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1206 L’INITIATION lI In jeu dans la prairie,‘ Allis au bas d’au (ré, Dresser tête fleurie Car y fus rose mé. La corne du diable est chête en. mon pener. 111 In jeu de la Gaudine (t), ' Y trouvis le grener, Et mangis sa farine Car y fus souris mé. La corne du diable est chête en mon pener. IV In jou de la grand’lande, Y gravis le senter En picottant la brande, Car y fus bique rué. La corne du diable est chère en mon pener. V Au jeu de mon mariage, Prenis homme à mon gré; Puis végnit le veuvage Car y sais femme me. La corne du diable est chère en mon pener, VI In jou su qu’elle terre Sans soffri m’en irai Et lairai robe mère Car esprit y serai. La corne du diable chéra de mon pener (l) La Gaudine, femme de Gaudin. ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES 207 4. .. L._:. Pour ceux auxquels ce patois ne serait pas suffisam ment clair, en voici la traduction : I Un jour je fus à Montsereigne Formant le haut d’un coteau . Qui s’appuie à la plaine Car j’étais roche... mé, La corne du diable est tombée en mon panier. II Un jour, dans la prairie, J’allais au bas du coteau, Dressant tête fleurie, . Car j’y fus rose mé. La corne du diable est tombée en mon panier. llI Un jour, chez la Gaudine \ J’entrais dans son grenier Et mangeais sa farine, Carje fus souris mé . La corne du diable est tombée en mon panier. IV Un jour, dans la grande lande, Jégravis le sentier En picotant la brande (l’herbe) Car je fus bique mé. La Corne du diable est-tombée en mon panier. V Au jour de mon mariage Je pris homme à mon gré
2208 L’INITIATION Puis vint le veuvage, Car je suis femme mé. La corne du diable est tombée en mon panier. VI Un jour, sur cette terre, Sans souffrir m’en irai Et laisserai matière Car Esprit je serai. La corne du diable tombera de mon panier. Chacun pourra remarquer la surprenante simili tude des couplets de cette chanson avec les théories de l’évolution physique et ésotérique. Chaque couplet est pour ainsi dire un stage d’évolution, partant de la pierre pour aboutir à l’être humain. Mais on se trom— perait étrangement si on s’imaginait, avec les darwi= nistes, que l’homme descend de la bête et même de la pierre. Il y a eu deux grandes évolutions parallèles qui se sont rejointes dans un temps donné. L’une a com— mencé à la pierre (1) et au protoplasme pour se con tinuer jusqu’à l’homme. L’autre a eu lieu dans la sphère spéciale où les germes d’âme, projetés par Dieu, se préparent à l’incarnation terrestre. L’erreur fondamentale des darwinistes est de croire que l’homme descend du singe ou même de l’orang-outang; c’est seulement sa forme corporelle qui provient par évolution des corps animaux. Et encore, la dernière phase de cette évolution échappe (i) Ce serait une erreur de croire que la pierrene vit pas. Sort existence est inconsciente, mars réelle. ..
3q—If nr I s. ÉTUDES ÉSOTÉRIQUE5 209 entièrement aux darwinistes, qui n’ont jamais pu trou— ver lefameux chaînon reliant l’homme au singe. De plus, selon l’auteur de la Philosophie de I’Htstoire, < la base qui permet à l’homme la station droite la base qui permet à l’homme la station droite fait absolument défaut à l’orang—outang ainsi qu’au singe; il n’est positivement pas formé pour rester droit. De plus la mâchoire inférieure est proémi nente et l’os intermoxillaz‘re vient faire cesser la ressemblance avec l’homme. Selon d’autres détails corporels, il résulte que le singe n’est et ne sera jamais qu’un animal, quelque frappante du reste que puisse être sa ressemblance avec l’homme ». . Selon les théories ésotériques indoues, c’est entre chaque pralaya, ou grande évolution cosmique, qu’a lieu cette transformation de la plante en animal, puis en être humain. C’est au moment où l’évolution physique a été ter minée sur la planète que l’Esprit est venu s’y incar— ner pour prendre connaissance de la matière, ainsi que le veulent fatalement les grandes lois cosmiques. Dès que ce résultat est atteint, l’Esprit, dégagé, re monte à saÏsource de divine lumière. àRââRî‘./Œâ A. ERNY.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1206 L’INITIATION lI In jeu dans la prairie,‘ Allis au bas d’au (ré, Dresser tête fleurie Car y fus rose mé. La corne du diable est chête en. mon pener. 111 In jeu de la Gaudine (t), ' Y trouvis le grener, Et mangis sa farine Car y fus souris mé. La corne du diable est chête en mon pener. IV In jou de la grand’lande, Y gravis le senter En picottant la brande, Car y fus bique rué. La corne du diable est chère en mon pener. V Au jeu de mon mariage, Prenis homme à mon gré; Puis végnit le veuvage Car y sais femme me. La corne du diable est chère en mon pener, VI In jou su qu’elle terre Sans soffri m’en irai Et lairai robe mère Car esprit y serai. La corne du diable chéra de mon pener (l) La Gaudine, femme de Gaudin. ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES 207 4. .. L._:. Pour ceux auxquels ce patois ne serait pas suffisam ment clair, en voici la traduction : I Un jour je fus à Montsereigne Formant le haut d’un coteau . Qui s’appuie à la plaine Car j’étais roche... mé, La corne du diable est tombée en mon panier. II Un jour, dans la prairie, J’allais au bas du coteau, Dressant tête fleurie, . Car j’y fus rose mé. La corne du diable est tombée en mon panier. llI Un jour, chez la Gaudine \ J’entrais dans son grenier Et mangeais sa farine, Carje fus souris mé . La corne du diable est tombée en mon panier. IV Un jour, dans la grande lande, Jégravis le sentier En picotant la brande (l’herbe) Car je fus bique mé. La Corne du diable est-tombée en mon panier. V Au jour de mon mariage Je pris homme à mon gré
2208 L’INITIATION Puis vint le veuvage, Car je suis femme mé. La corne du diable est tombée en mon panier. VI Un jour, sur cette terre, Sans souffrir m’en irai Et laisserai matière Car Esprit je serai. La corne du diable tombera de mon panier. Chacun pourra remarquer la surprenante simili tude des couplets de cette chanson avec les théories de l’évolution physique et ésotérique. Chaque couplet est pour ainsi dire un stage d’évolution, partant de la pierre pour aboutir à l’être humain. Mais on se trom— perait étrangement si on s’imaginait, avec les darwi= nistes, que l’homme descend de la bête et même de la pierre. Il y a eu deux grandes évolutions parallèles qui se sont rejointes dans un temps donné. L’une a com— mencé à la pierre (1) et au protoplasme pour se con tinuer jusqu’à l’homme. L’autre a eu lieu dans la sphère spéciale où les germes d’âme, projetés par Dieu, se préparent à l’incarnation terrestre. L’erreur fondamentale des darwinistes est de croire que l’homme descend du singe ou même de l’orang-outang; c’est seulement sa forme corporelle qui provient par évolution des corps animaux. Et encore, la dernière phase de cette évolution échappe (i) Ce serait une erreur de croire que la pierrene vit pas. Sort existence est inconsciente, mars réelle. ..
3q—If nr I s. ÉTUDES ÉSOTÉRIQUE5 209 entièrement aux darwinistes, qui n’ont jamais pu trou— ver lefameux chaînon reliant l’homme au singe. De plus, selon l’auteur de la Philosophie de I’Htstoire, < la base qui permet à l’homme la station droite la base qui permet à l’homme la station droite fait absolument défaut à l’orang—outang ainsi qu’au singe; il n’est positivement pas formé pour rester droit. De plus la mâchoire inférieure est proémi nente et l’os intermoxillaz‘re vient faire cesser la ressemblance avec l’homme. Selon d’autres détails corporels, il résulte que le singe n’est et ne sera jamais qu’un animal, quelque frappante du reste que puisse être sa ressemblance avec l’homme ». . Selon les théories ésotériques indoues, c’est entre chaque pralaya, ou grande évolution cosmique, qu’a lieu cette transformation de la plante en animal, puis en être humain. C’est au moment où l’évolution physique a été ter minée sur la planète que l’Esprit est venu s’y incar— ner pour prendre connaissance de la matière, ainsi que le veulent fatalement les grandes lois cosmiques. Dès que ce résultat est atteint, l’Esprit, dégagé, re monte à saÏsource de divine lumière. àRââRî‘./Œâ A. ERNY.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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