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1SOCIÉTÉS D’INITIATION 7 aujourd’hui cent soixante-treize branches ainsi répar ties : Inde et Ceylan . . . . . . 129 branches Angleterre . . . 4 — Irlande 1 — Écosse. 2 —-— EUROPE: I3. < Fran?e' ' ' ' ' 2 _ Russœ. I -— Corfou. . I -— Hollande. 1 —— \ Autriche . I —-— Amérique . . . . . . . . 25 — Afrique . . . . . . . . . I — Australie . . . . . . . . 2 — Inde occidentale . . . . . . 2 —— Japon . . . . . . . . . I — Îbranches Chaque branche de la Société Théosophique équi— vaut à une loge franc—maçonnique. Les branches jouis— sent de la plus grande autonomie possible, elles s’admi nistrent elles-mémés, fixent leurs cotisations et élisent leurs officiers. Elles sont toutes rattachées à un centre commun qui està Adyar—Madras, dans l’Inde. On peut évaluer très approximativement le nombre des membres de la Société Théosophique à cent mille. Il y a plusieurs catégories de ces membres dans la société, ilya les membres des branches qui ne sont pas toujours membres de la Société mère, et il y a les membres de la Société Théosophique mère pourvus d’un diplôme spécial. Le droit d’entrée dans la Société Théosophique, primitivement fixé à 25 francs,
28 L’INITIATION m‘en! d’être aboli par le dernier conseil général ainsi que les cotisations annuelles de la Société mère. Féli citons le conseil de cette mesure qui ne peut qu’aider à la diffusion de la Théosophie. L’enseignement donné aux membres a le grave défaut de n’être pas méthodique et gradué. On recom mande des livres pour la plupart en Anglais et l’ini ‘ tiation se fait un peu à la diable quoiqueles doctrines enseignées soient vraiment intéressantes et dignes de la plus haute attention. C’est grâce à la Société Théo sophique que la science ésotérique conservée dans l’Inde, commence à nous être dévoilée peu à peu et à éclaircir d’un jour tout nouveau les traditions occiden tales qu’elle confirme sur presque tous les points. L’initiation des membres dépend beaucoup de l’ac— tivité des branches locales et nous devons mentionner à ce propos les branches de Paris qui se sont toujours montrées parmi les plus actives de la Société Théoso phique. L’Isz's dans les deux années qu’ellea vécu a produit de nombreux travaux, la Société Théoso phz'que Hermês qui a succédé à cette branche est en pleine prospérité et s’occupe fort activement de l’ini tiation progressive de ses membres. Une nouvelle revue exclusivement théosophique: la ReyueT/1e’osœ _phz‘que vient d’être fondée sous la direction de la comtesse d’Adhemar et ne peut que servir fort effica cement ce mouvement. Outre cette revue la, France compte encore l’Aurore ‘ par M“" la duchesse de Pomar, dans le même ordre d’idées. A 1’Etranger, le Lucz_'fer dirigé par M" Bla vatsky à Londres, le Sphinx dirigé par Hubbe Schlei
3SOCIÉTÉS D’INITIATION 9 den à Leipsig, le Pat/1 dirigé par K. Judge à New York défendent et propagent la Théosophie. Mais la revue la plus intéressante sans contredit c’est celle publiée au siège central : The Theosophz‘st dirigé par H. Olcott àAdyar—Madras pleine de documents orien taux fort importants. Comme on le voit par ces faits le mouvement théo— sophique est en pleine prospérité et, à moins d’un cataclysme, promet de durer encore longtemps. On pourrait reprocher à la Société ThéOsophique son manque de cohésion dans les rapports qui exis— tent entre les branches et la Société mère. L’avenir de la Société dépend du centre indou; c’est d’Adyar que doit partir la direction sous peine de voir perdre à jamais le'caractère vraiment original de la Théoso— phie, l’Orientalisme et ses enseignements. Les ennemis de la Société Théosophique sont les mêmes que ceux de la Franc-Maçonnerie; les cléricaux et surtout les R. P. Jésuites. Les revues de ces derniers ful— minent contre le mouvement, et tous les moyens ont été mis en œuvre pour l’arrêter; mais inutilement. Ainsi la Société Théosophique nous apparaît comme une véritable franc-maçonnerie orientale et nous conseillons vivement aux francs—maçons éclai rés d’étudier très sérieusement l’alliance des deux mouvements. Ce serait un pas immense fait pour la paix universelle et la destruction de tous les césa rismes cléricaux passés, présents et futurs. SECTION ESOTÉRIQUE DE LA SOCIÉTÉ THÉOSOPHIQUE A la Société Théosophique 'se‘rattachent quelques
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1SOCIÉTÉS D’INITIATION 7 aujourd’hui cent soixante-treize branches ainsi répar ties : Inde et Ceylan . . . . . . 129 branches Angleterre . . . 4 — Irlande 1 — Écosse. 2 —-— EUROPE: I3. < Fran?e' ' ' ' ' 2 _ Russœ. I -— Corfou. . I -— Hollande. 1 —— \ Autriche . I —-— Amérique . . . . . . . . 25 — Afrique . . . . . . . . . I — Australie . . . . . . . . 2 — Inde occidentale . . . . . . 2 —— Japon . . . . . . . . . I — Îbranches Chaque branche de la Société Théosophique équi— vaut à une loge franc—maçonnique. Les branches jouis— sent de la plus grande autonomie possible, elles s’admi nistrent elles-mémés, fixent leurs cotisations et élisent leurs officiers. Elles sont toutes rattachées à un centre commun qui està Adyar—Madras, dans l’Inde. On peut évaluer très approximativement le nombre des membres de la Société Théosophique à cent mille. Il y a plusieurs catégories de ces membres dans la société, ilya les membres des branches qui ne sont pas toujours membres de la Société mère, et il y a les membres de la Société Théosophique mère pourvus d’un diplôme spécial. Le droit d’entrée dans la Société Théosophique, primitivement fixé à 25 francs,
28 L’INITIATION m‘en! d’être aboli par le dernier conseil général ainsi que les cotisations annuelles de la Société mère. Féli citons le conseil de cette mesure qui ne peut qu’aider à la diffusion de la Théosophie. L’enseignement donné aux membres a le grave défaut de n’être pas méthodique et gradué. On recom mande des livres pour la plupart en Anglais et l’ini ‘ tiation se fait un peu à la diable quoiqueles doctrines enseignées soient vraiment intéressantes et dignes de la plus haute attention. C’est grâce à la Société Théo sophique que la science ésotérique conservée dans l’Inde, commence à nous être dévoilée peu à peu et à éclaircir d’un jour tout nouveau les traditions occiden tales qu’elle confirme sur presque tous les points. L’initiation des membres dépend beaucoup de l’ac— tivité des branches locales et nous devons mentionner à ce propos les branches de Paris qui se sont toujours montrées parmi les plus actives de la Société Théoso phique. L’Isz's dans les deux années qu’ellea vécu a produit de nombreux travaux, la Société Théoso phz'que Hermês qui a succédé à cette branche est en pleine prospérité et s’occupe fort activement de l’ini tiation progressive de ses membres. Une nouvelle revue exclusivement théosophique: la ReyueT/1e’osœ _phz‘que vient d’être fondée sous la direction de la comtesse d’Adhemar et ne peut que servir fort effica cement ce mouvement. Outre cette revue la, France compte encore l’Aurore ‘ par M“" la duchesse de Pomar, dans le même ordre d’idées. A 1’Etranger, le Lucz_'fer dirigé par M" Bla vatsky à Londres, le Sphinx dirigé par Hubbe Schlei
3SOCIÉTÉS D’INITIATION 9 den à Leipsig, le Pat/1 dirigé par K. Judge à New York défendent et propagent la Théosophie. Mais la revue la plus intéressante sans contredit c’est celle publiée au siège central : The Theosophz‘st dirigé par H. Olcott àAdyar—Madras pleine de documents orien taux fort importants. Comme on le voit par ces faits le mouvement théo— sophique est en pleine prospérité et, à moins d’un cataclysme, promet de durer encore longtemps. On pourrait reprocher à la Société ThéOsophique son manque de cohésion dans les rapports qui exis— tent entre les branches et la Société mère. L’avenir de la Société dépend du centre indou; c’est d’Adyar que doit partir la direction sous peine de voir perdre à jamais le'caractère vraiment original de la Théoso— phie, l’Orientalisme et ses enseignements. Les ennemis de la Société Théosophique sont les mêmes que ceux de la Franc-Maçonnerie; les cléricaux et surtout les R. P. Jésuites. Les revues de ces derniers ful— minent contre le mouvement, et tous les moyens ont été mis en œuvre pour l’arrêter; mais inutilement. Ainsi la Société Théosophique nous apparaît comme une véritable franc-maçonnerie orientale et nous conseillons vivement aux francs—maçons éclai rés d’étudier très sérieusement l’alliance des deux mouvements. Ce serait un pas immense fait pour la paix universelle et la destruction de tous les césa rismes cléricaux passés, présents et futurs. SECTION ESOTÉRIQUE DE LA SOCIÉTÉ THÉOSOPHIQUE A la Société Théosophique 'se‘rattachent quelques
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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