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1106 L‘INITIATION le nombre 9. Le mage est, dans le corps du grand Adam, une des cellules du système nerveux cons cient. C’est en lui que se montrent, au plus haut degré, la‘libCrté, la spontanéité, la puissance direc— trice; il est un Dieu dans l‘univers, comme la cellule nerveuse l’est pour les cellules fibreuses et sanguines qui lui obéissent. Mais au mystique appartiennent les qualifications les plus proches de celle du Verbe universel qui cir— cule partout, qui s'immole à tous les instants, sur la croix des points cardinaux de l’espace; ainsi le sang va partout porter la vie, dynamiser les organes en— gourdis, se battre contre les agents perturbateurs ve nus du dehors, donner aux cellules graisseuses la force de se sacrifier en combattant la maladie, etc. C’est donc là le rôle le plus difficile, puisqu’il s’agit de donner sa vie. Les deux premières voies, en effet, sont le développement logique, graduel et incessant, dans le sens du bien, de la force individuelle de l’être; mais celle-ci demande à l’ego de mourir à Soi-même sans cesse et sans hésitation, de sacrifier sans regrets ses attaches les plus profondes, de supprimer ses ten dances les plus intimes, d’oublier complètement tout ce qui nous constitue nous-mêmes. Je n’irai pas plus loin dans le développement un peu décousu de ces quelques idées; j’ai voulu indi— quer une fois de plus une méthode de recherches, que d'autres ont maniée magistralement; j’essaierai une autre fois de l’appliquer à l’étude de l’état social, et j’espère pouvoir alors être plus clair et plus ins tructif. SÉDIR.
2PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d’eux conserve la responsabilité exclusive de Ses idées.) Il!me Lay-Fenvielle et Julia Aujourd’hui tout le monde a entendu parler de la voyante de la place Saint—Georges, on a raconté dans la plupart des journaux de nombreux traits de luci dité, des études ont été publiées un peu partout sur ce cas de médiumnité; on pourrait donc croire que le sujet est épuisé, qu’il ne reste plus rien à en dire. Je crois cependant qu’il pourrait être intéressant de montrer qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène banal de spiritisme, qu’il y a quelque chose qui sort de l’or dinaire. ‘ Il y a eu et il y a encore des médiums plus extraor dinaires que Mme Lay-Fonvielle, nous connaissons les lévitations, les apports, les matérialisations et bien d’autres phénomènes surprenants; M“‘° Lay-Fonvielle ne produit rien de tout cela, elle ne présente qu’une seule médiumnité, laquelle n’est pas très rare, la mé diumnité à incarnations. Tout le monde sait ce que c’est qu’un médium à incarnations: un vivant, homme ou femme, se tient assis, immobile, dans une passivité complète, aidé
3108 L’ISITIATION généralement par la lecture d'une prière ; au bout d'un temps variable, souvent très court, le médium pré— sente quelques phénomènes nerveux, généralement quelques secousses dans les membres, puis le calme revient et sa personnalité est changée, un désincarné parle par sa bouche; du moins c'est ainsi qu’on inter prète les faits. Il est très difficile de dire exactement ce qui se passe, l’aspect du sujet est assez semblable à celui d’un somnambule magnétique, seulement, tandis que ce dernier parle en son propre nom, raconte ce qu’il voit sans cesser d’être lui-même, le médium à incar nations dit aussi ce qu’il voit, mais prétend être l’es— prit d’un mort, incarné dans un vivant dont l’esprita été déplacé. Il n’y a pas d’autre preuve immédiate de la vérité de cette affirmation que l’affirmation elle— même. La lucidité, le récit des choses connues seule ment du désincarné, ne sont pas des preuves suffi santes, le somnambulisme magnétique lucide donne les mêmes résultats. Il est vrai que les spirites peu vent nous défier de prouver que le somnambulisme lucide n’est pas lui-même aidé par des esprits. Je ne veux pas trancher la question, je me contenterai de dire que, si les preuves immédiates font défaut, nous avons, dans certains cas, des circonstances éloignées qui démontrent l’intervention d’une entité de l’in visible. C’est justement le cas pour Mme Lay—Fon— vielle. Dans le cas de ce médium, l’entité qui se manifeste presque toujours est une petite fille, morte à cinq ans et disant s’appeler Julia. Quelquefois une autre petite
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1106 L‘INITIATION le nombre 9. Le mage est, dans le corps du grand Adam, une des cellules du système nerveux cons cient. C’est en lui que se montrent, au plus haut degré, la‘libCrté, la spontanéité, la puissance direc— trice; il est un Dieu dans l‘univers, comme la cellule nerveuse l’est pour les cellules fibreuses et sanguines qui lui obéissent. Mais au mystique appartiennent les qualifications les plus proches de celle du Verbe universel qui cir— cule partout, qui s'immole à tous les instants, sur la croix des points cardinaux de l’espace; ainsi le sang va partout porter la vie, dynamiser les organes en— gourdis, se battre contre les agents perturbateurs ve nus du dehors, donner aux cellules graisseuses la force de se sacrifier en combattant la maladie, etc. C’est donc là le rôle le plus difficile, puisqu’il s’agit de donner sa vie. Les deux premières voies, en effet, sont le développement logique, graduel et incessant, dans le sens du bien, de la force individuelle de l’être; mais celle-ci demande à l’ego de mourir à Soi-même sans cesse et sans hésitation, de sacrifier sans regrets ses attaches les plus profondes, de supprimer ses ten dances les plus intimes, d’oublier complètement tout ce qui nous constitue nous-mêmes. Je n’irai pas plus loin dans le développement un peu décousu de ces quelques idées; j’ai voulu indi— quer une fois de plus une méthode de recherches, que d'autres ont maniée magistralement; j’essaierai une autre fois de l’appliquer à l’étude de l’état social, et j’espère pouvoir alors être plus clair et plus ins tructif. SÉDIR.
2PARTIE PHILOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École, sans aucune distinction, et chacun d’eux conserve la responsabilité exclusive de Ses idées.) Il!me Lay-Fenvielle et Julia Aujourd’hui tout le monde a entendu parler de la voyante de la place Saint—Georges, on a raconté dans la plupart des journaux de nombreux traits de luci dité, des études ont été publiées un peu partout sur ce cas de médiumnité; on pourrait donc croire que le sujet est épuisé, qu’il ne reste plus rien à en dire. Je crois cependant qu’il pourrait être intéressant de montrer qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène banal de spiritisme, qu’il y a quelque chose qui sort de l’or dinaire. ‘ Il y a eu et il y a encore des médiums plus extraor dinaires que Mme Lay-Fonvielle, nous connaissons les lévitations, les apports, les matérialisations et bien d’autres phénomènes surprenants; M“‘° Lay-Fonvielle ne produit rien de tout cela, elle ne présente qu’une seule médiumnité, laquelle n’est pas très rare, la mé diumnité à incarnations. Tout le monde sait ce que c’est qu’un médium à incarnations: un vivant, homme ou femme, se tient assis, immobile, dans une passivité complète, aidé
3108 L’ISITIATION généralement par la lecture d'une prière ; au bout d'un temps variable, souvent très court, le médium pré— sente quelques phénomènes nerveux, généralement quelques secousses dans les membres, puis le calme revient et sa personnalité est changée, un désincarné parle par sa bouche; du moins c'est ainsi qu’on inter prète les faits. Il est très difficile de dire exactement ce qui se passe, l’aspect du sujet est assez semblable à celui d’un somnambule magnétique, seulement, tandis que ce dernier parle en son propre nom, raconte ce qu’il voit sans cesser d’être lui-même, le médium à incar nations dit aussi ce qu’il voit, mais prétend être l’es— prit d’un mort, incarné dans un vivant dont l’esprita été déplacé. Il n’y a pas d’autre preuve immédiate de la vérité de cette affirmation que l’affirmation elle— même. La lucidité, le récit des choses connues seule ment du désincarné, ne sont pas des preuves suffi santes, le somnambulisme magnétique lucide donne les mêmes résultats. Il est vrai que les spirites peu vent nous défier de prouver que le somnambulisme lucide n’est pas lui-même aidé par des esprits. Je ne veux pas trancher la question, je me contenterai de dire que, si les preuves immédiates font défaut, nous avons, dans certains cas, des circonstances éloignées qui démontrent l’intervention d’une entité de l’in visible. C’est justement le cas pour Mme Lay—Fon— vielle. Dans le cas de ce médium, l’entité qui se manifeste presque toujours est une petite fille, morte à cinq ans et disant s’appeler Julia. Quelquefois une autre petite
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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