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1...<. La r production des articles inédits publiés par [Initiation est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à l’exposé des idées de la Direction, des Membres ‘ du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens.) LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN (2e partie, 1776-1 7go) C’est le 12 juillet 1776 que Saint—Martin arrive à Toulouse. Il faillit s’y marier, si l’on en croit son Portrait historique (303) cité par Matter. ' «J’ai joui, à Toulouse, de la sociétéd’une très aimable famille, les Dubourg, et j’ai en occasion d’y voir MM. Villenouvet, Rochemontès, Quellus, Labadens, Mazade, homme de beaucoup d’esprit. Les charmantes promenades de Rochemontès me resteront longtemps dans la mémoire. La situation est magnifique. J’ai été1 frappé de la bonté des âmes pures que j’ai rencontrées dans la délicieuse famille Dubourg. Il y a été question de quelques velléités de mariage pour moi, premièrement avec l’aînée Dubourg et ensuite avec une Anglaise nommée Mne Rian. Mais tous ces projets se sont évanouis, comme tous ceux qui n’ont tenu qu'aux choses de ce bas monde. Car mille expériences m’ont appris qu’en vain le sort tenterait de me lier à lui et que je n’étais né que pour 13
2I 94 L’INITIATION [mm une seule chose. Heureux, heureux si les circons tances n’eussent pas laissé si souvent ma faiblesse à elle—même et ne m‘eussent pas exposé par là à des cendre au lieu de monter comme je n’aurais dû cesser de le faire. » Pourquoi cela est-il daté I778, alors que les faits se passent deux ans plus tôt ? N’a-t-on pas confondu la date du fait avec celle de sa relation P C’est ce qui doit être probable,car nous relèverons plusieurs erreurs de ce genre dans les « Portraits ». Le séjour à Toulouse n’a pas dû être très long. Mais rien ne nous permet de l’apprécier, car la lettre suivante est datée de Paris, 23 mars I777. Nousy trouvons quelques indications, sur les relations pari siennes du jeune Philosophe qui a maintenant trente— quatre ans. C’est ainsi que nous apprenons que M”‘° de La Croix (la dame de haute importance précédemment indiquée) a reçu une réponse de Caignet, le succes séur de Martinès à la tête de l’Ordre. On ne doit recevoir de femmes dans l’Ordre qu’après examen sévère de leurs facultés supra-humaines et autorisation directe des Guides invisibles. Il faut attendre pour recevoir M. de Brancas ainsi que l’abbé de Grillon. VERSAILLES ET PARIS Saint-Martin fréquente beaucoup chez le prince de Luzignan, et il va fréquemment à Versailles ainsi qu’en témoigne sa lettre du 1" avril I778. Nous . M4J.
31901] LA vu: DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN 195 apprenons aussi, dans cette lettre, les'relations des Martinistes avec Savalette de Langesqui s’occupait tant des conférences et des réunions maçx. à cette époque. A Versailles, Saint—Martin a vu plusieurs frères de l’Ordre: MM. Roger, Boisroger, Mallet, Jance (ou Genet: se demande M. Mattér), Moret, mais la plupart, dit-il, avaient été initiés pour les formes. Les lettres vont maintenant se faire rares et appa— raîtront seulement une fois par an ou peu s’en faut. Après celle du 24 août 1778 signalant l’arrivée d’un paquet de documents envoyé d'Amérique, nous n’en trouvons plus une que le 28 mars I779. Nous y appre— nons la mort du successeur de Martinès à la tête de l’Ordre, le P. Mue Caignet de Lester. On ne sait qui il a nommé pour lui succéder. Les membres les plus actifs de l’Ordre sont à ce moment: Saint-Martin, poursuivant ses initiations individuelles, Willermoz continuant ses recherches poursuivies collectivement ; puis d’Hauterive, de Grainville etquelques autres. Savalette de Langesest à l’écart. Le 18 décembre 1780, Saint—Martin prévient ses amis de Lyon de la curiosité de Mme la maréchale de Noailles, qui, devinanten lui le Philosophe inconnu, est après lui comme un furet. Toutes les précautions doivent être prises pour la dérouter. Cette année il a été passer quelques jours chez le duc de Bouillon. Le 8 mai 1781, nous apprenons la maladie du F. Tavannes, qui part pour Lyon accompagné de Court de Gébelin. Outre ce dernier, nous voyons
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1...<. La r production des articles inédits publiés par [Initiation est formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à l’exposé des idées de la Direction, des Membres ‘ du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens.) LA VIE DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN (2e partie, 1776-1 7go) C’est le 12 juillet 1776 que Saint—Martin arrive à Toulouse. Il faillit s’y marier, si l’on en croit son Portrait historique (303) cité par Matter. ' «J’ai joui, à Toulouse, de la sociétéd’une très aimable famille, les Dubourg, et j’ai en occasion d’y voir MM. Villenouvet, Rochemontès, Quellus, Labadens, Mazade, homme de beaucoup d’esprit. Les charmantes promenades de Rochemontès me resteront longtemps dans la mémoire. La situation est magnifique. J’ai été1 frappé de la bonté des âmes pures que j’ai rencontrées dans la délicieuse famille Dubourg. Il y a été question de quelques velléités de mariage pour moi, premièrement avec l’aînée Dubourg et ensuite avec une Anglaise nommée Mne Rian. Mais tous ces projets se sont évanouis, comme tous ceux qui n’ont tenu qu'aux choses de ce bas monde. Car mille expériences m’ont appris qu’en vain le sort tenterait de me lier à lui et que je n’étais né que pour 13
2I 94 L’INITIATION [mm une seule chose. Heureux, heureux si les circons tances n’eussent pas laissé si souvent ma faiblesse à elle—même et ne m‘eussent pas exposé par là à des cendre au lieu de monter comme je n’aurais dû cesser de le faire. » Pourquoi cela est-il daté I778, alors que les faits se passent deux ans plus tôt ? N’a-t-on pas confondu la date du fait avec celle de sa relation P C’est ce qui doit être probable,car nous relèverons plusieurs erreurs de ce genre dans les « Portraits ». Le séjour à Toulouse n’a pas dû être très long. Mais rien ne nous permet de l’apprécier, car la lettre suivante est datée de Paris, 23 mars I777. Nousy trouvons quelques indications, sur les relations pari siennes du jeune Philosophe qui a maintenant trente— quatre ans. C’est ainsi que nous apprenons que M”‘° de La Croix (la dame de haute importance précédemment indiquée) a reçu une réponse de Caignet, le succes séur de Martinès à la tête de l’Ordre. On ne doit recevoir de femmes dans l’Ordre qu’après examen sévère de leurs facultés supra-humaines et autorisation directe des Guides invisibles. Il faut attendre pour recevoir M. de Brancas ainsi que l’abbé de Grillon. VERSAILLES ET PARIS Saint-Martin fréquente beaucoup chez le prince de Luzignan, et il va fréquemment à Versailles ainsi qu’en témoigne sa lettre du 1" avril I778. Nous . M4J.
31901] LA vu: DE CLAUDE DE SAINT-MARTIN 195 apprenons aussi, dans cette lettre, les'relations des Martinistes avec Savalette de Langesqui s’occupait tant des conférences et des réunions maçx. à cette époque. A Versailles, Saint—Martin a vu plusieurs frères de l’Ordre: MM. Roger, Boisroger, Mallet, Jance (ou Genet: se demande M. Mattér), Moret, mais la plupart, dit-il, avaient été initiés pour les formes. Les lettres vont maintenant se faire rares et appa— raîtront seulement une fois par an ou peu s’en faut. Après celle du 24 août 1778 signalant l’arrivée d’un paquet de documents envoyé d'Amérique, nous n’en trouvons plus une que le 28 mars I779. Nous y appre— nons la mort du successeur de Martinès à la tête de l’Ordre, le P. Mue Caignet de Lester. On ne sait qui il a nommé pour lui succéder. Les membres les plus actifs de l’Ordre sont à ce moment: Saint-Martin, poursuivant ses initiations individuelles, Willermoz continuant ses recherches poursuivies collectivement ; puis d’Hauterive, de Grainville etquelques autres. Savalette de Langesest à l’écart. Le 18 décembre 1780, Saint—Martin prévient ses amis de Lyon de la curiosité de Mme la maréchale de Noailles, qui, devinanten lui le Philosophe inconnu, est après lui comme un furet. Toutes les précautions doivent être prises pour la dérouter. Cette année il a été passer quelques jours chez le duc de Bouillon. Le 8 mai 1781, nous apprenons la maladie du F. Tavannes, qui part pour Lyon accompagné de Court de Gébelin. Outre ce dernier, nous voyons
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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