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1SUR LE SYMBOLISME 199 ' devait être le Bouddha, les Évangiles se montrent très sobres de détails sur cette même période antérieure à la naissance de Notre-Seigneur Jésus; cela tient à une chose que je vais essayer d’expliquer. Et d’abord, il est de tradition parmi les initiés chrétiens et les Rose— Croix de pure filiation qu’un Invisible fut commis à la rédaction des Évangiles; de sorte que, _malgré les erreurs de la transmission orale, l’ignorance probable des scribes et des traducteurs, les commentaires faux des hérésiarques, si quelques inexactitudes se trouvent dans les récits évangéliques, nous pouvons être certains qu’aucune des paroles de la Loi n’a été changée. ’ La Loi tout entière n’est pas écrite dans l’Évangile; quoique les extraits qui nous en ont été donnés attei gnent une telle profondeur intellectuelle, une telle hauteur morale, que pas un homme évolué, actuelle ment vivant sur cette terre, ne peut les comprendre; c’est pourqu0i les Évangiles sont obscurs et que leur ténèbre ne peut être percée que par une simplicité d’esprit semblable à celle d’un petit enfant. Ces points de tradition établis, revenons à notre sujet. **U / Le prince Siddartha descendait de la race royale d’lkshwaukou, fondateur dela dynastie solaire établie primitivement à Oudh (Ayodhya); traitée par les clefs hiéroglyphiques du sanscrit, cette phrase signifie que tout Sauveur des hommes descend des régions célestes placées à la droite du Père, dans le rayonne ment des forces principiantes et positives; quand "ŒiW‘æ—Aw—w‘s- - 1,. mñ‘o‘s—We-W—v-«ew ww—vr»..«—‘.«M.tç ‘v* v
2200 L’INITIATION la vie absolue se manifeste, elle brûle au-dessus de l’Espace et du Temps jusqu’à ce qu’un ordre du Verbe lui fasse franchir la limite qui la précipitera dans le domaine de la matière universelle où elle se transforg mera_ en la force obtuse et irrésistible du Destin. Jésus est dit descendre de la race également royale de Jessé, de celle des régions de la droite du plan divin où la vie éternelle resplendit dans son essence la plus haute et brûle d’une flamme immobile ali mentée par l’ofl‘rande perpétuelle que les élus font d’eux—mêmes à l’Éternel. Le père terrestre Siddartha est Souddhodana, le fils, le produit, le fruit du principe caché par lequel la Nature naturante, ou mieux la Providence, retient les choses dans une cohésion sympathique; son effet vi sible est l’attraction universelle. La mère est Maïa, l’espace éthéré des Cieux, la matrice universelle. Ouvrons ici une parenthèse. Les légendes raContent que les quatre Régents de la Terre, avec leurs armées aux quatre couleurs, descendirent le jour de la nais sance de Çakya-Mouni pour porter son palanquin; d’autre part, l’âme du Saint savait avant son incar nation qu’elle serait le Bouddha, tandis, qu’à peine incarnée, elle l’oublie jusqu’au temps de son âge mûr. Ainsi, quand un Sauveur descend sur la terre, il est accompagné d’une armée de serviteurs invisibles ; et son âme boit réellement l’eau du Léthé; mais sa vigueur intellectuelle et morale lui font recouvrer la mémoire de son origine et de sa mission dans un laps de temps très court; pour cela, il lui faut cependant \ briser les liens du sang (le Bouddha renonce a sa
3SUR LE SYMBOLISME 20'I condition royale) et de la chair (il abandonne sa femme), repousser le sceptre offert par le Prince de ce monde (le Bouddha aurait pu gouverner la terre) et enfin connaître et vaincre toutes les tentations (l’é— preuve de Marâ sous l’arbre Bô). Les mêmes épre‘uves furent traversées par le Christ, ainsi que tout le monde sait. Le père terrestre du Christ fut Joseph, l’enroule ment de la lumière réfléchie, selon Saint-Yves. Le vieillard Siméon représente, de même que le vieillard’ Asita, la chaîne des anciens initiés; le premier est la connaissance des agents individuels invisibles; le second représente la connaissance des choses par leur base, leur racine obscure, leur embryologie oc culte. La ville natale de Bouddha, Kapilavastu, signifie l’université de la Science rationnelle; Bethléem est le plan invisible où les chosesterrestres ont leurs esprits individuels: là, l’initiation n’est plus spéculative, elle est tangible et vivante. _ La nourrice du Bouddha est Mahapradiapati; l’es— pace zodiacal son maître en exotérisme est Viswa mitra,symbole du passage de la seconde caste à la première, du guerrier (Kshattriya) au prêtre (brab mane). Enfin les trois demeures que le roi son père fait construire sont les trois premiers degrés de l’ini tiation brahmanique; les légendes disent que ces pa lais étaient construits pour la saison des semailles, pour l’été et pour l‘hiver ; ils s’appelaient respective ment Ramma, Souramma et Soubha; le néophyte commençait par explorer les premiers principes de la r-| —» L‘— —\ n., V,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1SUR LE SYMBOLISME 199 ' devait être le Bouddha, les Évangiles se montrent très sobres de détails sur cette même période antérieure à la naissance de Notre-Seigneur Jésus; cela tient à une chose que je vais essayer d’expliquer. Et d’abord, il est de tradition parmi les initiés chrétiens et les Rose— Croix de pure filiation qu’un Invisible fut commis à la rédaction des Évangiles; de sorte que, _malgré les erreurs de la transmission orale, l’ignorance probable des scribes et des traducteurs, les commentaires faux des hérésiarques, si quelques inexactitudes se trouvent dans les récits évangéliques, nous pouvons être certains qu’aucune des paroles de la Loi n’a été changée. ’ La Loi tout entière n’est pas écrite dans l’Évangile; quoique les extraits qui nous en ont été donnés attei gnent une telle profondeur intellectuelle, une telle hauteur morale, que pas un homme évolué, actuelle ment vivant sur cette terre, ne peut les comprendre; c’est pourqu0i les Évangiles sont obscurs et que leur ténèbre ne peut être percée que par une simplicité d’esprit semblable à celle d’un petit enfant. Ces points de tradition établis, revenons à notre sujet. **U / Le prince Siddartha descendait de la race royale d’lkshwaukou, fondateur dela dynastie solaire établie primitivement à Oudh (Ayodhya); traitée par les clefs hiéroglyphiques du sanscrit, cette phrase signifie que tout Sauveur des hommes descend des régions célestes placées à la droite du Père, dans le rayonne ment des forces principiantes et positives; quand "ŒiW‘æ—Aw—w‘s- - 1,. mñ‘o‘s—We-W—v-«ew ww—vr»..«—‘.«M.tç ‘v* v
2200 L’INITIATION la vie absolue se manifeste, elle brûle au-dessus de l’Espace et du Temps jusqu’à ce qu’un ordre du Verbe lui fasse franchir la limite qui la précipitera dans le domaine de la matière universelle où elle se transforg mera_ en la force obtuse et irrésistible du Destin. Jésus est dit descendre de la race également royale de Jessé, de celle des régions de la droite du plan divin où la vie éternelle resplendit dans son essence la plus haute et brûle d’une flamme immobile ali mentée par l’ofl‘rande perpétuelle que les élus font d’eux—mêmes à l’Éternel. Le père terrestre Siddartha est Souddhodana, le fils, le produit, le fruit du principe caché par lequel la Nature naturante, ou mieux la Providence, retient les choses dans une cohésion sympathique; son effet vi sible est l’attraction universelle. La mère est Maïa, l’espace éthéré des Cieux, la matrice universelle. Ouvrons ici une parenthèse. Les légendes raContent que les quatre Régents de la Terre, avec leurs armées aux quatre couleurs, descendirent le jour de la nais sance de Çakya-Mouni pour porter son palanquin; d’autre part, l’âme du Saint savait avant son incar nation qu’elle serait le Bouddha, tandis, qu’à peine incarnée, elle l’oublie jusqu’au temps de son âge mûr. Ainsi, quand un Sauveur descend sur la terre, il est accompagné d’une armée de serviteurs invisibles ; et son âme boit réellement l’eau du Léthé; mais sa vigueur intellectuelle et morale lui font recouvrer la mémoire de son origine et de sa mission dans un laps de temps très court; pour cela, il lui faut cependant \ briser les liens du sang (le Bouddha renonce a sa
3SUR LE SYMBOLISME 20'I condition royale) et de la chair (il abandonne sa femme), repousser le sceptre offert par le Prince de ce monde (le Bouddha aurait pu gouverner la terre) et enfin connaître et vaincre toutes les tentations (l’é— preuve de Marâ sous l’arbre Bô). Les mêmes épre‘uves furent traversées par le Christ, ainsi que tout le monde sait. Le père terrestre du Christ fut Joseph, l’enroule ment de la lumière réfléchie, selon Saint-Yves. Le vieillard Siméon représente, de même que le vieillard’ Asita, la chaîne des anciens initiés; le premier est la connaissance des agents individuels invisibles; le second représente la connaissance des choses par leur base, leur racine obscure, leur embryologie oc culte. La ville natale de Bouddha, Kapilavastu, signifie l’université de la Science rationnelle; Bethléem est le plan invisible où les chosesterrestres ont leurs esprits individuels: là, l’initiation n’est plus spéculative, elle est tangible et vivante. _ La nourrice du Bouddha est Mahapradiapati; l’es— pace zodiacal son maître en exotérisme est Viswa mitra,symbole du passage de la seconde caste à la première, du guerrier (Kshattriya) au prêtre (brab mane). Enfin les trois demeures que le roi son père fait construire sont les trois premiers degrés de l’ini tiation brahmanique; les légendes disent que ces pa lais étaient construits pour la saison des semailles, pour l’été et pour l‘hiver ; ils s’appelaient respective ment Ramma, Souramma et Soubha; le néophyte commençait par explorer les premiers principes de la r-| —» L‘— —\ n., V,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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