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18 l'initiation est le signe du feu du grand agent de la vie du monde; c'est aussi un signe alchimique. Du reste, cette première partie se comprend et s'explique facilement. L'apparition du 4 (quatre) à la place de croix de mande plus de réflexion, et cependant c'est la même chose, mais avec un sens beaucoup plus hermétique. Pour satisfaire les personnes pieuses et surtout ne pas éveiller les terribles susceptibilités du clergé, l'éditeur-libraire donnait au 4 la signification que lui avaient attribuée les Pères de l'Église, renou velée des théories pythagoriciennes. Quatre est le nombre terrestre, tout ce qui regarde la créature ma térielle reproduit ce nombre ; les quatre points cardi naux, les quatre vents, les quatre saisons, les quatre qualités principales du corps : le sec, le chaud, le froid, l'humidité ; les quatre éléments : le feu, l'air, la terre, l'eau. Adam fut formé de la terre prise aux quatre extrémités du monde, dit saint Cyprien, et il ajoute : dans le nom d'Adam, Dieu semble perpétuer le souvenir de cette origine. Il plaça une étoileà chacun des points cardinaux : à l'Orient celle qui est appelée Anatole (1) Ducis à l'occident, Arctos au nord et Mézembris au midi. En réunissant les premières de ces lettres on trouve le nom d'Adam, et si on leur donne leur valeur numérique on aura le nombre 46. (A=i, D=4, A=i, M=io). Or, dans 46 on trouve le nombre de l'expiation et de la pénhence 40 auquel est joint 6, le nombre de (1) Voir l'Iconographie chrétienne de l'abbé Bourassé.
2LES ÉNIGMES DES MARQUES D'IMPRIMEURS (J la perfection. Ce nombre devait être prophétique car Jésus-Christ unissait seul la perfection à l'expiation. Quatre n'est pas seulement le nombre terrestre, i' devient, par le nouvel Adam, le nombre évangélique, c'est le nombre des fleuves du paradis terrestre, figures mystérieuses de ces quatre sources divines qui devaient répandre dans le monde les eaux salu taires de la grâce. La grande nappe liée par les quatre coins que saint Pierre aperçut en vision, annonçait que l'Évangile devait être prêché dans toutes les parties du monde et que tous les hommes devaient être appelés à être régénérés par le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. C'est pour cela, ajoute saint Cyprien, que cette nappe s'atfaissa à trois reprises différentes. Les quatre colonnes placées à l'entrée du tabernacle désignaient aussi la loi évangélique, etc. etc. (i). Comme on le voit, le 4, considéré ainsi, ne pou vait être taxé d'hérésie : c'était la lumière évangélique diffusée aux 4 coins du monde par le pieux édi teur dont le monogramme s'étalait sous lui. Mais à ces spirales d'encens se mêlaient bien des fumées de fagots pour qui savait voir. Ainsi que le fait remar quer le si documenté article « les Marques des li braires » ces derniers étaient, en général, des savants fort lettrés; le latin, le grec, les sciences et les arts leur étaient familiers. A ce moment l'astronomie se confond avec l'astrologie; la chimie est l'alchimie ; les sciences naturelles confinent à la magie. C'est le (1) Voir l'Iconographie chrétienne de l'abbé Bourassé.
3i o l'initiation moment où Renaissance, Réforme, découverte du nouveau monde, bouleversent l'humanité. Les li braires, déjà à lavant-garde du progrès comme mar chands de manuscrits, le seront bien davantage le jour où l'imprimerie multipliera leur puissance. Or, en « science cabalistique », science qui fut aussi rénovée au moment de l'apparition de l'imprimerie, le nombre 4 a aussi sa grande signification. 4, c'est la forme, l'adaptation... Rien ne pouvait mieux convenir pour exprimer symboliquement le livre, que l'imprimerie. Ici se place le sens caché que nous trouvons dans les lames du tarot, l'ancien livre de Thot, le plus ancien livre du monde, origine du jeu de cartes. 4 (quatrième lame ou carte) c'est le daleth T ou quatrième lettre de l'alphabet hébraïque qui exprime hiéroglyphiquement le sein. C'est l'idée, donnant avec abondance une forte nourriture, source d'un accroissement futur (1). Le dalcth marque l'abondance née de la division. (Voilà, il me semble une définition symbolique de la presse!) Cette carte (lame) porte, comme figuration, l'empereur assis de profil, tenant à la main son sceptre. Le Shéma de ce dessin devient un 4. C'est un symbole actif. Le sceptre est surmonté du signe de Vénus ou de la gé nération: un cercle surmonté d'une croix. La figure signifie : domination de l'esprit sur la matière. En core excellente adaptation à faire à l'art de l'impri meur. Considérée même plus attentivement, cette figure devient le signe de Jupiter. (1) Consulter le Tarot par Papus.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
18 l'initiation est le signe du feu du grand agent de la vie du monde; c'est aussi un signe alchimique. Du reste, cette première partie se comprend et s'explique facilement. L'apparition du 4 (quatre) à la place de croix de mande plus de réflexion, et cependant c'est la même chose, mais avec un sens beaucoup plus hermétique. Pour satisfaire les personnes pieuses et surtout ne pas éveiller les terribles susceptibilités du clergé, l'éditeur-libraire donnait au 4 la signification que lui avaient attribuée les Pères de l'Église, renou velée des théories pythagoriciennes. Quatre est le nombre terrestre, tout ce qui regarde la créature ma térielle reproduit ce nombre ; les quatre points cardi naux, les quatre vents, les quatre saisons, les quatre qualités principales du corps : le sec, le chaud, le froid, l'humidité ; les quatre éléments : le feu, l'air, la terre, l'eau. Adam fut formé de la terre prise aux quatre extrémités du monde, dit saint Cyprien, et il ajoute : dans le nom d'Adam, Dieu semble perpétuer le souvenir de cette origine. Il plaça une étoileà chacun des points cardinaux : à l'Orient celle qui est appelée Anatole (1) Ducis à l'occident, Arctos au nord et Mézembris au midi. En réunissant les premières de ces lettres on trouve le nom d'Adam, et si on leur donne leur valeur numérique on aura le nombre 46. (A=i, D=4, A=i, M=io). Or, dans 46 on trouve le nombre de l'expiation et de la pénhence 40 auquel est joint 6, le nombre de (1) Voir l'Iconographie chrétienne de l'abbé Bourassé.
2LES ÉNIGMES DES MARQUES D'IMPRIMEURS (J la perfection. Ce nombre devait être prophétique car Jésus-Christ unissait seul la perfection à l'expiation. Quatre n'est pas seulement le nombre terrestre, i' devient, par le nouvel Adam, le nombre évangélique, c'est le nombre des fleuves du paradis terrestre, figures mystérieuses de ces quatre sources divines qui devaient répandre dans le monde les eaux salu taires de la grâce. La grande nappe liée par les quatre coins que saint Pierre aperçut en vision, annonçait que l'Évangile devait être prêché dans toutes les parties du monde et que tous les hommes devaient être appelés à être régénérés par le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. C'est pour cela, ajoute saint Cyprien, que cette nappe s'atfaissa à trois reprises différentes. Les quatre colonnes placées à l'entrée du tabernacle désignaient aussi la loi évangélique, etc. etc. (i). Comme on le voit, le 4, considéré ainsi, ne pou vait être taxé d'hérésie : c'était la lumière évangélique diffusée aux 4 coins du monde par le pieux édi teur dont le monogramme s'étalait sous lui. Mais à ces spirales d'encens se mêlaient bien des fumées de fagots pour qui savait voir. Ainsi que le fait remar quer le si documenté article « les Marques des li braires » ces derniers étaient, en général, des savants fort lettrés; le latin, le grec, les sciences et les arts leur étaient familiers. A ce moment l'astronomie se confond avec l'astrologie; la chimie est l'alchimie ; les sciences naturelles confinent à la magie. C'est le (1) Voir l'Iconographie chrétienne de l'abbé Bourassé.
3i o l'initiation moment où Renaissance, Réforme, découverte du nouveau monde, bouleversent l'humanité. Les li braires, déjà à lavant-garde du progrès comme mar chands de manuscrits, le seront bien davantage le jour où l'imprimerie multipliera leur puissance. Or, en « science cabalistique », science qui fut aussi rénovée au moment de l'apparition de l'imprimerie, le nombre 4 a aussi sa grande signification. 4, c'est la forme, l'adaptation... Rien ne pouvait mieux convenir pour exprimer symboliquement le livre, que l'imprimerie. Ici se place le sens caché que nous trouvons dans les lames du tarot, l'ancien livre de Thot, le plus ancien livre du monde, origine du jeu de cartes. 4 (quatrième lame ou carte) c'est le daleth T ou quatrième lettre de l'alphabet hébraïque qui exprime hiéroglyphiquement le sein. C'est l'idée, donnant avec abondance une forte nourriture, source d'un accroissement futur (1). Le dalcth marque l'abondance née de la division. (Voilà, il me semble une définition symbolique de la presse!) Cette carte (lame) porte, comme figuration, l'empereur assis de profil, tenant à la main son sceptre. Le Shéma de ce dessin devient un 4. C'est un symbole actif. Le sceptre est surmonté du signe de Vénus ou de la gé nération: un cercle surmonté d'une croix. La figure signifie : domination de l'esprit sur la matière. En core excellente adaptation à faire à l'art de l'impri meur. Considérée même plus attentivement, cette figure devient le signe de Jupiter. (1) Consulter le Tarot par Papus.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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