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11 06 L’INITIATION tiques et de poudres aphrodisiaques (I). L’absorption cutanée de la drogue procure un profond sommeil, traversé de visions luxurieuses qui vont jusqu’à la folie, de sensations exaspérées qui simulent tous les contacts. Autant d’hallucinations provoquées sans doute par le toxique, mais pourtant proportionnelles à la dépra— vation mentale du patient. D’inconscientes autosug gestions déterminent la direction de ces rêves impurs. Il faut songer que, jusqu’au dernier siècle, la tra dition classique des rites du sabbat fixait assez dans l’imagination populaire les diverses phases de ces réunions orgiaques, pour que le cerveau du somnam bule les traduisit en un enchaînement d’images dont il reflétait la suite, à la façon d’une glace devant laquelle se déroulerait la scène entière. Dans le sommeil, toute idée précise évoque immé diatement la forme qui lui est adéquate en morpho logie analogique. C’est un fait connu. — Le mot Imagination, pitoya— blement travesti, détourné de son sens initial, semble (I) Les suppositoire: de jnsqniameiouaicnt un grand rôle : l’hyoscia mus niger. passant -—7 à tort ou à raison — pour cumuler toutes les verQtäîti’trîclâuâî‘bëgen’ fig:gîninterne, nous donnerons une formule dont nous sommes sur, d'un effet prompt ct véritablement miraculeux. Mais nous ne conseillerons à personne d’en faire l'essai. 26: (Lunâ decrescente) Suce: Œnanth: crocat . . . . . . . . . 3 grain. Extract: 0pii . . . . . . . . . . . . . l0 — Extract: Nucts Belhel . . . . . . . . . 5 —- F S A Extrac1: Pente nyll . . . . . . .'. . . 6 — ‘ ' ' Extract: Heila onæ . .’ Extract: Hyosctami l. sa — P. E. j [0 -— ‘xtract: Conii macu au . Extract: Cannabis... . . . . . . . . . 25 Pour 500 P"“"” Extract: Caflîllfl!‘id . . . . . . . . . . b — Saccaarum pulveratum . . . . . . . . Q. V. »:gH
2LES MYSTÈRES DE LA SOLITUDE 107 avoir été créé par un adepte. L’imagination, c’est le miroir où viennent s’imaginer, se réfléchir les images flottantes dans la lumière astrale. L’intuition est l’art de contempler (intuerz) — à travers ces images évo quées dans le diaphane — les vérités d’ordre intelli gible dont elles sont expressives. Mais, indépendamment de ces phénomènes subjec tifs, il en est qui présentent parfois une certaine objectivité : tels les faits de bilocation, dont nous avons signalé quelques-uns. Ceux qui ont lu notre Seuil du Mystère n’ignorent pas la grande théorie de la Lumière astrale; d’ailleurs le chapitre I de ce livre Il donne une suite à ces révé lations et les complète. Sans revenir sur les généralités qui se trouvent partout, rappelons aux curieux que le Médiateur plastique de l’homme, ou Corps astral, — ce substratum éthéré du corps physique, en un mot le Périsprit des docteurs du Spiritisme, — peut être projeté méthodiquement au dehors: il n’y faut qu’une volonté ferme et beaucoup d’entraînement. A l’état normal, ce corps fluidique est invisible; mais il peut, en s’objectivant, se compacter dans une mesure plus ou moins accessible aux sens: soit qu’il obéisse à la toute-puissante volonté de l’adepte,ou qu’il se trouve dans certaines conditions peu fréquentes, que déterminent les variations de l’atmosphère hyper— physique dont notre planète est environnée. Il devient visible alors, et présente même une résis— tance incroyable au toucher. La compaction offre parfois l’apparence parfaite, de stabilité et de cohésion qui est le propre du corps matériel: tous les sens de
3I 08' L’INITIATION .11 l’observateur sont correctement impressionnés... Et qu’on ne fasse pas intervenir cette fameuse théorie de l’hallucination collective et concomitante de tous les spectateurs présents. C’est une hypothèse rece vable, je l’admets, en présence de certaines produc— tions fluidiques de nos médiums, quand telle per— sonne distingue une forme précise, que telle autre voit une petite nuée grise ou blanchâtre, cette dernière absolument rien. -— Mais en regard des faits que je vais décrire, une pareille explication ne mérite qu’un succès de fou rire. Voulez-vous que nous prenions l’exemple de Katy King ? Nul n’est sans avoir ouï narrer l’apparition de ce fantôme, sa matérialisation positive, obtenue plu sieurs fois la semaine, des années durant, non pas sur un théâtre par un médium, mais dans un labo ratoire de chimie et par l’un des plus illustres savants que revendique I’Europe intellectuelle du XIX° siècle, sir William Crookes? Les universitaires en masse ont vilipendé ce génie; d’aucuns même ont insinué qu’il était le compère de la fillette qui servait de mé dium. Les faits scientifiquement enregistrés et classés par M. Crookes, dans l’ouvrage qu’il a mis récemment au jour: la Force psychique (Paris, Leymarie, I886, in-r2), fracassent à tel point toutes les catégories mentales de nos pauvres pédants du positivisme, et bouleversent si bien de fond en comble toutes leurs méthodes dites scientifiques, en trahissantà la fois l’insuffisance de leurs procédés d’enquête et le mal fondé de leurs critères, que tous les collègues de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11 06 L’INITIATION tiques et de poudres aphrodisiaques (I). L’absorption cutanée de la drogue procure un profond sommeil, traversé de visions luxurieuses qui vont jusqu’à la folie, de sensations exaspérées qui simulent tous les contacts. Autant d’hallucinations provoquées sans doute par le toxique, mais pourtant proportionnelles à la dépra— vation mentale du patient. D’inconscientes autosug gestions déterminent la direction de ces rêves impurs. Il faut songer que, jusqu’au dernier siècle, la tra dition classique des rites du sabbat fixait assez dans l’imagination populaire les diverses phases de ces réunions orgiaques, pour que le cerveau du somnam bule les traduisit en un enchaînement d’images dont il reflétait la suite, à la façon d’une glace devant laquelle se déroulerait la scène entière. Dans le sommeil, toute idée précise évoque immé diatement la forme qui lui est adéquate en morpho logie analogique. C’est un fait connu. — Le mot Imagination, pitoya— blement travesti, détourné de son sens initial, semble (I) Les suppositoire: de jnsqniameiouaicnt un grand rôle : l’hyoscia mus niger. passant -—7 à tort ou à raison — pour cumuler toutes les verQtäîti’trîclâuâî‘bëgen’ fig:gîninterne, nous donnerons une formule dont nous sommes sur, d'un effet prompt ct véritablement miraculeux. Mais nous ne conseillerons à personne d’en faire l'essai. 26: (Lunâ decrescente) Suce: Œnanth: crocat . . . . . . . . . 3 grain. Extract: 0pii . . . . . . . . . . . . . l0 — Extract: Nucts Belhel . . . . . . . . . 5 —- F S A Extrac1: Pente nyll . . . . . . .'. . . 6 — ‘ ' ' Extract: Heila onæ . .’ Extract: Hyosctami l. sa — P. E. j [0 -— ‘xtract: Conii macu au . Extract: Cannabis... . . . . . . . . . 25 Pour 500 P"“"” Extract: Caflîllfl!‘id . . . . . . . . . . b — Saccaarum pulveratum . . . . . . . . Q. V. »:gH
2LES MYSTÈRES DE LA SOLITUDE 107 avoir été créé par un adepte. L’imagination, c’est le miroir où viennent s’imaginer, se réfléchir les images flottantes dans la lumière astrale. L’intuition est l’art de contempler (intuerz) — à travers ces images évo quées dans le diaphane — les vérités d’ordre intelli gible dont elles sont expressives. Mais, indépendamment de ces phénomènes subjec tifs, il en est qui présentent parfois une certaine objectivité : tels les faits de bilocation, dont nous avons signalé quelques-uns. Ceux qui ont lu notre Seuil du Mystère n’ignorent pas la grande théorie de la Lumière astrale; d’ailleurs le chapitre I de ce livre Il donne une suite à ces révé lations et les complète. Sans revenir sur les généralités qui se trouvent partout, rappelons aux curieux que le Médiateur plastique de l’homme, ou Corps astral, — ce substratum éthéré du corps physique, en un mot le Périsprit des docteurs du Spiritisme, — peut être projeté méthodiquement au dehors: il n’y faut qu’une volonté ferme et beaucoup d’entraînement. A l’état normal, ce corps fluidique est invisible; mais il peut, en s’objectivant, se compacter dans une mesure plus ou moins accessible aux sens: soit qu’il obéisse à la toute-puissante volonté de l’adepte,ou qu’il se trouve dans certaines conditions peu fréquentes, que déterminent les variations de l’atmosphère hyper— physique dont notre planète est environnée. Il devient visible alors, et présente même une résis— tance incroyable au toucher. La compaction offre parfois l’apparence parfaite, de stabilité et de cohésion qui est le propre du corps matériel: tous les sens de
3I 08' L’INITIATION .11 l’observateur sont correctement impressionnés... Et qu’on ne fasse pas intervenir cette fameuse théorie de l’hallucination collective et concomitante de tous les spectateurs présents. C’est une hypothèse rece vable, je l’admets, en présence de certaines produc— tions fluidiques de nos médiums, quand telle per— sonne distingue une forme précise, que telle autre voit une petite nuée grise ou blanchâtre, cette dernière absolument rien. -— Mais en regard des faits que je vais décrire, une pareille explication ne mérite qu’un succès de fou rire. Voulez-vous que nous prenions l’exemple de Katy King ? Nul n’est sans avoir ouï narrer l’apparition de ce fantôme, sa matérialisation positive, obtenue plu sieurs fois la semaine, des années durant, non pas sur un théâtre par un médium, mais dans un labo ratoire de chimie et par l’un des plus illustres savants que revendique I’Europe intellectuelle du XIX° siècle, sir William Crookes? Les universitaires en masse ont vilipendé ce génie; d’aucuns même ont insinué qu’il était le compère de la fillette qui servait de mé dium. Les faits scientifiquement enregistrés et classés par M. Crookes, dans l’ouvrage qu’il a mis récemment au jour: la Force psychique (Paris, Leymarie, I886, in-r2), fracassent à tel point toutes les catégories mentales de nos pauvres pédants du positivisme, et bouleversent si bien de fond en comble toutes leurs méthodes dites scientifiques, en trahissantà la fois l’insuffisance de leurs procédés d’enquête et le mal fondé de leurs critères, que tous les collègues de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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