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1LA corvsrrrnrron DE L’HOMME 199 Chez vous, c’est cet admirable père Jean, passant dans une assemblée de braves commerçants,s’arrêtant tout à coup pour faire prier l‘un d’eux de venir lui\ parler et de recevoir l’absolution. Cet homme qui se portait admirablement, mourait brusquement le len demain matin. Qui nous dira le nom de cette faculté qui permet de voir l‘ange de la Mort planer au-dessus d’un être humain ? C’est encore le père Jean qui, supplié par une pauvre femme dont le mari, après avoir accompli un crime qu’il a avoué, passe le len demain en jugement, lui dit de prier avec lui, puis lui annonce que, contre toute vraisemblance logique, son mari lui sera rendu. Le lendemain, à la faveur d’une discussion entre les jurés et les magistrats, le mari est acquitté par le jury. ' C’est Gichtel délivrant sa patrie et battant les troupes victorieuses de Louis XIV sans avoir jamais rien commandé à titre militaire et sans sortir de sa chambre; c’est Swedenborg voyant à distance; c’est Jeanne d’Arc étonnant les stratégistes par ses con— naissances militaires; c’est saint Antoine de Padoue apparaissant à deux endroits très éloignés en même temps, et, plus près de nous, c’est un de nos maîtres ‘ vénérés, laissant les: ennuis s’appesantir sur lui, mais délivrant, par la brusque confusion des témoins et l’annihilation des dossiers, un pauvre magnétiseur injustement poursuivi. Tous ces chevaliers du Christ vivant, tous ces hommes qui prouvent la vérité de sa parole par les actes, accomplis en son nom, tous les révélateurs de cet Ischouah, dont les adaptations ont été si magistralement mises à jour par M. de Saint
2200 L’INITIATION Yves, qui donc nous donnera la clef du principe qu’ils manifestent ici-bas ? Les faits prouvent que ces facultés existent en dehors des mots vides par lesquels on voudrait les nier. Et, de même que le principe tirant son origine de la matière, le corps est développé par la nutrition de même que le principe tirant son origine de la vie, l’âme, est développé par l‘amour et la passion, de même que, dans l’esprit, la méditation cultive la pensée, de même ces facultés supra-humaines mani festent un principe qui partout, et dans tous les centres, ne se montre que par l’exercice des mêmes œuvres et des mêmes efforts dont tous se résument en ces deux : l’Humilz’te’ et la Prière. On voit, d’après toutes ces considérations, combien les aspects de la constitution humaine sont multiples et quelle peine nous aurions à faire la synthèse de toutes ces analyses si la nature n’avait horreur des complications et si elle n’avait pas montré depuis longtemps, à ceux qui savent regarder, la simplicité de ses enseignements. C’est avec raison que notre maître Claude de Saint— Martin nous dit qu’il faut toujours étudier la nature par l’homme et non l’homme par la nature, car ce merveilleux microcosme renferme en lui toutes les lois cosmiques. Ce n’est pas dans des analyses com pliquées, ce n’est pas au sein de travaux ardus que nous trouverons la clef de cette vue synthétique que nous recherchons, c’est le doigt de la main qui nous la criera en nous montrant sa construction en trois parties, tout comme le corps tout entier nous répète
3LA CONSTITUTION DE L’HOMME 2OË la même loi trinitaire par sa constitution en ventre, poitrine et tête. Au ventre répond analogiquement le corps et ses lois; à la poitrine, l’âme,la vie et l’amour; à la tête, l’idée et l’esprit. Ces trois principes mani festent enfin leur synthèse dans l’unité du visage dont les fenêtres indiquent l’état des centres. C’est en effet sur la langue que le médecin verra l’état du ventre ; c’est sur les joues et à la racine du nez qu’il verra se peindre les troubles des poumons et du cœur; enfin les yeux indiqueront par les troubles pupil laires l’état de l’encéphale. Dans un autre ordre d’idées, une femme connaissant les enseignements de la physiognomonie, verra, quand on lui fait une décla ration, quels sont les mobiles du soupirant. Celui-ci est-il guidé par le simple instinct, les lèvres seules trembleront; est-ce une véritable passion sentimen— tale. les narines frémiront; enfin, est—ce une comédie déjà jouée souvent, les yeux seront seuls mis en jeu, et Dieu sait comme ce cas est fréquent! ‘ Un corps, une âme, un esprit, synthétisés dans l’unité supérieure des éléments supra-humains, cor pus, anima et spiritus. Telle est la définition de saint Paul et telle est celle qui nous apparaît après cette revue de la constitution de l’homme. Parmi ces prin cipes, c’est l’intermédiaire qui retiendra surtout notre attention, car il donne la clef de beaucoup de phéno mènes occultes. Ce principe, c’est le corps causal et lumineux des anciens: causal, parce qu’il est la cause des formes organiques ; lumineux, parce que tel il apparaît aux yeux des voyants, c’est le corps astral de Paracelse et
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA corvsrrrnrron DE L’HOMME 199 Chez vous, c’est cet admirable père Jean, passant dans une assemblée de braves commerçants,s’arrêtant tout à coup pour faire prier l‘un d’eux de venir lui\ parler et de recevoir l’absolution. Cet homme qui se portait admirablement, mourait brusquement le len demain matin. Qui nous dira le nom de cette faculté qui permet de voir l‘ange de la Mort planer au-dessus d’un être humain ? C’est encore le père Jean qui, supplié par une pauvre femme dont le mari, après avoir accompli un crime qu’il a avoué, passe le len demain en jugement, lui dit de prier avec lui, puis lui annonce que, contre toute vraisemblance logique, son mari lui sera rendu. Le lendemain, à la faveur d’une discussion entre les jurés et les magistrats, le mari est acquitté par le jury. ' C’est Gichtel délivrant sa patrie et battant les troupes victorieuses de Louis XIV sans avoir jamais rien commandé à titre militaire et sans sortir de sa chambre; c’est Swedenborg voyant à distance; c’est Jeanne d’Arc étonnant les stratégistes par ses con— naissances militaires; c’est saint Antoine de Padoue apparaissant à deux endroits très éloignés en même temps, et, plus près de nous, c’est un de nos maîtres ‘ vénérés, laissant les: ennuis s’appesantir sur lui, mais délivrant, par la brusque confusion des témoins et l’annihilation des dossiers, un pauvre magnétiseur injustement poursuivi. Tous ces chevaliers du Christ vivant, tous ces hommes qui prouvent la vérité de sa parole par les actes, accomplis en son nom, tous les révélateurs de cet Ischouah, dont les adaptations ont été si magistralement mises à jour par M. de Saint
2200 L’INITIATION Yves, qui donc nous donnera la clef du principe qu’ils manifestent ici-bas ? Les faits prouvent que ces facultés existent en dehors des mots vides par lesquels on voudrait les nier. Et, de même que le principe tirant son origine de la matière, le corps est développé par la nutrition de même que le principe tirant son origine de la vie, l’âme, est développé par l‘amour et la passion, de même que, dans l’esprit, la méditation cultive la pensée, de même ces facultés supra-humaines mani festent un principe qui partout, et dans tous les centres, ne se montre que par l’exercice des mêmes œuvres et des mêmes efforts dont tous se résument en ces deux : l’Humilz’te’ et la Prière. On voit, d’après toutes ces considérations, combien les aspects de la constitution humaine sont multiples et quelle peine nous aurions à faire la synthèse de toutes ces analyses si la nature n’avait horreur des complications et si elle n’avait pas montré depuis longtemps, à ceux qui savent regarder, la simplicité de ses enseignements. C’est avec raison que notre maître Claude de Saint— Martin nous dit qu’il faut toujours étudier la nature par l’homme et non l’homme par la nature, car ce merveilleux microcosme renferme en lui toutes les lois cosmiques. Ce n’est pas dans des analyses com pliquées, ce n’est pas au sein de travaux ardus que nous trouverons la clef de cette vue synthétique que nous recherchons, c’est le doigt de la main qui nous la criera en nous montrant sa construction en trois parties, tout comme le corps tout entier nous répète
3LA CONSTITUTION DE L’HOMME 2OË la même loi trinitaire par sa constitution en ventre, poitrine et tête. Au ventre répond analogiquement le corps et ses lois; à la poitrine, l’âme,la vie et l’amour; à la tête, l’idée et l’esprit. Ces trois principes mani festent enfin leur synthèse dans l’unité du visage dont les fenêtres indiquent l’état des centres. C’est en effet sur la langue que le médecin verra l’état du ventre ; c’est sur les joues et à la racine du nez qu’il verra se peindre les troubles des poumons et du cœur; enfin les yeux indiqueront par les troubles pupil laires l’état de l’encéphale. Dans un autre ordre d’idées, une femme connaissant les enseignements de la physiognomonie, verra, quand on lui fait une décla ration, quels sont les mobiles du soupirant. Celui-ci est-il guidé par le simple instinct, les lèvres seules trembleront; est-ce une véritable passion sentimen— tale. les narines frémiront; enfin, est—ce une comédie déjà jouée souvent, les yeux seront seuls mis en jeu, et Dieu sait comme ce cas est fréquent! ‘ Un corps, une âme, un esprit, synthétisés dans l’unité supérieure des éléments supra-humains, cor pus, anima et spiritus. Telle est la définition de saint Paul et telle est celle qui nous apparaît après cette revue de la constitution de l’homme. Parmi ces prin cipes, c’est l’intermédiaire qui retiendra surtout notre attention, car il donne la clef de beaucoup de phéno mènes occultes. Ce principe, c’est le corps causal et lumineux des anciens: causal, parce qu’il est la cause des formes organiques ; lumineux, parce que tel il apparaît aux yeux des voyants, c’est le corps astral de Paracelse et
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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