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1l’initiation [juin O-'..'chéyêtrent-.à fobscure génération .‘Ici la magie relève 'àwÿntagé 'de. Brantôme .que cT Agrippa. En tout cas, .Ç./^j^setais'assez disposé à'bénir, à remercier du moins . : Je bon diable noueur d’aiguillette ; il semble boucher /'les'conduits d’égout, refréner la, vieille bestialité hen- / -nissante, il frappe et lie le petit-démon de chair qu’il ¿/^déchaîna trop souvent et par lequel tant de bassesses '.V et tant de trahisons s’accomplissent. Certes, l’ordure humaine tarie par le diable, c’est drôle ; mais ce n’est pas sur le débauché que le sort s’acharne, bien plutôt sur le,paisible et légitime époux. Allons, ne félicitons pas trop d’avance le malin astringent de l’amour ; c’est un collaborateur d’Onan,un malthusien excessif et en délire. » ' Voici, d’après le R. P. Cr.espet, prieur dés Célestins de Paris, les différents moyens dont use le Malin pour empêcher l’effet du mariage : « i° On tient qu’il oste la puissance d’engendrer, par certaines racines d’herbes et jus qui. refroidissent et rendent les parties sans’chaleur'; . «,2Û En séparant et distrayant les corps de. l’un et de l’autre de peur qu’ils ne sraccouplent ; / « 3° En divertissant et.alliénant leur volonté de se -joindre ; , « 4° En alliénant seulement, la volonté-de l’une des parties, non de l’autre, pour la.transporter ailleurs; - , « 5° En réprimant et assoupissant la nature ; ■ « 6° En empeschant l’élancement des esprits esquels la vertu de se remuer consiste et en- retenant les membres; [:'.-;,i-',':<<;7A'En;estpupant- les conduits dè la- .semence,’-dé
2V s<r ¡909] LES CURIOSITÉS DE L’OCCULTE'• '. ' ■ - '195. peur qu’elle ne distile, ny découle au vaisseau propre • à engendrer ; ' y .. /• « 8° En assaillant et se saisissant des corps de-ruhet/-/ ; de l’autre, et polluant de diverses perturbations lesmouvements de-leurs esprits'; -•//. ■ « 90 En rendant inutiles les membres dédiez 'à-, la-"-- y génération; ■ ''7ïX'- : « io° En persuadant à l’un, que l’autre est difforme-.:-? et mal accomply, et qu’avec cela il luy est couverte^/ ment ennemy et fort contraire. .» ¡.; Le P. de l’Ancre nous donné également les di verses sortes de nouements d’aiguillette : « i° En rendant les maris odieux l’un à l’autre. Par fois le démon inspire des désirs à l’homme et à la femme, et, quand ils viennent aux embrassements, leur inspire un dégoût invincible ; « 20 Quand le diable donne un tel empeschement /que le corps.des espoux ne peut se joindre et les divise et sépare, etc. ; << 3° Si les esprits vitaux sont empeschez de s’écou ler, etc-. ; : / « 40 Si la nature est inerte, etc. ; « 5° Lorsque ,les sorciers usent de quelques agents1 naturels'qui ostent le moyen et la forcé du mary, etc. ; « 6° Quand le diable ferme l’eihbouchure de 1a- na ture ou fai et qu’il s’y trouve une trop grande arctitude ou qu’il retire et resserre à l’homme ses parties géni tales, ou qu’il les lui oste tout à fait, etc. ; « 7° Lorsque le démon enchâsse rh’o'mme avec.là femme d’une telle façon, qu’ils se trouvent liez, prins et collez, comme avec du'glu, et si- puissamment,
3’•C :T?- . w. 5■;-.qià$-p^in'eJes.‘po'urrait-on disjoindre ou deslier... Ce qui a esté.autrefois ordinaire, comme on dit, dans la yilie de Karen te, où ceste manière de liaison estoit si forte, que souvent on mettoit les personnes liées en ï.' la façon des chiens accouplez, sur une perche, le mâle d’un costé, la femelle de l’autre, en forme de . balance propre pour peser leur crime ou forfait : les exposant .à la .risée du peuple comme un spectacle l’initiation ’¿•’t exposant à la risée du peuple comme un spectacle monstrueux, avec une huée et acclamation si grande fqù’ii sembloit que Dieu se fût servi de la main du . diable,.comme de celle d’un bourreau, pour exécuter < cette sorte de supplice envers des gens qui Favoient bien mérité. Que si on exigeoit semblables peines de i tous adultères ou concubinaires, la peine et l’infamie ~ sefoient aux plus, notables cent fois plus griefve que la mort. » ? Les rabbins attribuent à Cham l’invention du nouement dé l’aiguillette. Les Grecs n’ignoraient pas ce maléfice. Platon conseille à ceux qui se marient de . prendre garde à ce ’charme ou ligature, qui trouble la paix des ménages; On nouait aussi l’aiguillette chez ; les Romains. Saint Augustin, saint Jean Chrysostome, saint Jérome n’omettent pas les ligatures, et un décret du canon va jusqu’à s’incliner devant elle, à recon- : naître;que' si elle persiste, le diable n’a été alors qu’un instfument.de Dieu. ; Cet usage passa dés magiciens du paganisme aux sorciers modernes. On nouait surtout au moyen âge. ’ Plusieurs çônciles'.frappèrènt d’à nâthème les noueurs d’àiguillette; le- cardinal Perron fit même insérer q..
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’initiation [juin O-'..'chéyêtrent-.à fobscure génération .‘Ici la magie relève 'àwÿntagé 'de. Brantôme .que cT Agrippa. En tout cas, .Ç./^j^setais'assez disposé à'bénir, à remercier du moins . : Je bon diable noueur d’aiguillette ; il semble boucher /'les'conduits d’égout, refréner la, vieille bestialité hen- / -nissante, il frappe et lie le petit-démon de chair qu’il ¿/^déchaîna trop souvent et par lequel tant de bassesses '.V et tant de trahisons s’accomplissent. Certes, l’ordure humaine tarie par le diable, c’est drôle ; mais ce n’est pas sur le débauché que le sort s’acharne, bien plutôt sur le,paisible et légitime époux. Allons, ne félicitons pas trop d’avance le malin astringent de l’amour ; c’est un collaborateur d’Onan,un malthusien excessif et en délire. » ' Voici, d’après le R. P. Cr.espet, prieur dés Célestins de Paris, les différents moyens dont use le Malin pour empêcher l’effet du mariage : « i° On tient qu’il oste la puissance d’engendrer, par certaines racines d’herbes et jus qui. refroidissent et rendent les parties sans’chaleur'; . «,2Û En séparant et distrayant les corps de. l’un et de l’autre de peur qu’ils ne sraccouplent ; / « 3° En divertissant et.alliénant leur volonté de se -joindre ; , « 4° En alliénant seulement, la volonté-de l’une des parties, non de l’autre, pour la.transporter ailleurs; - , « 5° En réprimant et assoupissant la nature ; ■ « 6° En empeschant l’élancement des esprits esquels la vertu de se remuer consiste et en- retenant les membres; [:'.-;,i-',':<<;7A'En;estpupant- les conduits dè la- .semence,’-dé
2V s<r ¡909] LES CURIOSITÉS DE L’OCCULTE'• '. ' ■ - '195. peur qu’elle ne distile, ny découle au vaisseau propre • à engendrer ; ' y .. /• « 8° En assaillant et se saisissant des corps de-ruhet/-/ ; de l’autre, et polluant de diverses perturbations lesmouvements de-leurs esprits'; -•//. ■ « 90 En rendant inutiles les membres dédiez 'à-, la-"-- y génération; ■ ''7ïX'- : « io° En persuadant à l’un, que l’autre est difforme-.:-? et mal accomply, et qu’avec cela il luy est couverte^/ ment ennemy et fort contraire. .» ¡.; Le P. de l’Ancre nous donné également les di verses sortes de nouements d’aiguillette : « i° En rendant les maris odieux l’un à l’autre. Par fois le démon inspire des désirs à l’homme et à la femme, et, quand ils viennent aux embrassements, leur inspire un dégoût invincible ; « 20 Quand le diable donne un tel empeschement /que le corps.des espoux ne peut se joindre et les divise et sépare, etc. ; << 3° Si les esprits vitaux sont empeschez de s’écou ler, etc-. ; : / « 40 Si la nature est inerte, etc. ; « 5° Lorsque ,les sorciers usent de quelques agents1 naturels'qui ostent le moyen et la forcé du mary, etc. ; « 6° Quand le diable ferme l’eihbouchure de 1a- na ture ou fai et qu’il s’y trouve une trop grande arctitude ou qu’il retire et resserre à l’homme ses parties géni tales, ou qu’il les lui oste tout à fait, etc. ; « 7° Lorsque le démon enchâsse rh’o'mme avec.là femme d’une telle façon, qu’ils se trouvent liez, prins et collez, comme avec du'glu, et si- puissamment,
3’•C :T?- . w. 5■;-.qià$-p^in'eJes.‘po'urrait-on disjoindre ou deslier... Ce qui a esté.autrefois ordinaire, comme on dit, dans la yilie de Karen te, où ceste manière de liaison estoit si forte, que souvent on mettoit les personnes liées en ï.' la façon des chiens accouplez, sur une perche, le mâle d’un costé, la femelle de l’autre, en forme de . balance propre pour peser leur crime ou forfait : les exposant .à la .risée du peuple comme un spectacle l’initiation ’¿•’t exposant à la risée du peuple comme un spectacle monstrueux, avec une huée et acclamation si grande fqù’ii sembloit que Dieu se fût servi de la main du . diable,.comme de celle d’un bourreau, pour exécuter < cette sorte de supplice envers des gens qui Favoient bien mérité. Que si on exigeoit semblables peines de i tous adultères ou concubinaires, la peine et l’infamie ~ sefoient aux plus, notables cent fois plus griefve que la mort. » ? Les rabbins attribuent à Cham l’invention du nouement dé l’aiguillette. Les Grecs n’ignoraient pas ce maléfice. Platon conseille à ceux qui se marient de . prendre garde à ce ’charme ou ligature, qui trouble la paix des ménages; On nouait aussi l’aiguillette chez ; les Romains. Saint Augustin, saint Jean Chrysostome, saint Jérome n’omettent pas les ligatures, et un décret du canon va jusqu’à s’incliner devant elle, à recon- : naître;que' si elle persiste, le diable n’a été alors qu’un instfument.de Dieu. ; Cet usage passa dés magiciens du paganisme aux sorciers modernes. On nouait surtout au moyen âge. ’ Plusieurs çônciles'.frappèrènt d’à nâthème les noueurs d’àiguillette; le- cardinal Perron fit même insérer q..
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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