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1‘- ’ T A . ..—.—... @ 5 r 69 < " - r 9iM/murm\ .> : ' v V I. .. La 1' production des articles inédits publiés par l‘lnilîation est formellement interdite. à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUEM Cette partie est réservée à l‘exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens.) LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN” PÉRIODE PRÉPARATOIRE Louis-Claude de Saint—Martin naquit à Amboise, en Touraine, le 18 janvier I743. Sa mère était morte peu de temps après sa naissance. Aussi fut—il élevé par sa belle—mère et son pèËe, gens fort pieux, nous dit M. Matter. Il fut placé au collège de Pont—Levoy. Par— lant de son enfance, Saint-Martin remarque lui-même qu’il a « peu d'astral », ce qui doit s’entendre au point de vue actif, mais non, comme le montre sa vie, au point de vue réceptif. Nous avons affaire, en effet, à un admirable intuitif, maisà un piètre dispen sateur de fluides physiques. Il se rattrapera 'sur le rayonnement intellectuel et surtout spirituel. On le destine à la robe. Aussi, après le collège, fait-il son droit et nous le trouvons un beau jour avocat du Roi au siège présidial de Tours. (I) Extrait d’un ouvrage sous presse: Louis-Claude de Saint Martin; sa vie, sa voie théurgique, son œuvre, ses discrples, suivi de la publication de cinquante lettres Inédltes.
298 L’lNXTIATION [MAI Là commence la lutte entre l’Esprit, encore caché, qui illumine le corps du jeune avocat et le monde extérieur. Tout rempli des idées de Justice, le malheu reux se butte aux taquineries de la jurisprudence (i) et s’écrie lui-même : « Je n’ai jamais pu savoir, pendant l’espace de six mois, qui, dans une cause jugée, avait gagné ou perdu son procès, et cela, après plaidoiries, délibérations et prononcés du président entendus. » Sur sa demande, son père lui fait quitter la robe et 11 embrasse la carrière des armes. LE RÉGIMENT DE FOIX. -— LÏNITIATION Grâce a la recommandation du duc de Choiseul, il reçoit un brevet d’officier au régiment de Foix. Sa nouvelle carrière lui laissait des loisirs utilisés large— ment par la lecture et la méditation, car, après avoir parcouru tout le cycle des philosophes à la mode, notre lieutenant cherchait toujours sa voie, peu satis— fait des solutions proposées, au problème de la desti née humaine, par les systèmes du temps. Il est amené à se lier avec un officier de son régi ment, M. de Grainville. Cet officier est initié à une société occulte très importante ayant pour chef Mar— tines de Pasquaily. Ce dernier a épousé la nièce du major du régiment de FOlX (2). M. Matter dit (p. 8) (1) Et cependant les ouvrages de Buriamaqui devaient exer cer une grande influence sur son esprit. (2) Voy. Lettres de Martines de Pasquaiiy de 1767, dans notre ouvrage sur Martines.
3LA VIE DE CLAUDE DE SAINT—MARTIN 1901] 99 que ce régiment tenait garnison à Bordeaux. Des let tres de Martines, et surtout celles du 1 3 août 1768 et du 2 octobre 1768, montrent que c’est là une erreur, ou tout au moins que la portion du régiment où était Saint-Martin n’était pas à Bordeaux continuellement. En effet, le 13 août 1768, M‘artines dit : « Je vous fais part que Monsieur de Saint-Martin m’écrit qu’il doit venir passer son quartier d’hiver ici, peut-être avec le T. P. Maître de Grainville. J’attends pareille ment le T. P. Maître de Balzac. Saint-Martin est encore Monsieur, il n’est pas ini tié. Mais le 2 octobre de la même année nous appre« noms l’arrivée des amis annoncés, et cette fois il est le Maître de Saint—Martin. Il a été initié dans ce laps de temps. Par qui ? Par le capitaine de Grainville? Tout semble le faire supposer; mais un passage d’une lettre Jde Saint—Mar— tin lui-même (1) nous incite toutefois à attribuer la plus grande part dans cette action au Maître de Balzac. La vérité est que tous les deux doivent y avoir tra— vaillé. Saint-Martin a, à cette époque, vingt—cinq ans. Il est officier depuis l’âge de vingt—deux ans. INFLUENCE DE MARTINES DE PASQUALLY C’est à ce moment que Saint-Martin assiste au pre mier phénomène sensible produit par Martines et (1) Il est vrai que j’ai reçu les trois grades (de cohens) à la fois; mais je ne sais pas si cela en vaut mieux : c’est M. de Balzac qui me les conféra. Lettre du 12 août 1771 (p. 3). m “x . —... s..
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1‘- ’ T A . ..—.—... @ 5 r 69 < " - r 9iM/murm\ .> : ' v V I. .. La 1' production des articles inédits publiés par l‘lnilîation est formellement interdite. à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUEM Cette partie est réservée à l‘exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens.) LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN” PÉRIODE PRÉPARATOIRE Louis-Claude de Saint—Martin naquit à Amboise, en Touraine, le 18 janvier I743. Sa mère était morte peu de temps après sa naissance. Aussi fut—il élevé par sa belle—mère et son pèËe, gens fort pieux, nous dit M. Matter. Il fut placé au collège de Pont—Levoy. Par— lant de son enfance, Saint-Martin remarque lui-même qu’il a « peu d'astral », ce qui doit s’entendre au point de vue actif, mais non, comme le montre sa vie, au point de vue réceptif. Nous avons affaire, en effet, à un admirable intuitif, maisà un piètre dispen sateur de fluides physiques. Il se rattrapera 'sur le rayonnement intellectuel et surtout spirituel. On le destine à la robe. Aussi, après le collège, fait-il son droit et nous le trouvons un beau jour avocat du Roi au siège présidial de Tours. (I) Extrait d’un ouvrage sous presse: Louis-Claude de Saint Martin; sa vie, sa voie théurgique, son œuvre, ses discrples, suivi de la publication de cinquante lettres Inédltes.
298 L’lNXTIATION [MAI Là commence la lutte entre l’Esprit, encore caché, qui illumine le corps du jeune avocat et le monde extérieur. Tout rempli des idées de Justice, le malheu reux se butte aux taquineries de la jurisprudence (i) et s’écrie lui-même : « Je n’ai jamais pu savoir, pendant l’espace de six mois, qui, dans une cause jugée, avait gagné ou perdu son procès, et cela, après plaidoiries, délibérations et prononcés du président entendus. » Sur sa demande, son père lui fait quitter la robe et 11 embrasse la carrière des armes. LE RÉGIMENT DE FOIX. -— LÏNITIATION Grâce a la recommandation du duc de Choiseul, il reçoit un brevet d’officier au régiment de Foix. Sa nouvelle carrière lui laissait des loisirs utilisés large— ment par la lecture et la méditation, car, après avoir parcouru tout le cycle des philosophes à la mode, notre lieutenant cherchait toujours sa voie, peu satis— fait des solutions proposées, au problème de la desti née humaine, par les systèmes du temps. Il est amené à se lier avec un officier de son régi ment, M. de Grainville. Cet officier est initié à une société occulte très importante ayant pour chef Mar— tines de Pasquaily. Ce dernier a épousé la nièce du major du régiment de FOlX (2). M. Matter dit (p. 8) (1) Et cependant les ouvrages de Buriamaqui devaient exer cer une grande influence sur son esprit. (2) Voy. Lettres de Martines de Pasquaiiy de 1767, dans notre ouvrage sur Martines.
3LA VIE DE CLAUDE DE SAINT—MARTIN 1901] 99 que ce régiment tenait garnison à Bordeaux. Des let tres de Martines, et surtout celles du 1 3 août 1768 et du 2 octobre 1768, montrent que c’est là une erreur, ou tout au moins que la portion du régiment où était Saint-Martin n’était pas à Bordeaux continuellement. En effet, le 13 août 1768, M‘artines dit : « Je vous fais part que Monsieur de Saint-Martin m’écrit qu’il doit venir passer son quartier d’hiver ici, peut-être avec le T. P. Maître de Grainville. J’attends pareille ment le T. P. Maître de Balzac. Saint-Martin est encore Monsieur, il n’est pas ini tié. Mais le 2 octobre de la même année nous appre« noms l’arrivée des amis annoncés, et cette fois il est le Maître de Saint—Martin. Il a été initié dans ce laps de temps. Par qui ? Par le capitaine de Grainville? Tout semble le faire supposer; mais un passage d’une lettre Jde Saint—Mar— tin lui-même (1) nous incite toutefois à attribuer la plus grande part dans cette action au Maître de Balzac. La vérité est que tous les deux doivent y avoir tra— vaillé. Saint-Martin a, à cette époque, vingt—cinq ans. Il est officier depuis l’âge de vingt—deux ans. INFLUENCE DE MARTINES DE PASQUALLY C’est à ce moment que Saint-Martin assiste au pre mier phénomène sensible produit par Martines et (1) Il est vrai que j’ai reçu les trois grades (de cohens) à la fois; mais je ne sais pas si cela en vaut mieux : c’est M. de Balzac qui me les conféra. Lettre du 12 août 1771 (p. 3). m “x . —... s..
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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