Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1LA KABBALE PRATIQUE 2û5 que je porterai à votre connaissance soit une compi lation des maximes des Gnostiques, Kabbalistes, Théosophes, Esséens et Thérapeutes, non ! c'est la doctrine de la divinité, qui est essentiellement le rap prochement du divin à l'humain, la doctrine de la sagesse, dont parlent l'Écriture, les Prophètes et le Christ, une doctrine dont se doutaient les sages de l'antiquité, quoique leur indépendance les conduisît maintes fois sur les chemins de l'erreur. Ne croyez pas, mon ami, que je veuille vous faire connaître ces bagatelles mystiques, que les Gnostiques de l'Orient, ou les Néoplatoniciens de l'Egypte, en encadrant dans un système les rêveries de différentes nations sous le nom d'une philosophie éclectique, ont cru être la vérité, non ! Vous entendrez des choses sublimes, qui ne sont pas nées de l'erreur, mais qui sont les enfants de la lumière. Vous verrez des choses, mon ami, qui sont à l'épreuve même de l'esprit le plus fort, cherchant la vérité, pourvu que sa volonté soit pure et bonne; des choses, qui ne consistent pas à éveiller le désir de savoir des hommes, qui n'ont pas besoin de mollesse et d'une virilité affaiblie ou d'un système nerveux dérangé, mais des choses qui se présentent avec di gnité aux yeux de celui qui cherche la vérité, parce qu'elles sont les effets de la vérité même. Peut-être bientôt une scène s'ouvrira à vos yeux, par laquelle vous regarderez les œuvres d'un auteur , Swedenborg, dont beaucoup se moquent comme d'u n exalté, sous une tout autre lumière et laquelle d oit vous convaincre, que le grand Fénelon et la Guion,
22o6 l'initiation qui était toute plongée en Dieu, ont atteint un degré d'approximation qui sera éternellement inconcevable à nos philosophes, jusqu'à ce qu'ils se soient démis des enveloppes de leur indépendance, pour vivre complètement dans l'être de tous les êtres. Mais, mon ami, il faut suivre les chemins de la lumière avec prudence, et un esprit: modeste et humble. 11 faut que journellement nous apprenions à nous éteindre nous-mêmes, pour vivre tout en Dieu,, afin que nous ne soyons pas dirigés par cette fierté, qui nous est attachée, sur des chemins de l'erreur, qui sont si proches de cette science. Le penchant vers le miraculeux, mon ami, est fondé dans la nature, comme tout ce qui est physique, pour nous rendre attentifs, afin que l'homme doive se douter des choses qui lui sont cachées, pour lui montrer que des choses plus grandes que l'intelli gence n'en découvre sont encore, cachées à l'intel ligence, pour le conduire en haut chez le Créateur, y témoigner sa soumission et l'adorer avec humilité. Vous connaissant comme un homme, mon ami, qui, dès sa tendre jeunesse, a cherché la vérité, ce n'est plus nécessaire que je vous fasse connaître les premiers principes, qui sont indispensables pour les choses plus élevées. Ce sont la foi en Dieu, à l'im mortalité de l'âme, et l'estime des vérités religieuses. Je vous considère déjà comme un bon chrétien, qui cherche avec k sincérité de l'âme, pour avoir des connaissances plus élevées, et comme à un tel je vous ouvre maintenant de grandes vérités, qui ne sont pas
3LA KABBALE PRATIQUE 20J pour les enfants de la sensualité, parce que leur indé pendance en userait pour les perdre, eux-mêmes et d'autres. La première maxime et la plus importante des chercheurs de la vérité est la suivante : Cherchez avant tout le royaume de Dieu, et tout le reste vous appartiendra. Notre devoir, par conséquent, est de faire de nous des hommes bons et de laisser le reste au Père de l'amour. Ce n'est pas un crime de chercher des découvertes, si la curiosité est contenue, d'étudier les rapports de la nature, pour apprendre à connaître davantage la grandeur de la divinité ; et de remplir toujours plus exactement les lois de l'amour et de l'ordre, cela est louable et devient un devoir; mais à chaque pas, à toute découverte, il faut que l'homme considère avec soumission envers Dieu chaque progrès de sa raison, chaque regard qui pénètre plus profondément dans l'intérieur comme un don de son amour, qui n'est pas l'œuvre de l'homme, mais un don de Dieu, dont on n'ose pas abuser et qu'on n'ose non plus profaner. Rien n'est à nous, mon ami! Tout appartient à l'être de tous les êtres, tout au père de tous les hommes. Si le soleil se reflète dans nôtre âme, la splendeur de notre intérieur est une lumière donnée comme cadeau, qui recule de nous avec l'éloignement du soleil. 11 faudra donc que notre travail soit de mériter l'amour de Dieu, de conserver en nous la toute-présence de sa lumière, de réjouir autrui par cette lumière et d'ac complir la grande loi de l'ordre. Mais vous me direz, mon ami, tout cela est très
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA KABBALE PRATIQUE 2û5 que je porterai à votre connaissance soit une compi lation des maximes des Gnostiques, Kabbalistes, Théosophes, Esséens et Thérapeutes, non ! c'est la doctrine de la divinité, qui est essentiellement le rap prochement du divin à l'humain, la doctrine de la sagesse, dont parlent l'Écriture, les Prophètes et le Christ, une doctrine dont se doutaient les sages de l'antiquité, quoique leur indépendance les conduisît maintes fois sur les chemins de l'erreur. Ne croyez pas, mon ami, que je veuille vous faire connaître ces bagatelles mystiques, que les Gnostiques de l'Orient, ou les Néoplatoniciens de l'Egypte, en encadrant dans un système les rêveries de différentes nations sous le nom d'une philosophie éclectique, ont cru être la vérité, non ! Vous entendrez des choses sublimes, qui ne sont pas nées de l'erreur, mais qui sont les enfants de la lumière. Vous verrez des choses, mon ami, qui sont à l'épreuve même de l'esprit le plus fort, cherchant la vérité, pourvu que sa volonté soit pure et bonne; des choses, qui ne consistent pas à éveiller le désir de savoir des hommes, qui n'ont pas besoin de mollesse et d'une virilité affaiblie ou d'un système nerveux dérangé, mais des choses qui se présentent avec di gnité aux yeux de celui qui cherche la vérité, parce qu'elles sont les effets de la vérité même. Peut-être bientôt une scène s'ouvrira à vos yeux, par laquelle vous regarderez les œuvres d'un auteur , Swedenborg, dont beaucoup se moquent comme d'u n exalté, sous une tout autre lumière et laquelle d oit vous convaincre, que le grand Fénelon et la Guion,
22o6 l'initiation qui était toute plongée en Dieu, ont atteint un degré d'approximation qui sera éternellement inconcevable à nos philosophes, jusqu'à ce qu'ils se soient démis des enveloppes de leur indépendance, pour vivre complètement dans l'être de tous les êtres. Mais, mon ami, il faut suivre les chemins de la lumière avec prudence, et un esprit: modeste et humble. 11 faut que journellement nous apprenions à nous éteindre nous-mêmes, pour vivre tout en Dieu,, afin que nous ne soyons pas dirigés par cette fierté, qui nous est attachée, sur des chemins de l'erreur, qui sont si proches de cette science. Le penchant vers le miraculeux, mon ami, est fondé dans la nature, comme tout ce qui est physique, pour nous rendre attentifs, afin que l'homme doive se douter des choses qui lui sont cachées, pour lui montrer que des choses plus grandes que l'intelli gence n'en découvre sont encore, cachées à l'intel ligence, pour le conduire en haut chez le Créateur, y témoigner sa soumission et l'adorer avec humilité. Vous connaissant comme un homme, mon ami, qui, dès sa tendre jeunesse, a cherché la vérité, ce n'est plus nécessaire que je vous fasse connaître les premiers principes, qui sont indispensables pour les choses plus élevées. Ce sont la foi en Dieu, à l'im mortalité de l'âme, et l'estime des vérités religieuses. Je vous considère déjà comme un bon chrétien, qui cherche avec k sincérité de l'âme, pour avoir des connaissances plus élevées, et comme à un tel je vous ouvre maintenant de grandes vérités, qui ne sont pas
3LA KABBALE PRATIQUE 20J pour les enfants de la sensualité, parce que leur indé pendance en userait pour les perdre, eux-mêmes et d'autres. La première maxime et la plus importante des chercheurs de la vérité est la suivante : Cherchez avant tout le royaume de Dieu, et tout le reste vous appartiendra. Notre devoir, par conséquent, est de faire de nous des hommes bons et de laisser le reste au Père de l'amour. Ce n'est pas un crime de chercher des découvertes, si la curiosité est contenue, d'étudier les rapports de la nature, pour apprendre à connaître davantage la grandeur de la divinité ; et de remplir toujours plus exactement les lois de l'amour et de l'ordre, cela est louable et devient un devoir; mais à chaque pas, à toute découverte, il faut que l'homme considère avec soumission envers Dieu chaque progrès de sa raison, chaque regard qui pénètre plus profondément dans l'intérieur comme un don de son amour, qui n'est pas l'œuvre de l'homme, mais un don de Dieu, dont on n'ose pas abuser et qu'on n'ose non plus profaner. Rien n'est à nous, mon ami! Tout appartient à l'être de tous les êtres, tout au père de tous les hommes. Si le soleil se reflète dans nôtre âme, la splendeur de notre intérieur est une lumière donnée comme cadeau, qui recule de nous avec l'éloignement du soleil. 11 faudra donc que notre travail soit de mériter l'amour de Dieu, de conserver en nous la toute-présence de sa lumière, de réjouir autrui par cette lumière et d'ac complir la grande loi de l'ordre. Mais vous me direz, mon ami, tout cela est très
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.