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110 L’INITIATION mouvements de minime importance. Parmi eux, nous devons citer la Section esote’rz‘que de la Société Théo sophique complètement indépendante de la Société elle—même et fondée tout récemment avec M"'° H.-P. Blavatsky comme présidente. D‘après les serments et les statuts publiés dans le Lucifer les membres s’en gagent à obéir passivement aux ordres de la direction. En échange ils doivent recevoir un enseignement théosophique et des réponses aux questions qu’ils pourront poser. Le défaut capital de ces sortes de sociétés c’est l’accaparement du libre arbitre des membres. L’ésotérisme élémentaire enseigne cepen— dant que la liberté humaine est inviolable et que per sonne, surtout un initié, n’a le droit d’y porter atteinte. Du reste, le succès de cette tentative n’a pas été extraordinaire, surtout en France où l’on aime sa liberté. La portée pratique de cette société ne peut résulter que d’actions secrètes sentant de bien près les procé— dés de l’ennemi de la Société Théosophique et de la Franc-Maçonnerie. Espérons toutefois pour l’hon neur de la Théosophie que cela ne se produira . jamais et que cette Société ne constituera pas une petite chapelle élevée à côté de la grande fraternité Théosophique. THE ESOTERIC The Esoteric de Boston est aussi un rejeton de la Société d’Adyar. Une revue fort bien faite: The Esoteric et_ de nom breuses publications théosophiques signalent cette
2SOCIÉTÉS D’INITIATION 1 I Société surtout commerciale. Nous n’en parlerons pas autrement. H. B. OF L. Cette formule mystérieuse résume le nom d’une des Sociétés occultes les plus fermées qui soient. Nous avons eu la plus grande peine à nous procurer des renseignements à son sujet. D’un côté nous avons entendu des attaques d’une violence extrême contre elle, de l’autre des sous-entendus pleins d’enthou siasme. Comme on n’attaque jamais ce qui n’en vaut pas la peine, nous avons mené notre enquête avec la plus grande impartialité possible. Voici textuelle ment les renseignements qui nous ont été fournis par un des membres les plus autorisés de cette Société: Se prétendant cercle extérieur nouvellement ouvert d’un centre fort ancien d’initiation, I’H. B. ofL. se propose de développer la théorie occulte sous le point de vue de l’intellectualité et des traditions propres à I’Occident et à enseigner une pratique qui, contrai rement à ce qui en a été affirmé par ceux qui ne la connaissent pas, est affranchie de tout élément infé rieur, ne tendant qu’au développement des facultés spirituelles. Pour arriver à son but elle fait travailler les associés en leur fournissant des instructions ma nuscrites et les aidant dans leurs études et leurs exer— cices, chacun personnellement. Il est complètement faux que ces instructions soient jamais payées si nom— breuses ou si abondantes qu’elles soient. Il n’y a d’au tres frais qu’un droit d’entrée d’environ 30 fr. et une cotisation annuelle de15 fr.'_‘comme dans toute Société.
3I 2 L’INITIATION L’origine de la légende des manuscrits payés vient d’un membre du cercle le plus extérieur qui, trahis sant son serment, se mit à vendre à qui voulait l’acheter le premier manuscrit qu’il avait reçu. Ce manuscrit est, paraît—i1, incompréhensible sans un autre et ne peut que dérouter la curiosité des pro fanes. Telle est la source de ces histoires de manus crits vendus à prix d’argent pour l’initiation, dont le Lucz‘fer s’est fait l’écho. D’après des renseignements que nous avons raison de croire exacts cette Société aurait des membres nombreux répartis en Egypte, dans l’Inde, en Écosse, en France et en Amérique. L’entrée y est très difficile et soumise sans appel aux tendances occultes du postulant, déterminées par l’examen ésotérique de ses aptitudes. En résumé, il est difficile de nous prononcer sur cette Société, vu l’obscurité dont elle s’entoure. Si jamais nous avons des éclaircissements complémen taires qui puissent être utiles au public nous les donnerons. LES MARTINISTES Sous les initiales de S.'. 1.-. se cache un groupe ini tiatique tort curieux, que nous avons toutes les raisons de croire d’origine martiniste. La base de l’organisation de ce groupe, c’est la liberté absolue laissée à chacun des membres. Le développement est essentiellement individuel et se fait en trois degrés. Les attaches maçonniques de cette société sont du reste nombreuses.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
110 L’INITIATION mouvements de minime importance. Parmi eux, nous devons citer la Section esote’rz‘que de la Société Théo sophique complètement indépendante de la Société elle—même et fondée tout récemment avec M"'° H.-P. Blavatsky comme présidente. D‘après les serments et les statuts publiés dans le Lucifer les membres s’en gagent à obéir passivement aux ordres de la direction. En échange ils doivent recevoir un enseignement théosophique et des réponses aux questions qu’ils pourront poser. Le défaut capital de ces sortes de sociétés c’est l’accaparement du libre arbitre des membres. L’ésotérisme élémentaire enseigne cepen— dant que la liberté humaine est inviolable et que per sonne, surtout un initié, n’a le droit d’y porter atteinte. Du reste, le succès de cette tentative n’a pas été extraordinaire, surtout en France où l’on aime sa liberté. La portée pratique de cette société ne peut résulter que d’actions secrètes sentant de bien près les procé— dés de l’ennemi de la Société Théosophique et de la Franc-Maçonnerie. Espérons toutefois pour l’hon neur de la Théosophie que cela ne se produira . jamais et que cette Société ne constituera pas une petite chapelle élevée à côté de la grande fraternité Théosophique. THE ESOTERIC The Esoteric de Boston est aussi un rejeton de la Société d’Adyar. Une revue fort bien faite: The Esoteric et_ de nom breuses publications théosophiques signalent cette
2SOCIÉTÉS D’INITIATION 1 I Société surtout commerciale. Nous n’en parlerons pas autrement. H. B. OF L. Cette formule mystérieuse résume le nom d’une des Sociétés occultes les plus fermées qui soient. Nous avons eu la plus grande peine à nous procurer des renseignements à son sujet. D’un côté nous avons entendu des attaques d’une violence extrême contre elle, de l’autre des sous-entendus pleins d’enthou siasme. Comme on n’attaque jamais ce qui n’en vaut pas la peine, nous avons mené notre enquête avec la plus grande impartialité possible. Voici textuelle ment les renseignements qui nous ont été fournis par un des membres les plus autorisés de cette Société: Se prétendant cercle extérieur nouvellement ouvert d’un centre fort ancien d’initiation, I’H. B. ofL. se propose de développer la théorie occulte sous le point de vue de l’intellectualité et des traditions propres à I’Occident et à enseigner une pratique qui, contrai rement à ce qui en a été affirmé par ceux qui ne la connaissent pas, est affranchie de tout élément infé rieur, ne tendant qu’au développement des facultés spirituelles. Pour arriver à son but elle fait travailler les associés en leur fournissant des instructions ma nuscrites et les aidant dans leurs études et leurs exer— cices, chacun personnellement. Il est complètement faux que ces instructions soient jamais payées si nom— breuses ou si abondantes qu’elles soient. Il n’y a d’au tres frais qu’un droit d’entrée d’environ 30 fr. et une cotisation annuelle de15 fr.'_‘comme dans toute Société.
3I 2 L’INITIATION L’origine de la légende des manuscrits payés vient d’un membre du cercle le plus extérieur qui, trahis sant son serment, se mit à vendre à qui voulait l’acheter le premier manuscrit qu’il avait reçu. Ce manuscrit est, paraît—i1, incompréhensible sans un autre et ne peut que dérouter la curiosité des pro fanes. Telle est la source de ces histoires de manus crits vendus à prix d’argent pour l’initiation, dont le Lucz‘fer s’est fait l’écho. D’après des renseignements que nous avons raison de croire exacts cette Société aurait des membres nombreux répartis en Egypte, dans l’Inde, en Écosse, en France et en Amérique. L’entrée y est très difficile et soumise sans appel aux tendances occultes du postulant, déterminées par l’examen ésotérique de ses aptitudes. En résumé, il est difficile de nous prononcer sur cette Société, vu l’obscurité dont elle s’entoure. Si jamais nous avons des éclaircissements complémen taires qui puissent être utiles au public nous les donnerons. LES MARTINISTES Sous les initiales de S.'. 1.-. se cache un groupe ini tiatique tort curieux, que nous avons toutes les raisons de croire d’origine martiniste. La base de l’organisation de ce groupe, c’est la liberté absolue laissée à chacun des membres. Le développement est essentiellement individuel et se fait en trois degrés. Les attaches maçonniques de cette société sont du reste nombreuses.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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