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1ioo l'initiation çonnique lui-même : tout ce que je peux déclarer n'est que des commentaires sur ses développements historiques. Quant à sa fondation par les moines de Culdée, il y en a bien des confirmations. Ces vieux Anglais chrétiens possédaient les degrés secrets de l'Église d'Alexandrie, grâce auxquels, d'après Origène, ils avaient le pouvoir de communiquer le Logos (en op position avec le récit historique) ; mais ils furent con sidérés comme hérétiques par les papes de Rome. Une tradition, datant de 16o ans, et qui nous vient des Harodim de Londres, raconte que le grade de che valier fut établi par Bruce, après la bataille de Bannockburn, pour les templiers qui avaient combattu dans ses rangs. Cette tradition est erronée. Un érudit, Godfroy Higgins, appuyé par beaucoup d'auteurs ita liens et français, soutient que les Templiers euxmêmes étaient Culdéens, ou Gnostiques, de la Disci pline secrète, et la légende du Graal a là un fonde ment. Une chose certaine c'est que le grade de cheva lier des maîtres Harods ne pouvait appartenir qu'à un chef, un président, ou aux « vieux maîtres des maîtres ». Maintenant même, si quelques-unes de nos corporations sont nommées « très vénérables », ce qui correspond au grade de chevalier, la plupart sont nommés « vénérables », ce qui indique le rang « d'esquire ». Un examen, dans ce but spécial, des vieux registres écossais prouverait, sans doute, la participation ac tive de l'armée à la franc-maçonnerie. Le quartiermaître général Moray est bien connu pour avoir été
2l'origine des hauts grades ioi initié par l'armée en 1641, à Newcastle, par une com mission de la chapelle de Marie, à Edinburg. John Kennedie, comte de Cassilis, était vénérable de la loge de Kilwinning, et il combattit avec Charles Ier, en 1644. Ramsay dit à un nommé G. D... (est-ce le Georges dont parle l'acte de Mundi ?) que le général Monck s'est servi de loges maçonniques pour décider le retour de Charles II en 166o. Au momentde la révolution, en 1688, les registresde Kilwin ning (53 S C) relatent la visite de la Loge, par le lieutenant Joe Levingstone, ainsi que l'initiation de deux dragons des troupes de John Strackane. Plusieurs personnes qui avaient pris part aux soulèvements de 171 5 et 1743, et avaient fui en France, sont connues pour avoir été maçons, et John Drummond, qui fut fait comte de Melfort par les Stuarts, laissa après lui une boîte à tabac sur laquelle étaient gravés les em blèmes maçonniques, ses armes, et une date J. 177o, date à laquelle un grand maître nommé Kilmarnock fut décapité, ainsi que Derwantwater, grand maître pour la France. L. F... W. Logan, dans son histoire de la Loge deGranby(n" 124), qui se soumit à la Grande Loge en 1 763 , nous montre qu'elle se trouva dès 1 738 dans le même cas que la Loge d'Haughfoot et, qu'en 1746 elle eut la visite de quatre officiers du régiment suisse alors en garnison dans la ville de Durham ; en février de la même année, elle en initia d'autres, ainsi qu'un frère servant, qui avait seulement le grade d'apprenti. En 1747, la grande Loge d'Écosse émit une charte de confirmation au 12° régiment d'infanterie, sur
3102 l'initiation une réclamation qu'ils avaient tenu une loge maçon nique depuis i685. J'ai donné, dans un précédent ar ticle, bien d'autres exemples de la propagation de la franc-maçonnerie par l'armée. Ce degré de l'Arche Royale fut bientôt poussé plus loin que « le passage du pont » : sa forme primitive semble faire allusion au récit historique de la décou verte d'un caveau, au temps de Titus Vespasien. A ce récit étaient jointes quelques parties du Rituel des « anciens maçons » ; sauf ces grades spéciaux, la Croix Rouge de Babylone lui était analogue, et le « chevalier de 1 epée » était l'adaptation à l'armée. Un grade important, basé en 1 76o sur la cérémonie du passage du pont, s'est conservé jusqu'à nos jours. On a gardé un vieux registre de 175o qui comporte deux colonnes pour les dates de réception aux deuxième et troisième degrés, et c'est après ceux-ci que commencent ceux nommés Rose-Croix et Croix Rouge. Dans tous les registres de Durham qui font mention des Harodim et des degrés de l'Arche, cette dernière est de date plus moderne et ne vient qu'après les Harodim. Dans un ouvrage sans autorité, le Par/ait Maçon, de 1744» qui semble avoir été fait à l'aide d'un rituel authentique dont les lacunes furent comblées par l'imagination de l'auteur, on pose cette question : « Quel est le nom d'un maître maçon? » Et l'on répond : « Harodim ouMenatzchim. » A cette question ; « Êtes-vous maître écossais? » la réponse est : « J'ai été délivré de la captivité de Babylone. » L'histoire combine le règne de Cyrus et celui de Darius. Vingt ans plus tard, nous avons Les plus
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ioo l'initiation çonnique lui-même : tout ce que je peux déclarer n'est que des commentaires sur ses développements historiques. Quant à sa fondation par les moines de Culdée, il y en a bien des confirmations. Ces vieux Anglais chrétiens possédaient les degrés secrets de l'Église d'Alexandrie, grâce auxquels, d'après Origène, ils avaient le pouvoir de communiquer le Logos (en op position avec le récit historique) ; mais ils furent con sidérés comme hérétiques par les papes de Rome. Une tradition, datant de 16o ans, et qui nous vient des Harodim de Londres, raconte que le grade de che valier fut établi par Bruce, après la bataille de Bannockburn, pour les templiers qui avaient combattu dans ses rangs. Cette tradition est erronée. Un érudit, Godfroy Higgins, appuyé par beaucoup d'auteurs ita liens et français, soutient que les Templiers euxmêmes étaient Culdéens, ou Gnostiques, de la Disci pline secrète, et la légende du Graal a là un fonde ment. Une chose certaine c'est que le grade de cheva lier des maîtres Harods ne pouvait appartenir qu'à un chef, un président, ou aux « vieux maîtres des maîtres ». Maintenant même, si quelques-unes de nos corporations sont nommées « très vénérables », ce qui correspond au grade de chevalier, la plupart sont nommés « vénérables », ce qui indique le rang « d'esquire ». Un examen, dans ce but spécial, des vieux registres écossais prouverait, sans doute, la participation ac tive de l'armée à la franc-maçonnerie. Le quartiermaître général Moray est bien connu pour avoir été
2l'origine des hauts grades ioi initié par l'armée en 1641, à Newcastle, par une com mission de la chapelle de Marie, à Edinburg. John Kennedie, comte de Cassilis, était vénérable de la loge de Kilwinning, et il combattit avec Charles Ier, en 1644. Ramsay dit à un nommé G. D... (est-ce le Georges dont parle l'acte de Mundi ?) que le général Monck s'est servi de loges maçonniques pour décider le retour de Charles II en 166o. Au momentde la révolution, en 1688, les registresde Kilwin ning (53 S C) relatent la visite de la Loge, par le lieutenant Joe Levingstone, ainsi que l'initiation de deux dragons des troupes de John Strackane. Plusieurs personnes qui avaient pris part aux soulèvements de 171 5 et 1743, et avaient fui en France, sont connues pour avoir été maçons, et John Drummond, qui fut fait comte de Melfort par les Stuarts, laissa après lui une boîte à tabac sur laquelle étaient gravés les em blèmes maçonniques, ses armes, et une date J. 177o, date à laquelle un grand maître nommé Kilmarnock fut décapité, ainsi que Derwantwater, grand maître pour la France. L. F... W. Logan, dans son histoire de la Loge deGranby(n" 124), qui se soumit à la Grande Loge en 1 763 , nous montre qu'elle se trouva dès 1 738 dans le même cas que la Loge d'Haughfoot et, qu'en 1746 elle eut la visite de quatre officiers du régiment suisse alors en garnison dans la ville de Durham ; en février de la même année, elle en initia d'autres, ainsi qu'un frère servant, qui avait seulement le grade d'apprenti. En 1747, la grande Loge d'Écosse émit une charte de confirmation au 12° régiment d'infanterie, sur
3102 l'initiation une réclamation qu'ils avaient tenu une loge maçon nique depuis i685. J'ai donné, dans un précédent ar ticle, bien d'autres exemples de la propagation de la franc-maçonnerie par l'armée. Ce degré de l'Arche Royale fut bientôt poussé plus loin que « le passage du pont » : sa forme primitive semble faire allusion au récit historique de la décou verte d'un caveau, au temps de Titus Vespasien. A ce récit étaient jointes quelques parties du Rituel des « anciens maçons » ; sauf ces grades spéciaux, la Croix Rouge de Babylone lui était analogue, et le « chevalier de 1 epée » était l'adaptation à l'armée. Un grade important, basé en 1 76o sur la cérémonie du passage du pont, s'est conservé jusqu'à nos jours. On a gardé un vieux registre de 175o qui comporte deux colonnes pour les dates de réception aux deuxième et troisième degrés, et c'est après ceux-ci que commencent ceux nommés Rose-Croix et Croix Rouge. Dans tous les registres de Durham qui font mention des Harodim et des degrés de l'Arche, cette dernière est de date plus moderne et ne vient qu'après les Harodim. Dans un ouvrage sans autorité, le Par/ait Maçon, de 1744» qui semble avoir été fait à l'aide d'un rituel authentique dont les lacunes furent comblées par l'imagination de l'auteur, on pose cette question : « Quel est le nom d'un maître maçon? » Et l'on répond : « Harodim ouMenatzchim. » A cette question ; « Êtes-vous maître écossais? » la réponse est : « J'ai été délivré de la captivité de Babylone. » L'histoire combine le règne de Cyrus et celui de Darius. Vingt ans plus tard, nous avons Les plus
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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