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1l’instruction intégrale 107 Nous aurons donc une Trinité suprême où l’Absolu s’apposera au Réel : L'Absolu (inconcevable, indicible, où se ras semblent l’être et le non-être, où sommeille la Poten tialité) ; 20 Le Réel, contingent, multiple, unifié seulement par la Trinité, qui est son type supérieur ; 3° Et, entre eux, VUnité même, prise dans sa plus haute abstraction, disparaissant, d’une part, par sa simplicité immense, dans le Nirvana de l’Absolu; dominant et pénétrant, d’autre part, la Trinité où elle se multipbe; passage de l’imaginaire au réel (1). Au-dessous de cette série suprême se développe le Monde réel Trinitaire, comme nous venons de le dire. C’est ici que se présente la Trinité primordiale du Réel par filiation immédiate de la précédente : i° Monde métaphysique qui se rattache à l’Unité par les Principes ; 2° Monde physique, concret, extrême contraire du précédent, assemblage d’une infinité-multiplicité en mouvement par aspiration vers l’Unité ; 3° Monde des lois ou développement des Principes pour harmoniser la multiplicité, pour effectuer le pas sage de la Puissance à l’Acte. Nous pouvons revenir maintenant au choix de notre Trinité fondamentale : Notre élève qui, par son âge et son ignorance, ne peut avoir de notion universelle, est incapable de la (1) En mathématique, 1 n'est-il pas le carré de V — 1 aussi bien que de *
2io8 l’initiation Trinité supérieure. Si même on veut lui présenter une Trinité quelconque sous son aspect vivant, comme on Fa fait dans d’autres temps, on ne réussira qu’à l’éblouir sans l’instruire. Tel n’est pas l’espoir de notre siècle qui n’entend pas que l’intelligence perde jamais pied. Il faudra donc présenter en premier lieu à notre élève les Trinités secondaires qui forment la chaîne des causes et des effets, et les plus palpables de ces Trinités ; il faudra, en outre, les lui montrer d’abord sous leur aspect inerte où le troisième terme apparaît comme le produit des deux autres. Mais nous aurons soin de leléver le plus tôt possible au-dessus de ce niveau grossier, d’abord par FAnalogie., qui lui par lera de bonne heure de l’Unité, ensuite en lui faisant reconnaître sous l’inertie première la vie de la Trinité pour l’amener à une conception évidente de progres sion vers l’Universel. De cette façon, notre enseignement sera non seule ment unitaire, il sera synthétisant aussi et spirituali sant ; il ira toujours s’approchant de l’Absolu à mesure qu’il se développera. Cependant, pour atteindre un pareil résultat, nous avons nous-mêmes à construire la série trinitaire qui doit constituer le canevas de notre programme : il est clair qu’à l’inverse de ce que nous demanderons à l’élève, c’est de haut en bas que nous devons procéder à cette édification, si nous voulons être assurés de continuer l’unité synthétique que nous poursuivons. C’est ce que nous allons faire à partir de notre Trinité primordiale, premier type de réalité : Monde
3l’instruction intégrale 109 métaphysique, - intelligible. - Monde physique, — et Monde * Deux mots encore, auparavant, sur une remarque toute pratique dont la suite montrera futilité : il s'agit de la représentation graphique de la Trinité et de ses aspects; elle fournit des artifices propres à éclaircir rapidement des questions souvent ardues. Voici les symboles de cette représentation : Les termes sont figurés : les deux opposés,.par les signes du positif et du négatif. —et —; le terme neutre,parle signe <=>Jo image du courant fermé qui rassemble les extrêmes en les croisant en un point central. On dispose ces signes en triangle pour en exprimer la Trinité, du moins quand cette Trinité est inerte. Ainsi la Trinité d’équilibre s’écrira : Celle de génération, à l’inverse : + _?— Mais la Trinité vivante trouve une représentation . plus appropriée dans la ligne droite, signe du mouve ment progressif. Et, comme ce mouvement doit s’exprimer en tous sens, on le trace par deux + droites en croix où les deux termes contraires s’opposent deux à deux, tandis que le troisième est au centre. Ce dernier symbole rassemble même, comme on peut le voir aisément, l’expression
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’instruction intégrale 107 Nous aurons donc une Trinité suprême où l’Absolu s’apposera au Réel : L'Absolu (inconcevable, indicible, où se ras semblent l’être et le non-être, où sommeille la Poten tialité) ; 20 Le Réel, contingent, multiple, unifié seulement par la Trinité, qui est son type supérieur ; 3° Et, entre eux, VUnité même, prise dans sa plus haute abstraction, disparaissant, d’une part, par sa simplicité immense, dans le Nirvana de l’Absolu; dominant et pénétrant, d’autre part, la Trinité où elle se multipbe; passage de l’imaginaire au réel (1). Au-dessous de cette série suprême se développe le Monde réel Trinitaire, comme nous venons de le dire. C’est ici que se présente la Trinité primordiale du Réel par filiation immédiate de la précédente : i° Monde métaphysique qui se rattache à l’Unité par les Principes ; 2° Monde physique, concret, extrême contraire du précédent, assemblage d’une infinité-multiplicité en mouvement par aspiration vers l’Unité ; 3° Monde des lois ou développement des Principes pour harmoniser la multiplicité, pour effectuer le pas sage de la Puissance à l’Acte. Nous pouvons revenir maintenant au choix de notre Trinité fondamentale : Notre élève qui, par son âge et son ignorance, ne peut avoir de notion universelle, est incapable de la (1) En mathématique, 1 n'est-il pas le carré de V — 1 aussi bien que de *
2io8 l’initiation Trinité supérieure. Si même on veut lui présenter une Trinité quelconque sous son aspect vivant, comme on Fa fait dans d’autres temps, on ne réussira qu’à l’éblouir sans l’instruire. Tel n’est pas l’espoir de notre siècle qui n’entend pas que l’intelligence perde jamais pied. Il faudra donc présenter en premier lieu à notre élève les Trinités secondaires qui forment la chaîne des causes et des effets, et les plus palpables de ces Trinités ; il faudra, en outre, les lui montrer d’abord sous leur aspect inerte où le troisième terme apparaît comme le produit des deux autres. Mais nous aurons soin de leléver le plus tôt possible au-dessus de ce niveau grossier, d’abord par FAnalogie., qui lui par lera de bonne heure de l’Unité, ensuite en lui faisant reconnaître sous l’inertie première la vie de la Trinité pour l’amener à une conception évidente de progres sion vers l’Universel. De cette façon, notre enseignement sera non seule ment unitaire, il sera synthétisant aussi et spirituali sant ; il ira toujours s’approchant de l’Absolu à mesure qu’il se développera. Cependant, pour atteindre un pareil résultat, nous avons nous-mêmes à construire la série trinitaire qui doit constituer le canevas de notre programme : il est clair qu’à l’inverse de ce que nous demanderons à l’élève, c’est de haut en bas que nous devons procéder à cette édification, si nous voulons être assurés de continuer l’unité synthétique que nous poursuivons. C’est ce que nous allons faire à partir de notre Trinité primordiale, premier type de réalité : Monde
3l’instruction intégrale 109 métaphysique, - intelligible. - Monde physique, — et Monde * Deux mots encore, auparavant, sur une remarque toute pratique dont la suite montrera futilité : il s'agit de la représentation graphique de la Trinité et de ses aspects; elle fournit des artifices propres à éclaircir rapidement des questions souvent ardues. Voici les symboles de cette représentation : Les termes sont figurés : les deux opposés,.par les signes du positif et du négatif. —et —; le terme neutre,parle signe <=>Jo image du courant fermé qui rassemble les extrêmes en les croisant en un point central. On dispose ces signes en triangle pour en exprimer la Trinité, du moins quand cette Trinité est inerte. Ainsi la Trinité d’équilibre s’écrira : Celle de génération, à l’inverse : + _?— Mais la Trinité vivante trouve une représentation . plus appropriée dans la ligne droite, signe du mouve ment progressif. Et, comme ce mouvement doit s’exprimer en tous sens, on le trace par deux + droites en croix où les deux termes contraires s’opposent deux à deux, tandis que le troisième est au centre. Ce dernier symbole rassemble même, comme on peut le voir aisément, l’expression
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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