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1196 L’lNITIATION encore, cité dans cette lettre, Savalette de Langes dont il a déjà été question et Duchanteau, l'auteur d’un calendrier magique qui sera fort estimé plus tard par Éliphas Lévi. Presque aussitôtsuit une secondelettre(18 mai i 78 I). annonçant, à mots couverts, l’apparition du second volume de Saint-Martin (le Tableau naturel) et nous faisant part d’une courte maladie de l’auteur. Nous entendons parler de M. de Virieu et quel ques notes concernant Court de Gébelin font pressen tir qu’il a dû être initié aux grades inférieurs de la Société. D'Hauterive est parti de Toulouse pour Orléans. La lettre du 7 juillet 1782 concerne des affaires de Willermoz pour lesquelles des fermiers généraux peuvent être utiles. Parmi les noms de ces derniers, nous remarquons celui de Delaage. Saint—Martin parle aussi de l’Influença dans sa lettre. Passons sur le 10 février 1783 pour nous arrêter à . l’envoi du 10 mars de la même année. Cette lettre est un morceau sublime par l’élévation des pensées au tant que par son caractère vraiment chrétien. L’année suivante (1784, 3 février) nous appre nons une grosse nouvelle. Le Philosophe vient de prêter serment à la Société occulte fondée par Mesmer. C’est cette société qui forme le noyau d’où sortira plus tard la Société de l'Harmonie. C’est surtout avec Puységur, qui découvrit la lucidité somnambulique, que travailla Saint-Martin. Le 29 décembre de la même année des détails com plémentaires nous sont fournis. C’est ainsi que nous
2LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN 197 connaissons le quartier qu’habite Saint-Martin (rue de Seine, faubourg Saint-Germain, n° 72) ; la maison doit toujours exister. Nous suivons aussi les recherches de notre auteur au sujet du magnétisme, car il raconte ce qu’il a vu à Buzancy, chez Puységur, où il a pu constater de nombreux cas de guérisons rapides. Incidemment nous constatons que Saint-Martin s’est rendu à la loge la Bienfaisance. Nous apprenons aussi qu’il n’assistera pas aux séances du convent réuni par Savalette de Langes. Enfin remarquons ce jugement sur Cagliostro: « Je regarde cet homme comme le tourment de la vérité. » Ici se termine le grand séjour de Saint—Martin à Paris. Il y a quarante-deux ans. Les événements qui surviennent à Lyon vont avoir une grande influence sur son esprit. WILLERMOZ RÉUSSIT ENFIN SES OPÉRATIONS A LYON Voyage de Saint—Martin auprès de lui. Le 26 avril 1785, nous devinons que Willermoz et ses amis viennent d’obtenir un grand succès dans leurs opérations théurgiques. L’Agent ou Philosophe inconnu que Saint-Martin avait probablement connu dans l’école de Martines vient de se manifester à Lyon. Lorsque nous publierons, si Dieu le permet, notre étude sur Willermoz, on verra que cette mani festation étaitd’une grande importance puisque l’agent matérialisé dicta près de cent cahiers d’enseignement
3I9 8 L’INITIATION et qu’il vint lui-même en brûler plus tard une partie. Nous possédons, dans nos archives, presque tout ce qui a été sauvé. - C’est avec le plus pur esprit de charité et d'humi lité que Saint-Martin félicite son ami de son succès. Et il déclare avec la plus grande franchise que le nom qui signe ses livres est d’origine invisible et ne lui appartient pas à lui—même. « Les torts que j’ai eus de me laisser connaître ne me paraissent pas comparables à ceux d’avoir écrit. Ces derniers ofi‘en saient la chose même, en me mettant à sa place sans son ordre. » L’Ordre viendra bientôt et lèvera bien des scru pules. Notons l‘annonce de l‘envoi d’un ouvrage de Puységur et des nouvelles de M. Tieman. Un mois après, 13 mai I785, on sent combien Saint—Martin brûle d’envie d’aller à Lyon. D'Hauterive est en Angleterre. L’occasion se présente vite et, le 30 juin, Saint-Mar tin annonce son départ de Paris. Un détail à retenir : la Loge Lyonnaise se réunit aux Brofleaux. C’est là que Saint-Martin, déjà Rose-Croix Martinésiste, est inscrit officiellement sur les registres maç.‘., ainsi qu’on le verra plus loin. Il est reçu le lundi 4 juillet à cinq heures, nous apprend une note de la main de \Villermoz. Signalons aussi les livres que Saint-Mar tin emporte pour Charmer les loisirs du voyage: Une bible hébraïque et un dictionnaire pour en aider la traduction. Le séjour à'Lyon, partagé entre les études hermé tiques et théurgiques dure du 30 juin 1785 au i-l-Ërté
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1196 L’lNITIATION encore, cité dans cette lettre, Savalette de Langes dont il a déjà été question et Duchanteau, l'auteur d’un calendrier magique qui sera fort estimé plus tard par Éliphas Lévi. Presque aussitôtsuit une secondelettre(18 mai i 78 I). annonçant, à mots couverts, l’apparition du second volume de Saint-Martin (le Tableau naturel) et nous faisant part d’une courte maladie de l’auteur. Nous entendons parler de M. de Virieu et quel ques notes concernant Court de Gébelin font pressen tir qu’il a dû être initié aux grades inférieurs de la Société. D'Hauterive est parti de Toulouse pour Orléans. La lettre du 7 juillet 1782 concerne des affaires de Willermoz pour lesquelles des fermiers généraux peuvent être utiles. Parmi les noms de ces derniers, nous remarquons celui de Delaage. Saint—Martin parle aussi de l’Influença dans sa lettre. Passons sur le 10 février 1783 pour nous arrêter à . l’envoi du 10 mars de la même année. Cette lettre est un morceau sublime par l’élévation des pensées au tant que par son caractère vraiment chrétien. L’année suivante (1784, 3 février) nous appre nons une grosse nouvelle. Le Philosophe vient de prêter serment à la Société occulte fondée par Mesmer. C’est cette société qui forme le noyau d’où sortira plus tard la Société de l'Harmonie. C’est surtout avec Puységur, qui découvrit la lucidité somnambulique, que travailla Saint-Martin. Le 29 décembre de la même année des détails com plémentaires nous sont fournis. C’est ainsi que nous
2LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN 197 connaissons le quartier qu’habite Saint-Martin (rue de Seine, faubourg Saint-Germain, n° 72) ; la maison doit toujours exister. Nous suivons aussi les recherches de notre auteur au sujet du magnétisme, car il raconte ce qu’il a vu à Buzancy, chez Puységur, où il a pu constater de nombreux cas de guérisons rapides. Incidemment nous constatons que Saint-Martin s’est rendu à la loge la Bienfaisance. Nous apprenons aussi qu’il n’assistera pas aux séances du convent réuni par Savalette de Langes. Enfin remarquons ce jugement sur Cagliostro: « Je regarde cet homme comme le tourment de la vérité. » Ici se termine le grand séjour de Saint—Martin à Paris. Il y a quarante-deux ans. Les événements qui surviennent à Lyon vont avoir une grande influence sur son esprit. WILLERMOZ RÉUSSIT ENFIN SES OPÉRATIONS A LYON Voyage de Saint—Martin auprès de lui. Le 26 avril 1785, nous devinons que Willermoz et ses amis viennent d’obtenir un grand succès dans leurs opérations théurgiques. L’Agent ou Philosophe inconnu que Saint-Martin avait probablement connu dans l’école de Martines vient de se manifester à Lyon. Lorsque nous publierons, si Dieu le permet, notre étude sur Willermoz, on verra que cette mani festation étaitd’une grande importance puisque l’agent matérialisé dicta près de cent cahiers d’enseignement
3I9 8 L’INITIATION et qu’il vint lui-même en brûler plus tard une partie. Nous possédons, dans nos archives, presque tout ce qui a été sauvé. - C’est avec le plus pur esprit de charité et d'humi lité que Saint-Martin félicite son ami de son succès. Et il déclare avec la plus grande franchise que le nom qui signe ses livres est d’origine invisible et ne lui appartient pas à lui—même. « Les torts que j’ai eus de me laisser connaître ne me paraissent pas comparables à ceux d’avoir écrit. Ces derniers ofi‘en saient la chose même, en me mettant à sa place sans son ordre. » L’Ordre viendra bientôt et lèvera bien des scru pules. Notons l‘annonce de l‘envoi d’un ouvrage de Puységur et des nouvelles de M. Tieman. Un mois après, 13 mai I785, on sent combien Saint—Martin brûle d’envie d’aller à Lyon. D'Hauterive est en Angleterre. L’occasion se présente vite et, le 30 juin, Saint-Mar tin annonce son départ de Paris. Un détail à retenir : la Loge Lyonnaise se réunit aux Brofleaux. C’est là que Saint-Martin, déjà Rose-Croix Martinésiste, est inscrit officiellement sur les registres maç.‘., ainsi qu’on le verra plus loin. Il est reçu le lundi 4 juillet à cinq heures, nous apprend une note de la main de \Villermoz. Signalons aussi les livres que Saint-Mar tin emporte pour Charmer les loisirs du voyage: Une bible hébraïque et un dictionnaire pour en aider la traduction. Le séjour à'Lyon, partagé entre les études hermé tiques et théurgiques dure du 30 juin 1785 au i-l-Ërté
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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