intermédiaire, on peut constater encore une chose curieuse ; c'est l'absence de sensibi lité. Lorsque nous sommes complètement en Astral ou complètement en physique, nous sommes plus ou moins sensibles, nous sommes plus ou moins capa bles de souffrir, d'aimer, de sentir, etc. En rêve même, on souffre beaucoup, l'on a entre autres, le pouvoir si précieux d'user, de brûler par la souffrance un cli ché, qui alors ne viendra pas en contact avec le plan physique. « Dans l'état intermédiaire, rien de tout cela ; du moins en général, car il y a des exceptions. Impassi bilité absolue — calme complet — c'est une des carac téristiques de cet état. Cela provient de ce que la force nerveuse est concentrée en grande partie dans les organes du corps physique. L'émotion est très probablement ressentie par les organes ad hoc, mais notre cerveau ne peut nous en donner conscience. « Cette dualité entre le Moi et les organes est très
3196 l'initiation vivement comprise par l'être qui a pu observer une fois le fait suivant ou un autre analogue. Poursuivi en astral et voyant encore en état intermédiaire son persécuteur, le rêveur le regarde, lui pardonne sans aucune émotion et sent son cœur physique, battre à coups redoublés, toujours sans rien éprouver, absolu ment comme si le bruit du cœur avait été le tic-tac d'une pendule! Alors la voix du Guide se fait enten dre : Tu le vois, toi, tu lui pardonnes, mais ton Cœl r ne lui pardonne pas ! « Je ne sais, cher ami, si vous voyez bien tout l'en seignement que renferme ce petit fait. Je le laisse à votre méditation. « C'est dans l'état intermédiaire, enfin, que nous pouvons comprendre, nous faire une idée assez juste de ce que sera notre vie après la mort du corps. « On y saisit très bien ce qu'est l'existence sans temps ni espace appréciable, où penser à un être, c'est le voir ; où toute chose est animée, vivante ; où l'on dit plus en un clin d'œil, que nous sur terre en deux heures ; où l'être ne peut se cacher, trahir, tromper I « Vous voyez combien de choses nous pouvons apprendre dans cet état intermédiaire si curieux, où nous n'avons à redouter qu'une seule source d'erreur, qui sera évitée par le fait même de notre évolution : celle d'objectiver devant nous une forme que nous avons dans notre imagination, mais voici comment vous pourrez vous y reconnaître : La forme ainsi objectivée ne fera un mouvement qu'après que vous aurez pensé, vu ce mouvement en vous-même. Au
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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