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1202 L'INITIATION .___.i... ‘-M-_l‘A”-n—n....v n - -.-... - marche de la Nature; puis on lui enseignait les rela tions hiérarchiques et les correspondances de ces prin cipes; puis enfin, il était amené à concevoir leur fin, leur consommation. La clé numérale de cet ordre de sciences physiogoniques étaitle septénaire. L’enfant Jésus, par contre, ne connut pas d’autre éducatrice que sa mère, pas d’autre maître que la lu mière intérieure qu’il portait en lui; et si les rabbins ont voulu accréditer une légende selon laquelle il aurait confondu à douze ans les docteurs du Temple parce qu’il aurait surpris à l’insu du Grand-Prêtre la prononciation du Nom-de-Quatre—Lettres, cette lé— gende est contredite par la tradition rosicrucienne qui nous apprend que les années d’adolescence du Christ furent employées par lui à prêcher la Loi dans certaines régions infra-terrestres inconnues. Nous sommes au mariage du Bouddha; il répond à ce fait que la maîtrise de n’importe quel degré de l’ini tiation antique confère à son possesseur un privilège, un pouvoir. Celui qui fut donné au prince Siddartha s‘appelait Yasod-ha-ra, c’est—à-dire le pouvoir de dissocier les apparences des choses, une lumière de vie douée de la propriété de ramener les formes de cet univers à leur inanité, ou au vide primitif dont elles sont évo— luées. Ce pouvoir, il dut l’attacher à’ trois concur rents : Nanda, les entraînements du sang; Devadatta, le désir des objets externes, et Ardjouna, le principe individualiste, la volonté propre de l’homme. Le prince revêtu de cette faculté glorieuse alla habi ter le palais Vishràmvan : le plan où son initiation
2son [.12 smmirsnn :03 lui d0nnait droit de régence était ce lac de lumière active où se développent les pôles opposés des forces. Remarquons ici que ces épisodes de mariage sym bolique ne se trouvent pas dans la vie de Jésus; cette différence Peut être expliquée par l’étude des noms de ces deux initiateurs. Le premier, dont la racine B D. indique l’activité divisionnelle du principe pensant, est le type de l'homme dans sa fonction de maître des éléments. Le second, qui décrit, soit les convenances proportionnelles de la Vie abælue manifestée, soit l’involution de Dieu dans la matière, désigne claire— ment le principe vital de l’Univers tout entier. Il nous est impossible de donner une idée, même approximative, de tous les mystères contenus dans le nom de Jésus ; qu’il nous suffise de savoir que ce nom, toujours dans le point de vue de la gnose intellec tuelle où nous nous sommes placés, est aussi ancien que le monde, et qu’il a présidé aux destins‘des races disparues comme il préside à celui de la race blanche. Résumons en quelques mots ces hâtives explica tions. Dans l’Univers se trouvent notre planète, le plan astral zodiacal et le plan divin qui pénètre les deux autres. Tous les Sauveurs descendent de ce der nier; mais ils ne sont cependant pas tous aussi élevés les uns que les autres ; le Christ est leur chef à tous : quand il s’incarne sur une planète, il n’a nul besoin d’une initiation humaine, mais il la reçoit cependant et subit les douleurs communes parce qu’il a volon tairement dépouillé sa gloire. Les autres Sauveurs sont des hommes parfaits et réintégrés, qui abandonnent leur récompense par amour pour l’humanité; c’est ._—.m_.__ I
3204 L’INITIATION ainsi qu’ils réalisent la parfaite Imitation de Jésus Christ. Nous le répétons, tout en vénérant le Sauveur Boud dha, tout en rendant à la pureté de sa morale et à la force de son enseignement l’hommage qui leur est dû, il importe pour nous, Occidentaux, de ne pas renier notre propre Sauveur, de ne pas méconnaître, parce qu’il est encore plus au-dessus de nous, le principe divin qui préside à l’évolution de notre race, et de savoir discerner sous les paroles presque semblables des deux Lois, l’abîme spirituel qui les sépare et qui divise les routes de leurs fidèles respectifs. SÉDIR. tare ‘ PARTIE—PHILÔS’ÔPÈIQU’E’ u s lENTIFlQU (Cette partie est ouverte aux écrivains de toute éçqle, sans queue distinction. et chacun d’eux conserue la responsabzhté excluswe de ses idées.) ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES III LA FEMME DE MONTSEREIGNE Depuis bien longtemps, je cherchais à retrouver une vieille chanson que je croyais bretonne, lorsqu’un de mes amis me la communiqua dernièrement; elle était en patois du Bas-Poitou et, selon moi, doit évi demment provenir de souvenirs ou d’enseignements druz’dz’ques, transmis oralement de bouche en bouche. Cette antique chanson est un véritable exposé dévo lution terrestre et cosmique. Les changements indi qués entre chaque couplet sont ceux qui ont lieu entre chaque grand cataclysme cosmique. Voici d’abord la version en patois: 1 In jou de Montsereigne, Fassis le haut dan tre’ Qui s’accote à la plaine, Car j’y fus roche mé. La corne du diable est chête en mon pener.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1202 L'INITIATION .___.i... ‘-M-_l‘A”-n—n....v n - -.-... - marche de la Nature; puis on lui enseignait les rela tions hiérarchiques et les correspondances de ces prin cipes; puis enfin, il était amené à concevoir leur fin, leur consommation. La clé numérale de cet ordre de sciences physiogoniques étaitle septénaire. L’enfant Jésus, par contre, ne connut pas d’autre éducatrice que sa mère, pas d’autre maître que la lu mière intérieure qu’il portait en lui; et si les rabbins ont voulu accréditer une légende selon laquelle il aurait confondu à douze ans les docteurs du Temple parce qu’il aurait surpris à l’insu du Grand-Prêtre la prononciation du Nom-de-Quatre—Lettres, cette lé— gende est contredite par la tradition rosicrucienne qui nous apprend que les années d’adolescence du Christ furent employées par lui à prêcher la Loi dans certaines régions infra-terrestres inconnues. Nous sommes au mariage du Bouddha; il répond à ce fait que la maîtrise de n’importe quel degré de l’ini tiation antique confère à son possesseur un privilège, un pouvoir. Celui qui fut donné au prince Siddartha s‘appelait Yasod-ha-ra, c’est—à-dire le pouvoir de dissocier les apparences des choses, une lumière de vie douée de la propriété de ramener les formes de cet univers à leur inanité, ou au vide primitif dont elles sont évo— luées. Ce pouvoir, il dut l’attacher à’ trois concur rents : Nanda, les entraînements du sang; Devadatta, le désir des objets externes, et Ardjouna, le principe individualiste, la volonté propre de l’homme. Le prince revêtu de cette faculté glorieuse alla habi ter le palais Vishràmvan : le plan où son initiation
2son [.12 smmirsnn :03 lui d0nnait droit de régence était ce lac de lumière active où se développent les pôles opposés des forces. Remarquons ici que ces épisodes de mariage sym bolique ne se trouvent pas dans la vie de Jésus; cette différence Peut être expliquée par l’étude des noms de ces deux initiateurs. Le premier, dont la racine B D. indique l’activité divisionnelle du principe pensant, est le type de l'homme dans sa fonction de maître des éléments. Le second, qui décrit, soit les convenances proportionnelles de la Vie abælue manifestée, soit l’involution de Dieu dans la matière, désigne claire— ment le principe vital de l’Univers tout entier. Il nous est impossible de donner une idée, même approximative, de tous les mystères contenus dans le nom de Jésus ; qu’il nous suffise de savoir que ce nom, toujours dans le point de vue de la gnose intellec tuelle où nous nous sommes placés, est aussi ancien que le monde, et qu’il a présidé aux destins‘des races disparues comme il préside à celui de la race blanche. Résumons en quelques mots ces hâtives explica tions. Dans l’Univers se trouvent notre planète, le plan astral zodiacal et le plan divin qui pénètre les deux autres. Tous les Sauveurs descendent de ce der nier; mais ils ne sont cependant pas tous aussi élevés les uns que les autres ; le Christ est leur chef à tous : quand il s’incarne sur une planète, il n’a nul besoin d’une initiation humaine, mais il la reçoit cependant et subit les douleurs communes parce qu’il a volon tairement dépouillé sa gloire. Les autres Sauveurs sont des hommes parfaits et réintégrés, qui abandonnent leur récompense par amour pour l’humanité; c’est ._—.m_.__ I
3204 L’INITIATION ainsi qu’ils réalisent la parfaite Imitation de Jésus Christ. Nous le répétons, tout en vénérant le Sauveur Boud dha, tout en rendant à la pureté de sa morale et à la force de son enseignement l’hommage qui leur est dû, il importe pour nous, Occidentaux, de ne pas renier notre propre Sauveur, de ne pas méconnaître, parce qu’il est encore plus au-dessus de nous, le principe divin qui préside à l’évolution de notre race, et de savoir discerner sous les paroles presque semblables des deux Lois, l’abîme spirituel qui les sépare et qui divise les routes de leurs fidèles respectifs. SÉDIR. tare ‘ PARTIE—PHILÔS’ÔPÈIQU’E’ u s lENTIFlQU (Cette partie est ouverte aux écrivains de toute éçqle, sans queue distinction. et chacun d’eux conserue la responsabzhté excluswe de ses idées.) ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES III LA FEMME DE MONTSEREIGNE Depuis bien longtemps, je cherchais à retrouver une vieille chanson que je croyais bretonne, lorsqu’un de mes amis me la communiqua dernièrement; elle était en patois du Bas-Poitou et, selon moi, doit évi demment provenir de souvenirs ou d’enseignements druz’dz’ques, transmis oralement de bouche en bouche. Cette antique chanson est un véritable exposé dévo lution terrestre et cosmique. Les changements indi qués entre chaque couplet sont ceux qui ont lieu entre chaque grand cataclysme cosmique. Voici d’abord la version en patois: 1 In jou de Montsereigne, Fassis le haut dan tre’ Qui s’accote à la plaine, Car j’y fus roche mé. La corne du diable est chête en mon pener.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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