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1'202 L’INITIATION Le 23 octobre, il arrive à Rome et le lendemain il écrit pour raconter sa visite à Saint-Pierre et son admiration. Nous apprenons qu'il a passé par Sienne et par Florence sans s’arrêter dans cette dernière ville. A Sienne il a éprouvé quelques secousses de tremble ment de terre et il a rencontré dans une auberge un ami de \Villermoz, le comte Collovator. On trouvera dans les livres de M. Matter (p. 141) la liste des relations mondaines en Italie. Elles ne nous intéressent guère pour l’étude que nous poursui vous que par les initiations que Saint-Martin aurait pu faire dans leurs rangs. Mais nous n’avons aucune lumière à ce sujet. Le séjour en Italie dura à peu près quatre mois, et nous apprenons par la copie d’une lettre de Villermoz du 6 février 1788 qu’à cette date Saint—Martin revient vers Lyon. Autre nouvelle, très importante, dans la même lettre: 1’Agent a cessé ses apparitions et un sujet qui avait aidé les frères à faire quelques errpériences de lucidité a aussi cessé ses services par suite de son mariage. Or, d’après cette lettre, nous apprenons que Saint— Martin avait annoncé ce qui allait arriver deux ans et demi d’avance à certains frères à l’insu de Willer moz. De là les vifs reproches de ce dernier et la justi fication facile de Saint—Martin.
2LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN l 203 L’AGENT A LYON Nous verrons en étudiant Willermoz que ce départ de l’Agent ne fut qu’éphémère, puisqu’il revint en 1790 et resta, mais c’est à vérifier, jusqu’à 1796. Je dis c’est à vérifier parce que Willermoz nous dit que dans les premiers mois de 1790 « je rendis à l’agent, « sur sademande, plus de quatre-vingts cahiers qui « n'avaient pas été publiés et qu’il a détruits ». RETOUR A PARIS Le passage par Lyon a été rapide, car, le 20 avril, Saint-Martin est à Paris. Il annonce le résultat de négociations poursuivies par le F. de Virieu. Le phi losophe se fait écrire rue Doyenné Saint-Louis du Louvre, 110 .5. Nous savons aussi qu’il est en corres pondance régulière avec Millanois, Grainville, Bory, -Giraud, les frères de Lyon et la personne qu’il désigne par le nom énigmatique de La Mère. ‘ Nous voyons aussi par cette lettre le zèle du frère Zinnovief pour la propagation de l’ordre, car ses amis viennent tous rendre visite à Saint-Martin. Il cite aussi Mme de Wurtemberg, M“ la duchesse de Brissac, M'”" de Gléon, Mme de Saint—Didier. Il annonce son départ pour Amboise. Signalons aussi un petit voyage à Montbéliard chez la duchesse de Wurtemberg, cette même année. Ici se termine une grande phase de la vie de Saint
3204 L'INITIATION Martin. Il a juste quarante—cinq ans et il va se rendre pour la première fois à Strasbourg où il sera conduit jusqu’à I’Esprit de Bœhme par les œuvres du célèbre théosophe allemand. Ses deux dernières lettres à Willermoz vont préparer la transition. ex”! Saint-Martin est arrivé à Strasbourg le 6 juin 1788. Il reparle à mots couverts du vicomte qui aeu des accidents cérébraux graves et qui va mieux. C’est sans doute pour rejoindre Tieman que Saint Martin est allé à Strasbourg où il a vu les Turkheim, Mayer, Salzman. Il annonce l'arrivée à Lyon d’un jeune Américain du nom de Despallières. Autre lettre le 16 décembre 1789 consacrée surtout à la question de savoir si Saint—Martin peut participer aux travaux de la Société des Initiés de Lyon sans être resté maçon. Enfin dernière lettre de la série, le 4 juillet 1790, toujours datée de Strasbourg, mais annonçant un voyage en Touraine fait au printemps de la même année. C'est dans cette lettre que Saint-Martin demande à être définitivement rayé des registres ma çonniques. PAPUS.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1'202 L’INITIATION Le 23 octobre, il arrive à Rome et le lendemain il écrit pour raconter sa visite à Saint-Pierre et son admiration. Nous apprenons qu'il a passé par Sienne et par Florence sans s’arrêter dans cette dernière ville. A Sienne il a éprouvé quelques secousses de tremble ment de terre et il a rencontré dans une auberge un ami de \Villermoz, le comte Collovator. On trouvera dans les livres de M. Matter (p. 141) la liste des relations mondaines en Italie. Elles ne nous intéressent guère pour l’étude que nous poursui vous que par les initiations que Saint-Martin aurait pu faire dans leurs rangs. Mais nous n’avons aucune lumière à ce sujet. Le séjour en Italie dura à peu près quatre mois, et nous apprenons par la copie d’une lettre de Villermoz du 6 février 1788 qu’à cette date Saint—Martin revient vers Lyon. Autre nouvelle, très importante, dans la même lettre: 1’Agent a cessé ses apparitions et un sujet qui avait aidé les frères à faire quelques errpériences de lucidité a aussi cessé ses services par suite de son mariage. Or, d’après cette lettre, nous apprenons que Saint— Martin avait annoncé ce qui allait arriver deux ans et demi d’avance à certains frères à l’insu de Willer moz. De là les vifs reproches de ce dernier et la justi fication facile de Saint—Martin.
2LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN l 203 L’AGENT A LYON Nous verrons en étudiant Willermoz que ce départ de l’Agent ne fut qu’éphémère, puisqu’il revint en 1790 et resta, mais c’est à vérifier, jusqu’à 1796. Je dis c’est à vérifier parce que Willermoz nous dit que dans les premiers mois de 1790 « je rendis à l’agent, « sur sademande, plus de quatre-vingts cahiers qui « n'avaient pas été publiés et qu’il a détruits ». RETOUR A PARIS Le passage par Lyon a été rapide, car, le 20 avril, Saint-Martin est à Paris. Il annonce le résultat de négociations poursuivies par le F. de Virieu. Le phi losophe se fait écrire rue Doyenné Saint-Louis du Louvre, 110 .5. Nous savons aussi qu’il est en corres pondance régulière avec Millanois, Grainville, Bory, -Giraud, les frères de Lyon et la personne qu’il désigne par le nom énigmatique de La Mère. ‘ Nous voyons aussi par cette lettre le zèle du frère Zinnovief pour la propagation de l’ordre, car ses amis viennent tous rendre visite à Saint-Martin. Il cite aussi Mme de Wurtemberg, M“ la duchesse de Brissac, M'”" de Gléon, Mme de Saint—Didier. Il annonce son départ pour Amboise. Signalons aussi un petit voyage à Montbéliard chez la duchesse de Wurtemberg, cette même année. Ici se termine une grande phase de la vie de Saint
3204 L'INITIATION Martin. Il a juste quarante—cinq ans et il va se rendre pour la première fois à Strasbourg où il sera conduit jusqu’à I’Esprit de Bœhme par les œuvres du célèbre théosophe allemand. Ses deux dernières lettres à Willermoz vont préparer la transition. ex”! Saint-Martin est arrivé à Strasbourg le 6 juin 1788. Il reparle à mots couverts du vicomte qui aeu des accidents cérébraux graves et qui va mieux. C’est sans doute pour rejoindre Tieman que Saint Martin est allé à Strasbourg où il a vu les Turkheim, Mayer, Salzman. Il annonce l'arrivée à Lyon d’un jeune Américain du nom de Despallières. Autre lettre le 16 décembre 1789 consacrée surtout à la question de savoir si Saint—Martin peut participer aux travaux de la Société des Initiés de Lyon sans être resté maçon. Enfin dernière lettre de la série, le 4 juillet 1790, toujours datée de Strasbourg, mais annonçant un voyage en Touraine fait au printemps de la même année. C'est dans cette lettre que Saint-Martin demande à être définitivement rayé des registres ma çonniques. PAPUS.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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