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1PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. Feuilles Maçonniques L'ORIGINE DES HAUTS GRADES PAR LE FR.\ JOHN YARKER Il est hors de doute que la Maçonnerie Écossaise ait pris naissance en Angleterre à une période très re culée, mais qu'après la Réforme religieuse sa direction fut très relâchée. On attribue généralement ceci à l'in corporation des Maîtres par charte royale ; dès le seizième siècle, on trouve en Écosse nombre de vieux registres qui tous prouvent invariablement que deux degrés étaient pratiqués : l'Apprenti et le Com pagnon. Les constitutions établies par le Conserva teur général Schaw (1598-99) nous apprennent qu'il fallait un postulat dey ans avant de recevoir le pre mier degré, et un second de 7 ans, soumis à un vote de la loge, avant de recevoir le second degré. Un Maître était Président de la loge. Il y eut cependant une Loge Écossaise des frontières de Northumberland,qui semble avoir prévu, i5 ans avant, lesdesseins 7
298 l'initiation [Août de la grande Loge. Nous y reviendrons tout à l'heure. Ses registres comportent plus d'indications que ceux des autres loges, et montrent que, de 1702 à 1763, elle se réunit à Haughfoot, Galashiels, et Selkirck. Elle fut composée d'un certain nombre de seigneurs, désignés chacun par le nom de sa propriété, de leurs serviteurs, et d'une foule d'hommes de loi, de doc teurs, de maçons, etc. Elle n'avait pas de règlement, ne se réunissait qu'une fois par an, le 27 décembre, et nommait « une commission de Cinq », pour recevoir les postulants. La loge n'avait d'autre but que l'encouragement du bon compagnonnage et l'assistance des membres pauvres. Tout d'abord, elle conférait les deux degrés ensemble,mais en 17o7 l'assemblée établit une loi par laquelle, excepté dans les cas spéciaux, il devait y avoir une année d'intervalle entre les deux degrés. Partout où existaient des fraternités de maîtres, ou Harodim. Ordinairement dans les villes épiscopales, un rituel parfait n'était pas nécessaire. Car le caté chisme était plus estimé, pour la préparation de la plupart des membres au premier degré, qui traitait dela construction du second temple. Après que la Loge se fût tenue quelquefois à Selkirck, elle adopta une coutume des Loges Écossaises actives, qui ad mettaient les apprentis et leur adjoignaient deux ins tructeurs. Le siège de Durham renfermait au moins 7 loges, qui se réunirent longtemps après l'établisse ment dela grande loge, d'après un ancien privilège, à Alnwick, Newcastle, Hexham, Gateshead, Sv/aiwell, Sunderland et Durham, et toutes, sauf la der
3J9o3J l'origine des hauts grades 99 nière,avaient une base opérative. La Loge de Sunderland signale les Harodim, de 1756 à 1809, et parle du «passage du pont». La fraternité de l'Arche, à York, fut sans doute, jusquWi74o, composée des anciens Harodim ; ce qui semble le prouver, c'est le témoignage que l'on trouve dans le volume publié en 1743, par d'Assigny, qu'un maçon qui déclarait avoir été admis à l'Arche Royale, à York, fut traité d'imposteur, et qu'un autre, qui avait été reçu à Londres, fut très honoré. Nous sa vons que le rituel de la Durham venait de la maçon nerie d'York et il est probable,par conséquent, que les Harodim de ce comté formaient la fraternité de maîtres d'York, et devaient avoir été introduits par les deuxTrollops d'York ; la charte d'évêché de Gateshead de 1671 était une fantaisie de bibliothécaires. Je donne cette idée pour ce qu'elle vaut. On vient Jus tement de trouver à York, dans les fondations du vieux théâtre, à côté d'une vieille monnaie de 1727, une médaille maçonnique qui porte d'un côté les ins truments maçonniques, et de l'autre l'arche d'alliance juive. Ce fut aussi pendant la période de non-activité dela maçonnerie d'York, 1740-1760, que le grade d'Harodim fut conféré librement dans le comté de Durham.. et nous savons qu'après 1761 la maçonne rie d'York forma l'Arche Royale et l'ordre du Tem ple. Ce dernier prétendait à une origine préchré tienne. Les aperçus que j'ai donnés, tendant à nous mon trer les Harodim comme la source originelle des hauts grades ne sont pas de moi, mais de l'ordre franc-ma
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d'eux conserve la responsabilité exclusive de ses idées. Feuilles Maçonniques L'ORIGINE DES HAUTS GRADES PAR LE FR.\ JOHN YARKER Il est hors de doute que la Maçonnerie Écossaise ait pris naissance en Angleterre à une période très re culée, mais qu'après la Réforme religieuse sa direction fut très relâchée. On attribue généralement ceci à l'in corporation des Maîtres par charte royale ; dès le seizième siècle, on trouve en Écosse nombre de vieux registres qui tous prouvent invariablement que deux degrés étaient pratiqués : l'Apprenti et le Com pagnon. Les constitutions établies par le Conserva teur général Schaw (1598-99) nous apprennent qu'il fallait un postulat dey ans avant de recevoir le pre mier degré, et un second de 7 ans, soumis à un vote de la loge, avant de recevoir le second degré. Un Maître était Président de la loge. Il y eut cependant une Loge Écossaise des frontières de Northumberland,qui semble avoir prévu, i5 ans avant, lesdesseins 7
298 l'initiation [Août de la grande Loge. Nous y reviendrons tout à l'heure. Ses registres comportent plus d'indications que ceux des autres loges, et montrent que, de 1702 à 1763, elle se réunit à Haughfoot, Galashiels, et Selkirck. Elle fut composée d'un certain nombre de seigneurs, désignés chacun par le nom de sa propriété, de leurs serviteurs, et d'une foule d'hommes de loi, de doc teurs, de maçons, etc. Elle n'avait pas de règlement, ne se réunissait qu'une fois par an, le 27 décembre, et nommait « une commission de Cinq », pour recevoir les postulants. La loge n'avait d'autre but que l'encouragement du bon compagnonnage et l'assistance des membres pauvres. Tout d'abord, elle conférait les deux degrés ensemble,mais en 17o7 l'assemblée établit une loi par laquelle, excepté dans les cas spéciaux, il devait y avoir une année d'intervalle entre les deux degrés. Partout où existaient des fraternités de maîtres, ou Harodim. Ordinairement dans les villes épiscopales, un rituel parfait n'était pas nécessaire. Car le caté chisme était plus estimé, pour la préparation de la plupart des membres au premier degré, qui traitait dela construction du second temple. Après que la Loge se fût tenue quelquefois à Selkirck, elle adopta une coutume des Loges Écossaises actives, qui ad mettaient les apprentis et leur adjoignaient deux ins tructeurs. Le siège de Durham renfermait au moins 7 loges, qui se réunirent longtemps après l'établisse ment dela grande loge, d'après un ancien privilège, à Alnwick, Newcastle, Hexham, Gateshead, Sv/aiwell, Sunderland et Durham, et toutes, sauf la der
3J9o3J l'origine des hauts grades 99 nière,avaient une base opérative. La Loge de Sunderland signale les Harodim, de 1756 à 1809, et parle du «passage du pont». La fraternité de l'Arche, à York, fut sans doute, jusquWi74o, composée des anciens Harodim ; ce qui semble le prouver, c'est le témoignage que l'on trouve dans le volume publié en 1743, par d'Assigny, qu'un maçon qui déclarait avoir été admis à l'Arche Royale, à York, fut traité d'imposteur, et qu'un autre, qui avait été reçu à Londres, fut très honoré. Nous sa vons que le rituel de la Durham venait de la maçon nerie d'York et il est probable,par conséquent, que les Harodim de ce comté formaient la fraternité de maîtres d'York, et devaient avoir été introduits par les deuxTrollops d'York ; la charte d'évêché de Gateshead de 1671 était une fantaisie de bibliothécaires. Je donne cette idée pour ce qu'elle vaut. On vient Jus tement de trouver à York, dans les fondations du vieux théâtre, à côté d'une vieille monnaie de 1727, une médaille maçonnique qui porte d'un côté les ins truments maçonniques, et de l'autre l'arche d'alliance juive. Ce fut aussi pendant la période de non-activité dela maçonnerie d'York, 1740-1760, que le grade d'Harodim fut conféré librement dans le comté de Durham.. et nous savons qu'après 1761 la maçonne rie d'York forma l'Arche Royale et l'ordre du Tem ple. Ce dernier prétendait à une origine préchré tienne. Les aperçus que j'ai donnés, tendant à nous mon trer les Harodim comme la source originelle des hauts grades ne sont pas de moi, mais de l'ordre franc-ma
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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