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1l’initiation 198 torique (1), récit du voyage qu’il avait fait aux îles Malouines et au détroit de Magellan, en compagnie de Bougainville, ainsi qu’une Dissertation sur l'Amé rique et les Américains (2). L’abbé de Paw, qu’il avait attaqué dans cet ouvrage, avec plus de bon sens que d’érudition, lui répondit dans la même année. Pernety revint à la charge en 1771, dans un Examen sur les recherches philosophiques de de Paw sur les Américains (3}, qui n’est qu’une édition augmentée de l’ouvrage précédent. C’est à Berlin qu’il fit la connaissance du comte et de la comtesse de Grabianka, staroste polonais, de la comtesse Stadnisca, du comte Tarnovski, du chimiste Louis-Joseph-Bernard-Philibert de Morveau dit Brumore, du financier Mérinval, qui tous s’occupaient de sciences occultes. Ils se réunissaient pour travail ler en commun et cherchaient avec ardeur la pierre philosophale, en même temps que, dans les combi naisons des nombres, les secrets de l’avenir et les réponses aux problèmes qui les intéressaient. Mais il était néanmoins resté en relations avec ses adeptes d’Avignon. Il dut même y revenir à plusieurs en Provence, dans le Levant et'dans les colonies. Elle dut en 1793 interrompre ses travaux, ne les reprit qu’en 1801, pour les cesser définitivement en i8i5. (La Franc-Maçonnerie en France par G. Bord). (1) Journal historique du voyage fait en 1763-64 aux (les Malouines et au détroit de Magellan. Berlin, 1769, 2 vol. in-8. Traduits en anglais et réimprimés sous ce titre : Histoire d'un royage, etc... Paris, 1770. (2) Dissertation sur l'Amérique et les Américains, 1 vol. in-12. Berlin, ¡770. (3) Examen sur les recherches philosophiques de de Paw sur les Américains, 2 vol. in-8. Berlin, 1771.
2DOM PERNETY igg reprises, car, d’après Clavel, ce fut lui qui fonda en 1770 la G. *. L.-. Ecossaise du Comtat Venaissin. En réalité cette Grande Loge n’était autre que la Loge Saint-Jean d’Ecosse de la Vertu persécutée qui prit le titre de Mère Loge. En 1766, la M.-. L.-. du Comtat Venaissin céda ses titres à la loge Saint-Lazare, de 1’0.*. de Paris, qui » devint Saint-Jean d’Ecosse du Contrat social, et qui se qualifia plus tard de M. *. L. *. Écossaise de France. La M.-. L. *. Ecossaise de France professait la Maç. *. hermétique d’Avignon (rite Pernety) ; toute fois, en 1778, elle modifia les degrés d’instruction du rite Pernety, en portant le nombre des grades à six: i° Le vrai Maçon ; 20 Le vrai Maçon dans la Vie droite ; 3° Le chevalier de la Clef d’Or ; 40 Le chevalier de l’iris ; 5° Le chevalier des Argonautes; 6° Le chevalier de la Toison d’Or. Ces six grades lui furent empruntés, dans la suite, par l’Académie des Vrais Maçons ou Académie des Sages, fondée à 1’0.*. de Montpellier, et qui s’occupait, sous le régime de Pernety, de science hermétique. Il existait encore à Avignon, en 1774 et 1775, une loge, sous le titre de Saint-Jean des Sectateurs de la Vertu, qui pratiquait le rite de Pernety. r Elle se fondit, plus tard, avec Saint-Jean d'Ecosse de-la Vertu persécutée (1). En 1776, alors qu'il était en Prusse, Pernety eut (1) G. Bord. La Franc-Maçonnerie en France, ppx 259-260.
3200 l’initiation l’occasion d’étudier les théories de Lavater sur la physionomie. Il publia son livre sur la Connaissance de [homme moral par celle de l'homme physique ( i ), dans lequel il exposait les principes delà Physiogno monie. Cet ouvrage fut complété parles Observations sur les maladies de. [Ame (2). C'est au cours des réunions avec ses amis les hermétistes de Berlin, qu’il eut l’occasion de lire quelques ouvrages de Swedenborg, et entre autres : Les Mer veilles du Ciel et de [Enfer (3). La lecture de ce livre l’enthousiasma. Il s’enquit de la vie de Sweden borg auprès des personnes qui l’avaient connu et fré quenté, notamment M. Christophe Springer, de Londres, et entreprit la traduction du latin en fran çais des Merveilles du Ciel et de [Enfer (3). Cette traduction parut en 1782, précédée d'un important « Discours préliminaire » de Pernety, d’un « Eloge de feu Emmanuel de Swedenborg prononcé le 7 oc tobre 1772 dans la grande salle de la Maison des Nobles, au nom de l'Académie des Sciences de Stoc kholm, par M. de Sandel » que Pernety traduisit du suédois, et d’une lettre de M. Springer, datée du 18 janvier 1782, écrite en réponse à une demande d’ouvrages et de renseignements concernant la vie de (î) La Connaissance de l’homme moral par celle de l'homme physique .Discours sur la Physionomie, t vol. in-8. Berlin, 1776. (2) Observations sur les maladies de l'Ame, 2 vol. in-8. Ber lin, 1777. (3) Les Merveilles du Ciel et de l'EnJer et des (erres plané taires et astrales par Emmanuel de Swedenborg, d’après le témoignage de ses yeux et de ses oreilles. Traduit du latin par A. J. P. 2 vol. in-8. Berlin, chez G. J. Decker, imprimeur du Roi, »782.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initiation 198 torique (1), récit du voyage qu’il avait fait aux îles Malouines et au détroit de Magellan, en compagnie de Bougainville, ainsi qu’une Dissertation sur l'Amé rique et les Américains (2). L’abbé de Paw, qu’il avait attaqué dans cet ouvrage, avec plus de bon sens que d’érudition, lui répondit dans la même année. Pernety revint à la charge en 1771, dans un Examen sur les recherches philosophiques de de Paw sur les Américains (3}, qui n’est qu’une édition augmentée de l’ouvrage précédent. C’est à Berlin qu’il fit la connaissance du comte et de la comtesse de Grabianka, staroste polonais, de la comtesse Stadnisca, du comte Tarnovski, du chimiste Louis-Joseph-Bernard-Philibert de Morveau dit Brumore, du financier Mérinval, qui tous s’occupaient de sciences occultes. Ils se réunissaient pour travail ler en commun et cherchaient avec ardeur la pierre philosophale, en même temps que, dans les combi naisons des nombres, les secrets de l’avenir et les réponses aux problèmes qui les intéressaient. Mais il était néanmoins resté en relations avec ses adeptes d’Avignon. Il dut même y revenir à plusieurs en Provence, dans le Levant et'dans les colonies. Elle dut en 1793 interrompre ses travaux, ne les reprit qu’en 1801, pour les cesser définitivement en i8i5. (La Franc-Maçonnerie en France par G. Bord). (1) Journal historique du voyage fait en 1763-64 aux (les Malouines et au détroit de Magellan. Berlin, 1769, 2 vol. in-8. Traduits en anglais et réimprimés sous ce titre : Histoire d'un royage, etc... Paris, 1770. (2) Dissertation sur l'Amérique et les Américains, 1 vol. in-12. Berlin, ¡770. (3) Examen sur les recherches philosophiques de de Paw sur les Américains, 2 vol. in-8. Berlin, 1771.
2DOM PERNETY igg reprises, car, d’après Clavel, ce fut lui qui fonda en 1770 la G. *. L.-. Ecossaise du Comtat Venaissin. En réalité cette Grande Loge n’était autre que la Loge Saint-Jean d’Ecosse de la Vertu persécutée qui prit le titre de Mère Loge. En 1766, la M.-. L.-. du Comtat Venaissin céda ses titres à la loge Saint-Lazare, de 1’0.*. de Paris, qui » devint Saint-Jean d’Ecosse du Contrat social, et qui se qualifia plus tard de M. *. L. *. Écossaise de France. La M.-. L. *. Ecossaise de France professait la Maç. *. hermétique d’Avignon (rite Pernety) ; toute fois, en 1778, elle modifia les degrés d’instruction du rite Pernety, en portant le nombre des grades à six: i° Le vrai Maçon ; 20 Le vrai Maçon dans la Vie droite ; 3° Le chevalier de la Clef d’Or ; 40 Le chevalier de l’iris ; 5° Le chevalier des Argonautes; 6° Le chevalier de la Toison d’Or. Ces six grades lui furent empruntés, dans la suite, par l’Académie des Vrais Maçons ou Académie des Sages, fondée à 1’0.*. de Montpellier, et qui s’occupait, sous le régime de Pernety, de science hermétique. Il existait encore à Avignon, en 1774 et 1775, une loge, sous le titre de Saint-Jean des Sectateurs de la Vertu, qui pratiquait le rite de Pernety. r Elle se fondit, plus tard, avec Saint-Jean d'Ecosse de-la Vertu persécutée (1). En 1776, alors qu'il était en Prusse, Pernety eut (1) G. Bord. La Franc-Maçonnerie en France, ppx 259-260.
3200 l’initiation l’occasion d’étudier les théories de Lavater sur la physionomie. Il publia son livre sur la Connaissance de [homme moral par celle de l'homme physique ( i ), dans lequel il exposait les principes delà Physiogno monie. Cet ouvrage fut complété parles Observations sur les maladies de. [Ame (2). C'est au cours des réunions avec ses amis les hermétistes de Berlin, qu’il eut l’occasion de lire quelques ouvrages de Swedenborg, et entre autres : Les Mer veilles du Ciel et de [Enfer (3). La lecture de ce livre l’enthousiasma. Il s’enquit de la vie de Sweden borg auprès des personnes qui l’avaient connu et fré quenté, notamment M. Christophe Springer, de Londres, et entreprit la traduction du latin en fran çais des Merveilles du Ciel et de [Enfer (3). Cette traduction parut en 1782, précédée d'un important « Discours préliminaire » de Pernety, d’un « Eloge de feu Emmanuel de Swedenborg prononcé le 7 oc tobre 1772 dans la grande salle de la Maison des Nobles, au nom de l'Académie des Sciences de Stoc kholm, par M. de Sandel » que Pernety traduisit du suédois, et d’une lettre de M. Springer, datée du 18 janvier 1782, écrite en réponse à une demande d’ouvrages et de renseignements concernant la vie de (î) La Connaissance de l’homme moral par celle de l'homme physique .Discours sur la Physionomie, t vol. in-8. Berlin, 1776. (2) Observations sur les maladies de l'Ame, 2 vol. in-8. Ber lin, 1777. (3) Les Merveilles du Ciel et de l'EnJer et des (erres plané taires et astrales par Emmanuel de Swedenborg, d’après le témoignage de ses yeux et de ses oreilles. Traduit du latin par A. J. P. 2 vol. in-8. Berlin, chez G. J. Decker, imprimeur du Roi, »782.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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