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1LA SÉPULTURE DE MYRITHIS 5 un objet fut témoin, scène après scène. C'est de ces pratiques magiques d'alors, si étranges, que je vou drais démêler les origines, pouf ensuite rechercher leur trace dans les traditions qui se répercutèrent jus qu'à nous. » * L'occultisme évident du miroir de Myrithis suffirait, à lui seul, à faire classer la tombe de celle-ci comme celle d'une magicienne. Ce miroir consiste en une lentille de verre convexe étamée, enchâssée sur une sorte de tonnelet d'ivoire, percé à sa circonférence de trous, obturés par des chevilles, et monté sur un long manche, de manière à pouvoir être facilement manié. Une autre pièce semble se rattacher au même ordre de choses. C'est un large anneau d'ivoire, du diamètre d'un bracelet, circulaire à l'extérieur ; mais à l'inté rieur duquel on a, intentionnellement, évidé une large ellipse. Le reste n'appartenait point à l'occul tisme aussi directement. C'est un parchemin, dont tout le haut est occupé par des figures et des signes cabalistiques. Un personnage, dessiné de façon sché matique, et qui, pour tête, a un soleil (i), tient en mains une bannière, ressouvenir de celle qui, dans l'Égypte antique, est appelée « bannière du double ». Derrière lui, sont figurés des corps célestes, entre lesquels s'intercale la formule qu'on retrouve en tête des textes hébraïques de l'Ancien Testament. Enfin, un groupe hiéroglyphique donne une phrase peu (1) Un personnage mystique de l'Hadès égyptien a pour tête un disque solaire.
26 l'initiation Hsible, au milieu de laquelle je crois pouvoir recon naître le mot Per, — commencement, ouverture. Le bas est rempli par trois lignes d'un texte grec, coupé de lacunes, qui rendent difficile la traduction. * * * Un tambourin, en peau de gazelle; des coupes, Tune basse, montée sur pied, l'autre pareille à un haut gobelet ; des figurines d'Anubis, sous sa forme de chacal, gardien dela région infernale; une sta tuette d'Hermès; des lampes, décorées de figures d'Eros; une autre lampe à sept mèches; une sorte d'autel, en forme de pyramide quadrangulaire tron quée, renversée et percée de cinq trous peu profonds, donnent autant d'indices de pratiques d'un rite mys tique, sans toutefois démontrer aussi clairement leur rôle occulte que le miroir. C'est seulement par l'étude de ces différentes pièces que leur importance se dégage et s'établit. Dans l'Egypte antique, le rituel des dieux relevait directement de la magie. Une révélation semble avoir înitré les premiers pontifes au mystère ; ils sont déten teurs des secrets de l'invisible, que notre science moderne a tant de peine à dégager. La personnalité psychique, — l'astral, — qu'ils nomment le Kha, — le Double, — leur est tellement connue, qu'ils entrent en communication avec elle. Ils affirment que l'être humain n'est qu'un support, qui reçoit d'elle l'inSuence. Dans les tableaux, cette personnalité est
3LA SÉPULTURE DE MYRITHIS f figurée derrière l'individu. Elle procède à des passes, qui mettent à sa nuque « toute force, toute vie ; l'in fluence magique, — c'est le mot des textes, est tout entière derrière lui ». Seul l'acte lui est dévolu. Bas-relief relatif à la naissance d'Aménophis III. En haut, la reine enfante, entourée des Hathor-Sat (les filles d'Hathor;. Le Double portant la bannière sur la tête, s'envole au ciel. Au-dessouJ : Au centre, deux personnages portant sur la tête une flamme qui s'élève en se recourbant, décrivent le geste magnifique du Kha, en levant les bras. A droite et i gauche, des personnages mythiques élèvent d'une main la vie et de l'autre l'abaL-sent vers la terre. Aa dernier registre : Figures de Bés et dcToucrisqui président aux naissances du soleil et, par assimilation, à celle du pharaon, le soleil incarné. A la mort les éléments réunis en ce support se séparaient, mais, de tous, le corps seul cessait de vivre. L'âme, le Ba, représentée par l'hirondelle à tète humaine, partait vers les régions bienheureuses. Le principe vital, le Khou, la flamme émanée du SDleil, retournait à son foyer ; le Double, le Kha quit tait la région mystérieuse du ciel qui lui servait de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA SÉPULTURE DE MYRITHIS 5 un objet fut témoin, scène après scène. C'est de ces pratiques magiques d'alors, si étranges, que je vou drais démêler les origines, pouf ensuite rechercher leur trace dans les traditions qui se répercutèrent jus qu'à nous. » * L'occultisme évident du miroir de Myrithis suffirait, à lui seul, à faire classer la tombe de celle-ci comme celle d'une magicienne. Ce miroir consiste en une lentille de verre convexe étamée, enchâssée sur une sorte de tonnelet d'ivoire, percé à sa circonférence de trous, obturés par des chevilles, et monté sur un long manche, de manière à pouvoir être facilement manié. Une autre pièce semble se rattacher au même ordre de choses. C'est un large anneau d'ivoire, du diamètre d'un bracelet, circulaire à l'extérieur ; mais à l'inté rieur duquel on a, intentionnellement, évidé une large ellipse. Le reste n'appartenait point à l'occul tisme aussi directement. C'est un parchemin, dont tout le haut est occupé par des figures et des signes cabalistiques. Un personnage, dessiné de façon sché matique, et qui, pour tête, a un soleil (i), tient en mains une bannière, ressouvenir de celle qui, dans l'Égypte antique, est appelée « bannière du double ». Derrière lui, sont figurés des corps célestes, entre lesquels s'intercale la formule qu'on retrouve en tête des textes hébraïques de l'Ancien Testament. Enfin, un groupe hiéroglyphique donne une phrase peu (1) Un personnage mystique de l'Hadès égyptien a pour tête un disque solaire.
26 l'initiation Hsible, au milieu de laquelle je crois pouvoir recon naître le mot Per, — commencement, ouverture. Le bas est rempli par trois lignes d'un texte grec, coupé de lacunes, qui rendent difficile la traduction. * * * Un tambourin, en peau de gazelle; des coupes, Tune basse, montée sur pied, l'autre pareille à un haut gobelet ; des figurines d'Anubis, sous sa forme de chacal, gardien dela région infernale; une sta tuette d'Hermès; des lampes, décorées de figures d'Eros; une autre lampe à sept mèches; une sorte d'autel, en forme de pyramide quadrangulaire tron quée, renversée et percée de cinq trous peu profonds, donnent autant d'indices de pratiques d'un rite mys tique, sans toutefois démontrer aussi clairement leur rôle occulte que le miroir. C'est seulement par l'étude de ces différentes pièces que leur importance se dégage et s'établit. Dans l'Egypte antique, le rituel des dieux relevait directement de la magie. Une révélation semble avoir înitré les premiers pontifes au mystère ; ils sont déten teurs des secrets de l'invisible, que notre science moderne a tant de peine à dégager. La personnalité psychique, — l'astral, — qu'ils nomment le Kha, — le Double, — leur est tellement connue, qu'ils entrent en communication avec elle. Ils affirment que l'être humain n'est qu'un support, qui reçoit d'elle l'inSuence. Dans les tableaux, cette personnalité est
3LA SÉPULTURE DE MYRITHIS f figurée derrière l'individu. Elle procède à des passes, qui mettent à sa nuque « toute force, toute vie ; l'in fluence magique, — c'est le mot des textes, est tout entière derrière lui ». Seul l'acte lui est dévolu. Bas-relief relatif à la naissance d'Aménophis III. En haut, la reine enfante, entourée des Hathor-Sat (les filles d'Hathor;. Le Double portant la bannière sur la tête, s'envole au ciel. Au-dessouJ : Au centre, deux personnages portant sur la tête une flamme qui s'élève en se recourbant, décrivent le geste magnifique du Kha, en levant les bras. A droite et i gauche, des personnages mythiques élèvent d'une main la vie et de l'autre l'abaL-sent vers la terre. Aa dernier registre : Figures de Bés et dcToucrisqui président aux naissances du soleil et, par assimilation, à celle du pharaon, le soleil incarné. A la mort les éléments réunis en ce support se séparaient, mais, de tous, le corps seul cessait de vivre. L'âme, le Ba, représentée par l'hirondelle à tète humaine, partait vers les régions bienheureuses. Le principe vital, le Khou, la flamme émanée du SDleil, retournait à son foyer ; le Double, le Kha quit tait la région mystérieuse du ciel qui lui servait de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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