Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1196 L’INITIATION “1 .H.‘.?m de l’Ordre pour la province de Basse-Allemagne. C'est alors qu’il entra en relation avec Henri Marshall, grand maître pour la province de la Haute—Saxe, qui avait reçu son diplôme de lord Darnley, grand maître pour la province d’Angleterre. Le chef suprême de tout l’Ordre était alors Charles Stuart, le Prétendant, et son titre secret était eques a penna rubriz. Ces détails sont nécessaires, pour montrerque Hund a été un réalisateur d’un ordre déjà existant, à_l’exten sion duquel il a consacré sa fortune et sa vie, et non 1 pas un imposteur, comme ont voulu le faire croire ‘ certains auteurs profanes ou simples maçons que l’illuminisme épouvante partout où ils le rencontrent. Grâce à la collaboration de Hund et de Marshall, l’Ordre prit vite une grande extension. L’obéissance absolue, à laquelle étaient astreints les membres, lui fit donner le nom de Stricte Observance. Plus tard nous aborderons, si nous en avons le loisir, l’étude des divisions et des enseignements de cet Ordre, ainsi que des divers détails des réceptions et des grades. Notons seulementun fait: c’est le nom latin désignant chacun des chevaliers de l’Ordre. C’est une remarque importante, car cela nous permettra, à tout moment, de différencier les Templiers des Martinistes qui con servaient toujours leur nom personnel. C’est ainsi que Hund était eques ab ense Voici quelles furent les loges principales, fondées sous l’impulsion de Hund et de Marshall, etleur siège : A Dresde; A Leipzig ;
2CHARLES GO’I‘THELF DE HUND 197 A Altembourg, loge d’A rchz'mède aux Trois Tables à Dessins (1742). A Sachsenfeld, [tige aux Trois Roses, fondée en 1743,‘ par le comte Solms Sachsenfeld (1708 1789) A Naumbourg, loge des Trois Marteaux (rétablie en 1754). Les provinces eurent plusieurs distributions dont voici les deux principales : 1" Division. 2‘ Division. I. Aragon . Basse-Allemagne. 11. Auvergne Auvergne. 111. Languedoc Languedoc. IV. Léon Italie. V. Bourgogne Grèce. VI. Grande-Bretagne Autriche. VII. Basse-Allemagne Lombardie. VIII. Italie Russie. IX. Grèce Suède. A cette époque, l’Allemagne était le centre de culture d’une foule de systèmes plus ou moins maçon niques, relatifs aux hauts grades. Et ici, qu’on me per— mette une parenthèse. Me suis—je assez fait traiter d’ignorant et d’imaginatif, pour avoir osé présenter Ramsay comme l'ardent disciple de Fénelon (Marti— nisme et Franc-Maçonnerie, p. 11)! Ignorant, je le suis, car j’ai la certitude de ne rien savoir, et cette ' »\*. ‘._I,
3198 L'INITIATION certitude s’accroît avec les années. lmaginatif,j’espère l’être aussi. Mais, dans le cas actuel, les flèches de la critique doivent atteindre M. Matter et son si bel ouvrage sur Fénelon qui m’a été d’un précieuxseeours. A côté de la Stricte Observance, voici, avec les dates, les systèmes alors répandus en Allemagne: 1755. —— Système Rosaïque, propagé en Allemagne et en Suède, de 1755 à 1761, parRosà. Voué à l’étude de l’Alchimie, de la Théosophie, de Cosmosophie et de Mécanique. 1756-1787. —Loge des Architectes Africains,fondée à Berlin par Kippen. Voué à l’étude de l’histoire des Sociétés secrètes. Loge des Illuminés. Loge des nouveaux Rose-Croix (Schrepfer et Wœl mer). Loge des Frères Asiatiques, créée, en 1780, en Au triche (B. Ecker d’Eckhofen; Bohemann, fondateur de la communauté). Loge des frères de la Croix, fondée, en 1777, en Silésie. Cette invasion de systèmes divers devait forcément amener de graves difficultés au malheureux réalisa teur, d‘après la loi : l’z'nz’tie’ tuera l’initiateur. Cela ne manqua pas d’arriver. Un comptable, émigré en Allemagne à la suite de gros déficits, appelé Becker ou Leucht, que certains auteurs considèrent comme d’origine juive, et qui pre nait le nom de Johnson a Fuhnen, prétendit avoir été envoyé par les chefs suprêmes d’Écosse, avec le titre de grand prieur.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1196 L’INITIATION “1 .H.‘.?m de l’Ordre pour la province de Basse-Allemagne. C'est alors qu’il entra en relation avec Henri Marshall, grand maître pour la province de la Haute—Saxe, qui avait reçu son diplôme de lord Darnley, grand maître pour la province d’Angleterre. Le chef suprême de tout l’Ordre était alors Charles Stuart, le Prétendant, et son titre secret était eques a penna rubriz. Ces détails sont nécessaires, pour montrerque Hund a été un réalisateur d’un ordre déjà existant, à_l’exten sion duquel il a consacré sa fortune et sa vie, et non 1 pas un imposteur, comme ont voulu le faire croire ‘ certains auteurs profanes ou simples maçons que l’illuminisme épouvante partout où ils le rencontrent. Grâce à la collaboration de Hund et de Marshall, l’Ordre prit vite une grande extension. L’obéissance absolue, à laquelle étaient astreints les membres, lui fit donner le nom de Stricte Observance. Plus tard nous aborderons, si nous en avons le loisir, l’étude des divisions et des enseignements de cet Ordre, ainsi que des divers détails des réceptions et des grades. Notons seulementun fait: c’est le nom latin désignant chacun des chevaliers de l’Ordre. C’est une remarque importante, car cela nous permettra, à tout moment, de différencier les Templiers des Martinistes qui con servaient toujours leur nom personnel. C’est ainsi que Hund était eques ab ense Voici quelles furent les loges principales, fondées sous l’impulsion de Hund et de Marshall, etleur siège : A Dresde; A Leipzig ;
2CHARLES GO’I‘THELF DE HUND 197 A Altembourg, loge d’A rchz'mède aux Trois Tables à Dessins (1742). A Sachsenfeld, [tige aux Trois Roses, fondée en 1743,‘ par le comte Solms Sachsenfeld (1708 1789) A Naumbourg, loge des Trois Marteaux (rétablie en 1754). Les provinces eurent plusieurs distributions dont voici les deux principales : 1" Division. 2‘ Division. I. Aragon . Basse-Allemagne. 11. Auvergne Auvergne. 111. Languedoc Languedoc. IV. Léon Italie. V. Bourgogne Grèce. VI. Grande-Bretagne Autriche. VII. Basse-Allemagne Lombardie. VIII. Italie Russie. IX. Grèce Suède. A cette époque, l’Allemagne était le centre de culture d’une foule de systèmes plus ou moins maçon niques, relatifs aux hauts grades. Et ici, qu’on me per— mette une parenthèse. Me suis—je assez fait traiter d’ignorant et d’imaginatif, pour avoir osé présenter Ramsay comme l'ardent disciple de Fénelon (Marti— nisme et Franc-Maçonnerie, p. 11)! Ignorant, je le suis, car j’ai la certitude de ne rien savoir, et cette ' »\*. ‘._I,
3198 L'INITIATION certitude s’accroît avec les années. lmaginatif,j’espère l’être aussi. Mais, dans le cas actuel, les flèches de la critique doivent atteindre M. Matter et son si bel ouvrage sur Fénelon qui m’a été d’un précieuxseeours. A côté de la Stricte Observance, voici, avec les dates, les systèmes alors répandus en Allemagne: 1755. —— Système Rosaïque, propagé en Allemagne et en Suède, de 1755 à 1761, parRosà. Voué à l’étude de l’Alchimie, de la Théosophie, de Cosmosophie et de Mécanique. 1756-1787. —Loge des Architectes Africains,fondée à Berlin par Kippen. Voué à l’étude de l’histoire des Sociétés secrètes. Loge des Illuminés. Loge des nouveaux Rose-Croix (Schrepfer et Wœl mer). Loge des Frères Asiatiques, créée, en 1780, en Au triche (B. Ecker d’Eckhofen; Bohemann, fondateur de la communauté). Loge des frères de la Croix, fondée, en 1777, en Silésie. Cette invasion de systèmes divers devait forcément amener de graves difficultés au malheureux réalisa teur, d‘après la loi : l’z'nz’tie’ tuera l’initiateur. Cela ne manqua pas d’arriver. Un comptable, émigré en Allemagne à la suite de gros déficits, appelé Becker ou Leucht, que certains auteurs considèrent comme d’origine juive, et qui pre nait le nom de Johnson a Fuhnen, prétendit avoir été envoyé par les chefs suprêmes d’Écosse, avec le titre de grand prieur.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.