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114 ..«.... r._v5 yv :- w ._ . . .. Lu. 1- product 11 est formellement interdite. à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à l‘exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens.) L’ILLUMINISME EN ALLEMAGNE CHARLES GIJTTHELF DE Illlllll‘ Et la Stricte Observance L’histoire de la Stricte Observance, dans ses diverses manifestations, est utile à connaître pour les Marti nistes, car on a quelquefois confondu, à cause de la mise en jeu des Supérieurs Inconnus, ce régime avec le Martinisme, ce qui est une erreur. Nous laisserons de côté, dans cette étude, toute polémique et toute réponse à des attaques dont le Martinisme n’a guère à se soucier. Il en a vu bien d’autres, et il ne s’en porte pas plus mal, au contraire Les chevaliers laïques du Christ sont assez aidés dans tous les plans, pour venir à bout de leur tâche, Occupons-nous donc, pour l’instant, de l’histoire de l’œuvre de réalisation de de Hund, en nous appuyant sur des travaux publiés en Allemagne, qui nous per— mettront d’éclairer certains points, laissés obscurs par ..r 7
2194 L’INITIATION [0Écmnax les auteurs qui se sont occupés, en France, de cette question. Charles Gotthelf de Hund est né en 1722. Sa famille (Hund et Alten—Grotkau) était une des plus anciennes de la Silésie. On la trouve mentionnée dans des chartes dès l’an 1300, et, en 1480,un bur grave de Glatz portait le nom de Hund et Alten Grotkau. A l’époque de la guerre de Trente ans, Wenceslas de Hund et Alten-Grotkau était président du tribunal de Liegnitz. Les ravages de la guerre et de la peste le forcèrent à abandonner ses biens pour chercher un refuge à Fraustadt. Pendant cette émigration, il perdit sa femme. De retour à Liegnitz, il trouva ses terres dévastées, et dut, au moment de les remettre en valeur, s’enfuir de nouveau en Pologne, en abandonnant la Silésie à une nouvelle invasion. Il mourut de misère en 1637, laissant quatre fils. L’aîné, à force de courage et d’intelligence, remiten valeur les biens paternels, mais il mourutà trente-trois ans, non marié. Ses trois frères fondèrent, par contre, trois nouvelles branches de la famille, et c’estàl’ainée de ces branches qu’appartient l’homme qui nous inté« resse. Charles Gotthelf de Hund était mineur quand son père mourut. En entrant dans le monde, il posé s-édait les terres de Moenau, Kittlitz, Rauden, Metz d‘orf, Berwalde, Ober-Gebelzig, Klein-Fœrstchen, Jerchwitz, Lierka, et Nuder Gobelzig. ' Fils unique, il fut l’objet des soins tout particuliers de la part de sa mère et de son tuteur. C’est ainsi qu’on le laissa téter jusqu’à l’âge de neufans, et «plus
3I 00 CHARLES GOT‘THELF DE HUND I 5 9 gt..L4 fllîi tard encore, sa mère, quand ellé rencontrait quelque part une nourrice vigoureuse et saine, lui faisait donner le sein par cette femme ». En 1737, il allavsuivre les cours de l’Université de Leipzig, et en 1739 il commença à voyager sous la tutelle du colonel de Schœnberg; il avait dix—sept ans. A la suite de son amour pour la fille de son tuteur, amour terminé par la mort prématurée de la jeune fille, le jeune seigneur fit le serment de ne pas se marier. En 1741, à dix-neuf ans, il vint à Paris, où il embrassa en secret, et. parait—il, pour plaire à une grande dame, le catholicisme. En 174.2,n0us le trouvons à Francfort,où il assiste au couronnement de l’empereur Charles VI, et où l’Électenr de Cologne le nomma Chambellan. il paraît qu’il n’a jamais eu droit au titre de baron dont l’ont décoré la plupart des historiens. A l’âge de vingt ans, le 20 mars I742, il se fait rece— voir dansla loge maçonnique de F rancfort. Cette loge appartenait au système de Clermont, et, comme telle, se vouait à la réalisation et à la continuation de l'œuvre des Templiers, en même temps qu’à la défense des Stuarts (1). En 1743, de Hund fut reçu Templier et fut pré senté au Prétendant. En même temps, il était nommé, dans une réunion tenue à Maestricht, grand maître (t) La plupart des Loges Jacobites ont pratiqué le système Templier, système adapté spécialement aux hommes d’action, et essentiellement aristocratique. Le Templier moderne n’a jamais été un démagogue; il est plus vraiment anticlérical et surtout antipapiste qu’ennemi de la Royauté.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
114 ..«.... r._v5 yv :- w ._ . . .. Lu. 1- product 11 est formellement interdite. à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE Cette partie est réservée à l‘exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Rédaction et à la reproduction des classiques anciens.) L’ILLUMINISME EN ALLEMAGNE CHARLES GIJTTHELF DE Illlllll‘ Et la Stricte Observance L’histoire de la Stricte Observance, dans ses diverses manifestations, est utile à connaître pour les Marti nistes, car on a quelquefois confondu, à cause de la mise en jeu des Supérieurs Inconnus, ce régime avec le Martinisme, ce qui est une erreur. Nous laisserons de côté, dans cette étude, toute polémique et toute réponse à des attaques dont le Martinisme n’a guère à se soucier. Il en a vu bien d’autres, et il ne s’en porte pas plus mal, au contraire Les chevaliers laïques du Christ sont assez aidés dans tous les plans, pour venir à bout de leur tâche, Occupons-nous donc, pour l’instant, de l’histoire de l’œuvre de réalisation de de Hund, en nous appuyant sur des travaux publiés en Allemagne, qui nous per— mettront d’éclairer certains points, laissés obscurs par ..r 7
2194 L’INITIATION [0Écmnax les auteurs qui se sont occupés, en France, de cette question. Charles Gotthelf de Hund est né en 1722. Sa famille (Hund et Alten—Grotkau) était une des plus anciennes de la Silésie. On la trouve mentionnée dans des chartes dès l’an 1300, et, en 1480,un bur grave de Glatz portait le nom de Hund et Alten Grotkau. A l’époque de la guerre de Trente ans, Wenceslas de Hund et Alten-Grotkau était président du tribunal de Liegnitz. Les ravages de la guerre et de la peste le forcèrent à abandonner ses biens pour chercher un refuge à Fraustadt. Pendant cette émigration, il perdit sa femme. De retour à Liegnitz, il trouva ses terres dévastées, et dut, au moment de les remettre en valeur, s’enfuir de nouveau en Pologne, en abandonnant la Silésie à une nouvelle invasion. Il mourut de misère en 1637, laissant quatre fils. L’aîné, à force de courage et d’intelligence, remiten valeur les biens paternels, mais il mourutà trente-trois ans, non marié. Ses trois frères fondèrent, par contre, trois nouvelles branches de la famille, et c’estàl’ainée de ces branches qu’appartient l’homme qui nous inté« resse. Charles Gotthelf de Hund était mineur quand son père mourut. En entrant dans le monde, il posé s-édait les terres de Moenau, Kittlitz, Rauden, Metz d‘orf, Berwalde, Ober-Gebelzig, Klein-Fœrstchen, Jerchwitz, Lierka, et Nuder Gobelzig. ' Fils unique, il fut l’objet des soins tout particuliers de la part de sa mère et de son tuteur. C’est ainsi qu’on le laissa téter jusqu’à l’âge de neufans, et «plus
3I 00 CHARLES GOT‘THELF DE HUND I 5 9 gt..L4 fllîi tard encore, sa mère, quand ellé rencontrait quelque part une nourrice vigoureuse et saine, lui faisait donner le sein par cette femme ». En 1737, il allavsuivre les cours de l’Université de Leipzig, et en 1739 il commença à voyager sous la tutelle du colonel de Schœnberg; il avait dix—sept ans. A la suite de son amour pour la fille de son tuteur, amour terminé par la mort prématurée de la jeune fille, le jeune seigneur fit le serment de ne pas se marier. En 1741, à dix-neuf ans, il vint à Paris, où il embrassa en secret, et. parait—il, pour plaire à une grande dame, le catholicisme. En 174.2,n0us le trouvons à Francfort,où il assiste au couronnement de l’empereur Charles VI, et où l’Électenr de Cologne le nomma Chambellan. il paraît qu’il n’a jamais eu droit au titre de baron dont l’ont décoré la plupart des historiens. A l’âge de vingt ans, le 20 mars I742, il se fait rece— voir dansla loge maçonnique de F rancfort. Cette loge appartenait au système de Clermont, et, comme telle, se vouait à la réalisation et à la continuation de l'œuvre des Templiers, en même temps qu’à la défense des Stuarts (1). En 1743, de Hund fut reçu Templier et fut pré senté au Prétendant. En même temps, il était nommé, dans une réunion tenue à Maestricht, grand maître (t) La plupart des Loges Jacobites ont pratiqué le système Templier, système adapté spécialement aux hommes d’action, et essentiellement aristocratique. Le Templier moderne n’a jamais été un démagogue; il est plus vraiment anticlérical et surtout antipapiste qu’ennemi de la Royauté.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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