Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1FEUILLES MAÇONNIQUES IOI « Plusieurs personnes qui avaient pris part aux soulèvements de 1715 et 1743, et avaient fui en France, sont connues pour avoir été maçons, et John Drummond, qui fut fait comte de Melfort par les Stuarts, laissa après lui une boîte à tabac sur laquelle étaient gravés les emblèmes maçonniques, ses armes et une date J. 177o, date à laquelle un Grand Maître nommé Kilmarnock fut décapité, ainsi que Derwentwater Grand-Maître pour la France . 11 est certain, absolument certain, que les affaires de 1715 à 1743 (et aussi 1744, 1745 et 1746) — pour ne parler que de cette période de l'Histoire — ont reçu leur impulsion d'une grande fraction maçon nique ; et nous savons très bien que John Drummont (qu'on avait employé en 1 715 et qui fut, un peu avant le mouvement de 1743, un émissaire entre l'Écosse, le cardinal Fleury, puis le cardinal de Tencin, les maçons étrangers et français de Paris et le prétendant Jacques III, pensionné à Rome) était franc-maçon — tout comme Jacques III lui même et comme son fils Charles-Edouard, d'ailleurs pupille de nil .-. F .-.de Ramsay, l'introducteur des hauts grades en France (1 ). Où le F .-. John Yarker fait erreur , c'est quand il donne la date de 177o comme étant celle de la mort de Kilmarnock et de Derwentwater. Le comte William de Kilmarnock avait été GrandMaître en Écosse en 1742: il avait été remplacé (1) Jacques III, qui était K.. T. était aussi Grand Maître héré ditaire de 1 ordre Royal d'Écosse, H. R. M. de Kilwinning et R. S. Y. C. S.
21o2 l'initiation l'année suivante par le comte James de Wemyss, qui prit d'ailleurs une part active au mouvement en prépa ration. Le F .-. comte Ch. Radeliffe de Derwentwater, lui, n'était plus Grand-Maître en France depuis 1736; il avait (dit à tort l'ill .'. F .". Bésuchet) été «.rappelé a londres par des intérêts politiques* ( 1 ). On sait les conférences qui eurent lieu à Paris en 1741 et 1742 et auxquelles prirent part le comte de Kilmarnock, le comte de Derwentwater, le lord Clifford, le baron allemand de Hundt, etc., etc. On sait aussi les arran gements de 1743, pris avec Charles-Edouard et avec son père; on connaît enfin l'histoire de la descente de 1745. Au mois de novembre de cette dernière année, le bateau l'Espérance, qui apportait des secours au prince Charles-Edouard débarqué en Ecosse, fut pris parles Anglais; ce bateau avait à bord le F .-. comte Charles Radeliffe de Derwentwater, porteur d'un bre vet de capitaine au régiment de Dillon. Le procès de Derwentwater, premier Grand-Maître français, eut immédiatement lieu et il fut décapité à Londres, le 8 décembre 1745 (2). Quant à l'ill .-. F .-. Comte de Kelmarnock, il fut fait prisonnier le 27 avril 1746 àCulloden, ainsi que plusieurs autres frères, tels que le lord Balmerino (Arthur Elphinstone), le lord Simon Lovât (duc de de Frazer), le comte de Cromartie (qui avait été Grand-Maître en Écosse en 1737), le lord Elcho (1) Bésuchet, 1. 1, p. 28. , (a) Son procès fait partie des Howel state Trials (British Muséum). Voir aussi le Gentleman'* Magasine, vol. X, 1745.
3FEUILLES MAÇONNIQUES I03 {David Wemyss), fils ainé du Grand-Maître d'Écosse de i7?a (i) etc., etc. Le procès du F .-. comte de Kilmarnock eut lieu à Londres, en même temps que celui des F .-. Balmerino et Cromartie,et il fut décapité le 18 août 1746(2). En ce qui concerne John Drummond, créé duc et non pas comte de Melfortpar les Stuarts, il était à la tête du régiment Royal- Écossais au service du roi de France, et c'est lui qui, en débarquant en Écosse le 11 octobre 1745, avec le marquis d'Eguilles (Boyer), lut une proclamation de Louis XV au peuple des trois Royaumes. J'étonnerai peut-être beaucoup de lecteur en disant que cette proclamation avait été rédigée par M. de ... Voltaire : Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable (3) Cette rectification faite, je vais, puisqu'il a été ques tion de Ch. Derwentwater, premier Grand-Maître français décapité en Angleterre, ajouter deux re marques relatives à deux de ses successeurs. Dans son Précis Hist. de la Franc-Maçonnerie, t. I, p. 28 et t. II, p. i38, l'ill .-. F .-. Bésuchet, 33», et aussi tous les autres auteurs maçonniques, sans oublier les calendriers annuels du Grand-Orient, nous disent qu'en 1736, le grand-maître Derwent water fut remplacé pour un an par un « de ses com patriotes», le « lord comte d'Harnouester». (1) Son frère, Francis Charteris, fut lui-même Grand-Maitre d'Écosse en 1747. David Wemyss mourut en France en 1787. (2) Voir IloweUs state trials, vol. XVIII, (3) Voir la Vie privée de Louis À V, parMouffle d'Angerville.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1FEUILLES MAÇONNIQUES IOI « Plusieurs personnes qui avaient pris part aux soulèvements de 1715 et 1743, et avaient fui en France, sont connues pour avoir été maçons, et John Drummond, qui fut fait comte de Melfort par les Stuarts, laissa après lui une boîte à tabac sur laquelle étaient gravés les emblèmes maçonniques, ses armes et une date J. 177o, date à laquelle un Grand Maître nommé Kilmarnock fut décapité, ainsi que Derwentwater Grand-Maître pour la France . 11 est certain, absolument certain, que les affaires de 1715 à 1743 (et aussi 1744, 1745 et 1746) — pour ne parler que de cette période de l'Histoire — ont reçu leur impulsion d'une grande fraction maçon nique ; et nous savons très bien que John Drummont (qu'on avait employé en 1 715 et qui fut, un peu avant le mouvement de 1743, un émissaire entre l'Écosse, le cardinal Fleury, puis le cardinal de Tencin, les maçons étrangers et français de Paris et le prétendant Jacques III, pensionné à Rome) était franc-maçon — tout comme Jacques III lui même et comme son fils Charles-Edouard, d'ailleurs pupille de nil .-. F .-.de Ramsay, l'introducteur des hauts grades en France (1 ). Où le F .-. John Yarker fait erreur , c'est quand il donne la date de 177o comme étant celle de la mort de Kilmarnock et de Derwentwater. Le comte William de Kilmarnock avait été GrandMaître en Écosse en 1742: il avait été remplacé (1) Jacques III, qui était K.. T. était aussi Grand Maître héré ditaire de 1 ordre Royal d'Écosse, H. R. M. de Kilwinning et R. S. Y. C. S.
21o2 l'initiation l'année suivante par le comte James de Wemyss, qui prit d'ailleurs une part active au mouvement en prépa ration. Le F .-. comte Ch. Radeliffe de Derwentwater, lui, n'était plus Grand-Maître en France depuis 1736; il avait (dit à tort l'ill .'. F .". Bésuchet) été «.rappelé a londres par des intérêts politiques* ( 1 ). On sait les conférences qui eurent lieu à Paris en 1741 et 1742 et auxquelles prirent part le comte de Kilmarnock, le comte de Derwentwater, le lord Clifford, le baron allemand de Hundt, etc., etc. On sait aussi les arran gements de 1743, pris avec Charles-Edouard et avec son père; on connaît enfin l'histoire de la descente de 1745. Au mois de novembre de cette dernière année, le bateau l'Espérance, qui apportait des secours au prince Charles-Edouard débarqué en Ecosse, fut pris parles Anglais; ce bateau avait à bord le F .-. comte Charles Radeliffe de Derwentwater, porteur d'un bre vet de capitaine au régiment de Dillon. Le procès de Derwentwater, premier Grand-Maître français, eut immédiatement lieu et il fut décapité à Londres, le 8 décembre 1745 (2). Quant à l'ill .-. F .-. Comte de Kelmarnock, il fut fait prisonnier le 27 avril 1746 àCulloden, ainsi que plusieurs autres frères, tels que le lord Balmerino (Arthur Elphinstone), le lord Simon Lovât (duc de de Frazer), le comte de Cromartie (qui avait été Grand-Maître en Écosse en 1737), le lord Elcho (1) Bésuchet, 1. 1, p. 28. , (a) Son procès fait partie des Howel state Trials (British Muséum). Voir aussi le Gentleman'* Magasine, vol. X, 1745.
3FEUILLES MAÇONNIQUES I03 {David Wemyss), fils ainé du Grand-Maître d'Écosse de i7?a (i) etc., etc. Le procès du F .-. comte de Kilmarnock eut lieu à Londres, en même temps que celui des F .-. Balmerino et Cromartie,et il fut décapité le 18 août 1746(2). En ce qui concerne John Drummond, créé duc et non pas comte de Melfortpar les Stuarts, il était à la tête du régiment Royal- Écossais au service du roi de France, et c'est lui qui, en débarquant en Écosse le 11 octobre 1745, avec le marquis d'Eguilles (Boyer), lut une proclamation de Louis XV au peuple des trois Royaumes. J'étonnerai peut-être beaucoup de lecteur en disant que cette proclamation avait été rédigée par M. de ... Voltaire : Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable (3) Cette rectification faite, je vais, puisqu'il a été ques tion de Ch. Derwentwater, premier Grand-Maître français décapité en Angleterre, ajouter deux re marques relatives à deux de ses successeurs. Dans son Précis Hist. de la Franc-Maçonnerie, t. I, p. 28 et t. II, p. i38, l'ill .-. F .-. Bésuchet, 33», et aussi tous les autres auteurs maçonniques, sans oublier les calendriers annuels du Grand-Orient, nous disent qu'en 1736, le grand-maître Derwent water fut remplacé pour un an par un « de ses com patriotes», le « lord comte d'Harnouester». (1) Son frère, Francis Charteris, fut lui-même Grand-Maitre d'Écosse en 1747. David Wemyss mourut en France en 1787. (2) Voir IloweUs state trials, vol. XVIII, (3) Voir la Vie privée de Louis À V, parMouffle d'Angerville.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.