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1IÎINCONSCIENT EN ALLEMAGNE Nous connaissons maintenant l'orígine des tendres dévouements et des touchants sacrifices qui sont l'apanage du féminin dans notre monde manifesté. Ajoutonséy un peu de ruse, ce qui rendra Panalogie encore plus frappante; car c'est à l'insu du principe masculin, et en dépit de ses þÿ eû o r t s , que l"idée se propose de le sauver. Sa tactique est bien simple. C*est la volonté qui veut la vie : il faut arriver à ce que la volonté ne la veuille plus. 'La cause supprimée, Pefïet disparaîtra de lui-même. Or c'est l'Idée qui dirige le processus de la vie. C'est àl'aide de ce processus qu'elle en viendra à ses þÿû n s , e t elle organise l'évolution de manière à former l'intellect et la conscience. On comprend que, une fois disséminée dans les cerveaux humains et devenue intelligente et consciente, la volonté, qui voulait vivre, þÿû n i r a par reconnaître que la vie n'est qu'une amère déception, et n'aura plus d"autre vouloir que celui de rentrer dans le néant,d'où elle est si sottement sortie. « Pour échapper, dit M. de Hartmann, à la calamité du vouloir, que l'ldée inconsciente, malgré sa 'logique et son omniscience, ne peut prévenir, parce qu"elle n'a aucune initiative en face de la Volonté, Plnconscient a recours à la conscience qui doit émanciper l'idée en divisant la Volonté par Pindividuation, et en Pentraînant ainsi dans des directions opposées qui se neutralisent. Le principe logique conduit de la façon la plus sage le processus du monde jusqu"au développement de la conscience., de telle sorte que la Volonté actuelle soit réduite à néant. Le processus du monde þÿû n i t
2zoo 1.'mrri/mon alors, et sans laisser après lui les éléments d"un nouveau processus. » La philosophie de Plnconscient semble avoir oublié une chose : c"est qu'autour de notre soleil il y a d'autres terres que la nôtre, et d'autres terres probables encore autour des autres soleils, sur lesquelles doit s'exercer également la déplorable volonté de vivre. Quelque haute considération que nous ayons pour notre globe et pour nous-mêmes, nous ne pouvons pas décemment supposer qu'il nous þÿ s uû î r a de voter la suppression de la vie, pour faire disparaître avec notre grain de sable tous ces millions d'étoiles et de planètes. 0u bien il faut admettre que, sur la totalité des mondes habités., se déroulent des processus parallèles au nôtre, amenant au même point, dans le même moment, toutes les consciences de l'Univers, chose peu acceptable pour la majorité des astronomes. qui assurent, à tort ou à raison. que les Mondes n'ont pas le même âge, et prétendent même trouver au bout de leurs lunettes des nébuleuses à peine écloses, encore en voie de formation. ll y a là une difficulté que, à ma connaissance du moins, le Panthéisme moniste n'a pas, jusqu'à ce jour, résolue. Mais je crois qu°il þÿ s uû i t de la lui signaler, pour qu'il en vienne aisément à bout. Admettons donc que, d'une façon ou d"une autre, le processus universel prenne þÿû n sans laisser de trace après lui, et que l"Un-Tout rentre, à la chute des temps, dans son état de félicité suprême. « qui n'est pas autre chose que l"absence de toute douleur þÿ : : .On croit que c'est þÿû n i . Pas du tout! Cela peut recommencer absolu-
3.îî IJINCONSCIENT EN ALLEMAGNE 2OlÎ ment de la même manière. Le Pessimisme nous en prévient : _ « Il n'y a pour l'lnconscient ni expérience, ni souvenir. Ijexpérience du processus passé ne saurait l'empècher de courir la même aventure. Nous sommes obligés d"abandonner, comme une píeuse illusion, l'espoir þÿû a t t e u r qu'après la conclusion du processus universel, l'Inconscient se renfermera dans ,une paix définitive et saura jouir de ce repos définitif. Il est incontestablement possible que la puissance de la Volonté se décide encore une' fois à vouloir. Le hasard seul, dans toute la rigueur mathématique du terme, décidera si la Volonté voudra ou ne voudra pas. La vraisemblance d'une résolution nouvelle est donc égaleà demi. þÿ : : On ne peut rien objecter à ce calcul. Il n"y a pas en þÿ eû e t de raison pour que cela þÿû n i s s e , la raison n'ayant absolument rien à voir dans toute cette affaire. Donc, au petit bonheur! puisque le hasard est maître de tout. Reste la question du processus du monde. Là, le Panthéisme moniste sort de l'invention pure, et appelle la science à son aide. Il s'agit de prouver que toutes les forces, toutes les lois, tous les mouvements, toutes les évolutions géologiques, biologiques, sociologiques, ne tendent qu'au but poursuivi par l'lnconscient. M. de Hartmann prend 'en croupe la physiologie et la psychologie, et les fait galoper avec lui sur le dada de son système, s'assimilant ce qu'elles démontrent, et expliquant ce qu'elles n'expliquent
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1IÎINCONSCIENT EN ALLEMAGNE Nous connaissons maintenant l'orígine des tendres dévouements et des touchants sacrifices qui sont l'apanage du féminin dans notre monde manifesté. Ajoutonséy un peu de ruse, ce qui rendra Panalogie encore plus frappante; car c'est à l'insu du principe masculin, et en dépit de ses þÿ eû o r t s , que l"idée se propose de le sauver. Sa tactique est bien simple. C*est la volonté qui veut la vie : il faut arriver à ce que la volonté ne la veuille plus. 'La cause supprimée, Pefïet disparaîtra de lui-même. Or c'est l'Idée qui dirige le processus de la vie. C'est àl'aide de ce processus qu'elle en viendra à ses þÿû n s , e t elle organise l'évolution de manière à former l'intellect et la conscience. On comprend que, une fois disséminée dans les cerveaux humains et devenue intelligente et consciente, la volonté, qui voulait vivre, þÿû n i r a par reconnaître que la vie n'est qu'une amère déception, et n'aura plus d"autre vouloir que celui de rentrer dans le néant,d'où elle est si sottement sortie. « Pour échapper, dit M. de Hartmann, à la calamité du vouloir, que l'ldée inconsciente, malgré sa 'logique et son omniscience, ne peut prévenir, parce qu"elle n'a aucune initiative en face de la Volonté, Plnconscient a recours à la conscience qui doit émanciper l'idée en divisant la Volonté par Pindividuation, et en Pentraînant ainsi dans des directions opposées qui se neutralisent. Le principe logique conduit de la façon la plus sage le processus du monde jusqu"au développement de la conscience., de telle sorte que la Volonté actuelle soit réduite à néant. Le processus du monde þÿû n i t
2zoo 1.'mrri/mon alors, et sans laisser après lui les éléments d"un nouveau processus. » La philosophie de Plnconscient semble avoir oublié une chose : c"est qu'autour de notre soleil il y a d'autres terres que la nôtre, et d'autres terres probables encore autour des autres soleils, sur lesquelles doit s'exercer également la déplorable volonté de vivre. Quelque haute considération que nous ayons pour notre globe et pour nous-mêmes, nous ne pouvons pas décemment supposer qu'il nous þÿ s uû î r a de voter la suppression de la vie, pour faire disparaître avec notre grain de sable tous ces millions d'étoiles et de planètes. 0u bien il faut admettre que, sur la totalité des mondes habités., se déroulent des processus parallèles au nôtre, amenant au même point, dans le même moment, toutes les consciences de l'Univers, chose peu acceptable pour la majorité des astronomes. qui assurent, à tort ou à raison. que les Mondes n'ont pas le même âge, et prétendent même trouver au bout de leurs lunettes des nébuleuses à peine écloses, encore en voie de formation. ll y a là une difficulté que, à ma connaissance du moins, le Panthéisme moniste n'a pas, jusqu'à ce jour, résolue. Mais je crois qu°il þÿ s uû i t de la lui signaler, pour qu'il en vienne aisément à bout. Admettons donc que, d'une façon ou d"une autre, le processus universel prenne þÿû n sans laisser de trace après lui, et que l"Un-Tout rentre, à la chute des temps, dans son état de félicité suprême. « qui n'est pas autre chose que l"absence de toute douleur þÿ : : .On croit que c'est þÿû n i . Pas du tout! Cela peut recommencer absolu-
3.îî IJINCONSCIENT EN ALLEMAGNE 2OlÎ ment de la même manière. Le Pessimisme nous en prévient : _ « Il n'y a pour l'lnconscient ni expérience, ni souvenir. Ijexpérience du processus passé ne saurait l'empècher de courir la même aventure. Nous sommes obligés d"abandonner, comme une píeuse illusion, l'espoir þÿû a t t e u r qu'après la conclusion du processus universel, l'Inconscient se renfermera dans ,une paix définitive et saura jouir de ce repos définitif. Il est incontestablement possible que la puissance de la Volonté se décide encore une' fois à vouloir. Le hasard seul, dans toute la rigueur mathématique du terme, décidera si la Volonté voudra ou ne voudra pas. La vraisemblance d'une résolution nouvelle est donc égaleà demi. þÿ : : On ne peut rien objecter à ce calcul. Il n"y a pas en þÿ eû e t de raison pour que cela þÿû n i s s e , la raison n'ayant absolument rien à voir dans toute cette affaire. Donc, au petit bonheur! puisque le hasard est maître de tout. Reste la question du processus du monde. Là, le Panthéisme moniste sort de l'invention pure, et appelle la science à son aide. Il s'agit de prouver que toutes les forces, toutes les lois, tous les mouvements, toutes les évolutions géologiques, biologiques, sociologiques, ne tendent qu'au but poursuivi par l'lnconscient. M. de Hartmann prend 'en croupe la physiologie et la psychologie, et les fait galoper avec lui sur le dada de son système, s'assimilant ce qu'elles démontrent, et expliquant ce qu'elles n'expliquent
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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