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1i?§::: _ _ _ =.~ þÿ - . _ - . . = : w : < : » 1 : . = _ - - - ILA mv1NA'r1oN 205 tance, renoncera à l'idéal du bonheur futur de l'espèce, dernier refuge de l'illusion, et ne s'occupera de nos petits neveux que pour leur épargner la contrariété d'être, en écrivant le plus tôt possible sur la dernière page de l'hi-stoire du monde : - Requiescat in pace! Euoàmz Nus. il äiviiiiricm I. -- La divination est-elle possible ? Les hommes. ou du moins quelques-uns d'entre eux, jouissent-ils, dans une mesure plus ou moins étendue, de la faculté de connaître l'avenir P Cette question seule va faire hausser les épaules aux esprits forts et même à beaucoup d'esprits faibles, et, sans aucun doute, ils vont jeter de côté cette étude en souriant de pitié pour la naïveté ou la duplicité de Pauteur et de tous ceux qui, comme lui, . s"amusent à examiner des questions si futiles, si anti scientifiques. On a tant répété, ren effet, que l'inventeur de la divination fut ,<< le premier fripon qui rencontra un imbécile » (Voltaire), qu'il est difficile, tout en ne croyant pas aux oracles, de ne pas ajouter foi .à celuici, et qu"il faut une certaine dose de courage oude niaiserie pour remettre þÿ s u r : l e tapis une question si formellement tranchée. V Cependant, lorsqu'on voit que les plus savants
2206 ijiumxnon hommes et les plus grands génies de l'antiquité ont cru à la divination, on se demande s'il est admissible qu'ils aient tous été des fripons ou des dupes, et le moins que l'on puisse faire., c'est de suspendre son jugement jusqu'à plus ample informé. ` Si l'on observe ensuite qu'un grand nombre d'auteurs ont écrit pour et contre cet art, que la question a été débattue au grand jour, avec faits et raisons à l'appui, et avec autant de passion et non moins de talent qu'on discute aujourd"hui, par exemple, sur le libre échange et la protection, au point qu'Eusèbe (Prépar. þÿ é : : a n g . ) , estimeà plus de six cents le nombre des auteurs payens qui ont écrit contre les oracles, ce qui implique qu'il y en a eu un nombre au moins égal qui ont écrit pour, on incline beaucoupà croire que la question vaut la peine d'être prise au sérieux et d'être soumise à un nouvel examen. Et lorsqu'en présence d'autorités si imposantes, on entend un auteur moderne s'écrier: « On reste confondu en voyant les plus beaux génies de ces époques donner tête baissée dans ces folles superstitions. Hérodote, Pythagore, Pausanias, Virgile, Tacite, Pline le Jeune témoignent, en mainte occasion, de leur respect pour les oracles et les augures. » (DEBAY, Histoife des sciences occultes, p. 8x.) _ N'est-on pas en droit de se demander s"il n'y a pas plus lieu d'ètre confondu en voyant la présomption de ceux qui nient absolument des faits qu"ils.n'ont point vus et qui tranchent si cavalièrement une question qui a passionné tant de bons esprits bien mieux
3_. -- þÿ . _ : .¢ - ....r-....--...--:f-'.:nz::*--r LA DIVINATION 207 placés que nous pour savoir où étaient les fripons et les imbéciles î' * Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas la prétention de convaincre deusi doctes personnages de la réalité de la divination; mais comme il est encore permis de n'être pas de leur avis, sans risquer le fagot, nous allons essayer, pour ceux qui désirent savoir à quoi s'en tenir sur ce sujet, d'exposer sommairement les principaux éléments de cet art. Croira qui voudra; notre enseignement n'est point obligatoire; nous ne forçons personne à Paccepter, et nous ne demandons pas à l'État de lever de nou~ veaux impôts pour nous faciliter les moyens de le propager soi-disant gratuitement. Cette étude s'adresse donc à ceux qui veulent voir avant de croire, mais qui consentent à croire après qu'ils ont vu ; à ceux qui ne prennent pas leur esprit pour la mesure de ce qui est, et leurs connaissances pour la limite du connaissable; à ceux, þÿ e nû n , qui -considèrent comme possible, -- et par conséquent comme digne d'examen., comme devant faire l'objet du doute et non de la négation, - tout ce dont l'impossibilité n'est pas physiquement ou mathématiquement démontrée. Il. - Commençons par bien poser la question. _ *On confond assez généralement la divination avec la prévision, l'art de deviner avec l'art de conjecturer. Eliphas Lévi même, l'un des rares penseurs modernes qui ont osé prendre la défense de la þÿ d i v i : nation, n'a pas évité ce défaut. t « La divination, dit-il, n*est que la connaissance
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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2206 ijiumxnon hommes et les plus grands génies de l'antiquité ont cru à la divination, on se demande s'il est admissible qu'ils aient tous été des fripons ou des dupes, et le moins que l'on puisse faire., c'est de suspendre son jugement jusqu'à plus ample informé. ` Si l'on observe ensuite qu'un grand nombre d'auteurs ont écrit pour et contre cet art, que la question a été débattue au grand jour, avec faits et raisons à l'appui, et avec autant de passion et non moins de talent qu'on discute aujourd"hui, par exemple, sur le libre échange et la protection, au point qu'Eusèbe (Prépar. þÿ é : : a n g . ) , estimeà plus de six cents le nombre des auteurs payens qui ont écrit contre les oracles, ce qui implique qu'il y en a eu un nombre au moins égal qui ont écrit pour, on incline beaucoupà croire que la question vaut la peine d'être prise au sérieux et d'être soumise à un nouvel examen. Et lorsqu'en présence d'autorités si imposantes, on entend un auteur moderne s'écrier: « On reste confondu en voyant les plus beaux génies de ces époques donner tête baissée dans ces folles superstitions. Hérodote, Pythagore, Pausanias, Virgile, Tacite, Pline le Jeune témoignent, en mainte occasion, de leur respect pour les oracles et les augures. » (DEBAY, Histoife des sciences occultes, p. 8x.) _ N'est-on pas en droit de se demander s"il n'y a pas plus lieu d'ètre confondu en voyant la présomption de ceux qui nient absolument des faits qu"ils.n'ont point vus et qui tranchent si cavalièrement une question qui a passionné tant de bons esprits bien mieux
3_. -- þÿ . _ : .¢ - ....r-....--...--:f-'.:nz::*--r LA DIVINATION 207 placés que nous pour savoir où étaient les fripons et les imbéciles î' * Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas la prétention de convaincre deusi doctes personnages de la réalité de la divination; mais comme il est encore permis de n'être pas de leur avis, sans risquer le fagot, nous allons essayer, pour ceux qui désirent savoir à quoi s'en tenir sur ce sujet, d'exposer sommairement les principaux éléments de cet art. Croira qui voudra; notre enseignement n'est point obligatoire; nous ne forçons personne à Paccepter, et nous ne demandons pas à l'État de lever de nou~ veaux impôts pour nous faciliter les moyens de le propager soi-disant gratuitement. Cette étude s'adresse donc à ceux qui veulent voir avant de croire, mais qui consentent à croire après qu'ils ont vu ; à ceux qui ne prennent pas leur esprit pour la mesure de ce qui est, et leurs connaissances pour la limite du connaissable; à ceux, þÿ e nû n , qui -considèrent comme possible, -- et par conséquent comme digne d'examen., comme devant faire l'objet du doute et non de la négation, - tout ce dont l'impossibilité n'est pas physiquement ou mathématiquement démontrée. Il. - Commençons par bien poser la question. _ *On confond assez généralement la divination avec la prévision, l'art de deviner avec l'art de conjecturer. Eliphas Lévi même, l'un des rares penseurs modernes qui ont osé prendre la défense de la þÿ d i v i : nation, n'a pas évité ce défaut. t « La divination, dit-il, n*est que la connaissance
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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