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18° R ■ 1847 ■ Sup. S . T T? C-’JAÎTA /X 7 ^^^ LE SERPENT DE LA GENÈSE PREMIÈRE SBPTAINE LE TEMPLE DE SATAN BIBL su" sGENEVIÉVE BIBLIOTHEQUE SAINTE - GENEVIEVE iiiiiiiiiiii D 910 579374 7 ŒUVRES DE STANISLAS DE GU AIT A La Muse noire. Poésies. — Lemerre, 1883, 1 vol. in-12. . 3 fr. Rosa Mystica. Poèmes, avec une préface sur la poésie française en 1885. — Lemerre, 1885, 1 vol. in-12 .... 3 fr. Essais de Sciences maudites. — 1. AU SEUIL DU MYSTÈRE, l**® édition. — Carré, 1886, brochure grand in-8 (épuisé). 2 fr *)f: Essais de Sciences maudites. — I. AU SEUIL DU MYSTÈRE. Nouvelle édition corrigée, augmentée et re¬ fondue en divers points, avec deux belles figures magiques d’après Khunrath et un appendice e ntièrement inédit. — Carré, 1890, 1 vol. in-8 de 200 pages. 6 fr. Le même ouvrage^ sur papier de Hollande. 15 fr. Le même ouvrage^ sur papier du Japon. 18 fr. SOUS PRESSE : Essais de Sciences maudites. — III. LE SERPENT DE LA GrENÈSE. Deuxième Septaine : La Clef de la Magie noire. 1 fort volume in-8, nombreuses gravures. Essais de Sciences maudites. — IV. LE SERPENT DE LA GENÈSE. Troisième et dernière Septaine : Le Problème du Mal. 1 fort volume iu-8, nombreuses gra¬ vures. PREMIÈRE SEPTAINE (Livre I) LE TEMPLE DE SATAN (ouvrage orné de nombreuses gravures) Stanislas DE GUAITA PARIS —- librairie du merveilleux 29 , RUE PE TRÉVISE, 29 4891 INTRODUCTION Vheuy'e où nous traçons ces lignes, le monde intellectuel est enplein désarroi. Le triomphe de la pire épidémie — VAgno^icisme — se laisse augurer par trois symptômes alarmants entre tous : le délire de Virrespect, la monomanie du relatif et la fièvre de Vindividualisme,
2Si, pieux à recueillir les enseignements du passé, comme un fils accomplit les dernières volontés de son père, le Docteur moderne interrogeait avec défé¬ rence le testament des sages primitifs; Si le Savant, sans négliger Vétude patiente des faits accomplis, ni suspendre la grande enquête ana¬ lytique, veillait au triage progressif de tant d’élé¬ ments épars, en vue dédifiey' U7ie synthèse universelle — où se rangeassent, en quatre hiérarchies étagées, les sciences physiques, morales, intellectuelles et divines ; Si le Penseur, enfin, moins soucieux de paraître original que sincère et véridique, se montrait aussi 10 LE SERPENT DE LA GENÈSE moins ^mnpt à récuser toute autorité traditionnelle, qu à s'enquérir avec loyauté des principes éternelle¬ ment absolus, qu'üs aient été formuUs ou non par un autre que lui; ^ tels étaient théologiens, savants et philosophes, alors le xix® siècle serait en vérité le siècle-lumière et Paris la ville-soleil. Mais non. A part les minutieux investigateurs du positivisme, qui entassent, infatigablement et sans conclure, sur des Ossas de menues constatations, des P étions de remarques scrupuleuses ; — à part les dévots mais aveugles partisans de 'la lettre qui tue, dragons de la sainte caverne et dont le seul mérite est de conserver intact le trésor symbolique du dogme, à jamais fermé pour eux : que dire de ceux-là que tient encore le souci des vues d'ensemble? Comme leur ambition se borne à estampiller de leur nom un système d'ailleurs quelconque ■— mais qui paraisse bien à eux — Us contestent a priori la doctrine de leurs devanciers et poussent l'émula¬ tion entre collègues jusqtCaux plus mesquins déni¬ grements. Nul ne veut être le dernier à dénoncer son voisin, comme envisageant les choses d'un point
3de^ vue inexact, erroné, tromp'èur . Gomme si le rôle de la synthèse n'était pas d'embrasser tous les points de vue relatifs, dans une même et absolue contemplation du vrai! C'eût la Haute Science, que celle-là, et Spinosa l'a magnifiquement définie, en disant qu'elle envisage les objets sous un caractère d’éternité. INTRODUCTION li Néanmoins, quelque désespérée que puisse paraître à cette heure la cause sainte de VIntègrale Vérité, il est loisible à l’observateur attentif de percevoir, à côté des symptômes de décomposition et de mort, d'autres indices non moins certains de restauration et de renaissance. jj ■ Toutes ces choses sont providentielles. Des scories se dégage au creuset le noble métal — et le monde nouveau, dans son œuvre de laborieuse réédification, utilisera les infimes débris du vieux monde, dissocié, désorganisé fort à point, pour fournir des matériaux tout prêts aux architectes de l’avenir. Ainsi, le Futur s'alimente du Passé; ainsi notre Mère Céleste ’ fait germer et fleurir la vie incor¬ ruptible sur le fumier de la mort — terreau fertile et qu'engraisse l'universelle voirie des existences éphé¬ mères, accumulées de jour en jour. Aux siècles lointains, alors que florissaient des civilisations plus colossales, mais surtout plus nobles et plus fortes que la nôtre — car elles reposaient sur T unité de la Synthèse et non sur les morcellements de l'Analyse, sur la saine et sainte Hiérarchie et non sur l'Anarchie morbide et dissolvante; — aux siècles lointains, la Science et la Foi s'identifiaient dans la splendeur une et indivisible de la Totale Connaissance ; * La Sophia des gnostiques, puis de Bôhme et de SaintMartin ; la Nature naturante, épouse de l’Esprit pur; en un mot la Providence ou la conscience unicerselle de la Vieprincipe. 12
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
18° R ■ 1847 ■ Sup. S . T T? C-’JAÎTA /X 7 ^^^ LE SERPENT DE LA GENÈSE PREMIÈRE SBPTAINE LE TEMPLE DE SATAN BIBL su" sGENEVIÉVE BIBLIOTHEQUE SAINTE - GENEVIEVE iiiiiiiiiiii D 910 579374 7 ŒUVRES DE STANISLAS DE GU AIT A La Muse noire. Poésies. — Lemerre, 1883, 1 vol. in-12. . 3 fr. Rosa Mystica. Poèmes, avec une préface sur la poésie française en 1885. — Lemerre, 1885, 1 vol. in-12 .... 3 fr. Essais de Sciences maudites. — 1. AU SEUIL DU MYSTÈRE, l**® édition. — Carré, 1886, brochure grand in-8 (épuisé). 2 fr *)f: Essais de Sciences maudites. — I. AU SEUIL DU MYSTÈRE. Nouvelle édition corrigée, augmentée et re¬ fondue en divers points, avec deux belles figures magiques d’après Khunrath et un appendice e ntièrement inédit. — Carré, 1890, 1 vol. in-8 de 200 pages. 6 fr. Le même ouvrage^ sur papier de Hollande. 15 fr. Le même ouvrage^ sur papier du Japon. 18 fr. SOUS PRESSE : Essais de Sciences maudites. — III. LE SERPENT DE LA GrENÈSE. Deuxième Septaine : La Clef de la Magie noire. 1 fort volume in-8, nombreuses gravures. Essais de Sciences maudites. — IV. LE SERPENT DE LA GENÈSE. Troisième et dernière Septaine : Le Problème du Mal. 1 fort volume iu-8, nombreuses gra¬ vures. PREMIÈRE SEPTAINE (Livre I) LE TEMPLE DE SATAN (ouvrage orné de nombreuses gravures) Stanislas DE GUAITA PARIS —- librairie du merveilleux 29 , RUE PE TRÉVISE, 29 4891 INTRODUCTION Vheuy'e où nous traçons ces lignes, le monde intellectuel est enplein désarroi. Le triomphe de la pire épidémie — VAgno^icisme — se laisse augurer par trois symptômes alarmants entre tous : le délire de Virrespect, la monomanie du relatif et la fièvre de Vindividualisme,
2Si, pieux à recueillir les enseignements du passé, comme un fils accomplit les dernières volontés de son père, le Docteur moderne interrogeait avec défé¬ rence le testament des sages primitifs; Si le Savant, sans négliger Vétude patiente des faits accomplis, ni suspendre la grande enquête ana¬ lytique, veillait au triage progressif de tant d’élé¬ ments épars, en vue dédifiey' U7ie synthèse universelle — où se rangeassent, en quatre hiérarchies étagées, les sciences physiques, morales, intellectuelles et divines ; Si le Penseur, enfin, moins soucieux de paraître original que sincère et véridique, se montrait aussi 10 LE SERPENT DE LA GENÈSE moins ^mnpt à récuser toute autorité traditionnelle, qu à s'enquérir avec loyauté des principes éternelle¬ ment absolus, qu'üs aient été formuUs ou non par un autre que lui; ^ tels étaient théologiens, savants et philosophes, alors le xix® siècle serait en vérité le siècle-lumière et Paris la ville-soleil. Mais non. A part les minutieux investigateurs du positivisme, qui entassent, infatigablement et sans conclure, sur des Ossas de menues constatations, des P étions de remarques scrupuleuses ; — à part les dévots mais aveugles partisans de 'la lettre qui tue, dragons de la sainte caverne et dont le seul mérite est de conserver intact le trésor symbolique du dogme, à jamais fermé pour eux : que dire de ceux-là que tient encore le souci des vues d'ensemble? Comme leur ambition se borne à estampiller de leur nom un système d'ailleurs quelconque ■— mais qui paraisse bien à eux — Us contestent a priori la doctrine de leurs devanciers et poussent l'émula¬ tion entre collègues jusqtCaux plus mesquins déni¬ grements. Nul ne veut être le dernier à dénoncer son voisin, comme envisageant les choses d'un point
3de^ vue inexact, erroné, tromp'èur . Gomme si le rôle de la synthèse n'était pas d'embrasser tous les points de vue relatifs, dans une même et absolue contemplation du vrai! C'eût la Haute Science, que celle-là, et Spinosa l'a magnifiquement définie, en disant qu'elle envisage les objets sous un caractère d’éternité. INTRODUCTION li Néanmoins, quelque désespérée que puisse paraître à cette heure la cause sainte de VIntègrale Vérité, il est loisible à l’observateur attentif de percevoir, à côté des symptômes de décomposition et de mort, d'autres indices non moins certains de restauration et de renaissance. jj ■ Toutes ces choses sont providentielles. Des scories se dégage au creuset le noble métal — et le monde nouveau, dans son œuvre de laborieuse réédification, utilisera les infimes débris du vieux monde, dissocié, désorganisé fort à point, pour fournir des matériaux tout prêts aux architectes de l’avenir. Ainsi, le Futur s'alimente du Passé; ainsi notre Mère Céleste ’ fait germer et fleurir la vie incor¬ ruptible sur le fumier de la mort — terreau fertile et qu'engraisse l'universelle voirie des existences éphé¬ mères, accumulées de jour en jour. Aux siècles lointains, alors que florissaient des civilisations plus colossales, mais surtout plus nobles et plus fortes que la nôtre — car elles reposaient sur T unité de la Synthèse et non sur les morcellements de l'Analyse, sur la saine et sainte Hiérarchie et non sur l'Anarchie morbide et dissolvante; — aux siècles lointains, la Science et la Foi s'identifiaient dans la splendeur une et indivisible de la Totale Connaissance ; * La Sophia des gnostiques, puis de Bôhme et de SaintMartin ; la Nature naturante, épouse de l’Esprit pur; en un mot la Providence ou la conscience unicerselle de la Vieprincipe. 12
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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