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1L'OCCULTE A L’EXPOSITION 7 , ,. i .... . -:.-;- .—-—-—«w—;.._. prochant plus de la gymnastique psychique que des pouvoirs théurgiques réels. De ces diverses méthodes, les Aïssaouahs ont retenu seulement le retard de l’expiration, qu’ils produisent en aspirant les vapeurs de benjoin. Pour le reste, ils tirent leurs pratiques de la théurgie plus que de la magie. Il y a cependant, pour le physiologiste, une étude très intéressante à faire sur l’action des secousses de la boite cranienne dans la production de l’hypnose ou, plutôt, de l’insensibilité spéciale développée par les Aïssaouahs. Car, ainsi que j’ai pu le contrôler, l’opérateur“ se souvient parfaitement de tout ce qu'il a fait à l'état de transe, il a, de plus, la possibilité, dans cet état, d’arrêter ou de faire couler le sang pendant son expé rience. Cela prouve l’action directe sur le centre astral et cela nous permet de rattacher les pratiques des Aïs saouahs à celles des derviches et de poser ainsi les bases du maniement des forces occultes en Orient. De ce que, dans la séance qu’ils nous ont donnée, les Aïssaouahs semblent avoir écarté toute jonglerie de leurs expériences, il ne s’ensuit pas que toujours le même fait se produise. Il est fort possible que les bains ' d’alun soient employés pour rendre les pieds et le ventre rebelles à la coupure, 'et la bouche ou les bras rebelles au feu ; mais le charme des serpents, le verre brisé avec les dents, la feuille de cactus restent encore ' pour défier toute jonglerie. , Nous avons eu l’idée de vérifier non seulement le M A .\.. A- .W.._ .., u.wæ...æ..».u—\«a.—«-rWN-«w-æwv ’ ,..,‘,—.. .,. ‘ -... M‘_.’X \ _<u... \ ’ '——J‘——-— .— . ,,
28 L'INITIATION côté patent, mais encore le côté occulte des faits pro duits par ces Arabes et nous avons fait examiner avec soin les réactions produites en astral par ces divers phénomènes. Au premier aspect, il est indéniable que les Ais saouahs sont assistés d'entités astrales farouches. Ces êtres astraux, à lumière rouge, sont des esprits de ba taille, de haine et de discorde. Ils ont, en général, des aspects d’animaux et, seuls, ceux qui assistent le chef de la séance ont des têtes humaines. Chacun des sens des Aïssaouahs a un esprit particulier. Pendant la séance, voici ce qui se passe. Sous l’in— fluence de la musique, des psaumes et des paroles magiques, une sorte de vapeur blanchâtre monte des centres terrestres, s’insinue le long de la colonne ver tébrale de l’opérateur et gagne le cervelet; c’est alors que l’hypnose spéciale commence. Quand les faits sont produits et qu’ils ne sont pas dus à la jonglerie, le sang qui ne sort pas sur le plan physique coule au contraire en astral et les opérateurs en sont inondés. Quand les expériences sont terminées, une vapeur noire descend du cervelet et gagne les centres terrestres en suivant la moelle épinière et les plexus sympa thiques. ’ Une fois à l’état normal, les Aïssaouahs sont les meilleurs garçons du monde et l’on ne peut qu’être intéressé par leur conversation vive et enjouée. Les noms des opérateurs sont les suivants : Hadi Ali fait les expériences avec le feu et les serpents.
3L’OCCULTE A L'EXPOSITION g _ , , T . . e.. .....r1 me, . .....<_v.. . ... .. q Iv iVflb_ W w . _. Hadj Abdelkaderse transperce avec des aiguilles, s’introduit un bistouri dans l’orbite, danse sur un sabre, avale des scorpions vivants, marche sur une pelle rougie au feu et la lèche. Hadj Mobamed plante le clou dans sa tête. Abdelkader charme les serpents, avale des pierres et mâche le verre. Nous aurons peut-être à revenir sur cette question, mais nous pensons que les renseignements ci-dessus intéresseront assez nos lecteurs pour le moment. PAPUS. L’INITIATION AhûlllMl@llh” CORRESPONDANCE INÉDITE D’Alb. Poisson au F22: RBTde St—Digz’er, alchimiste Sens, 4 avril 1892. MON CHER MONSIEUR, Mon ami et maître Papus me communique votre dernière lettre et me prie d’entrer en correspondance avec vous,j’ai saisi avec empressement l’occasion; les alchimistes sont rares aujourd’hui, on les peut comp ter ces courageux chercheurs qui, à la face de la science moderne, étudient au risque de passer pour illuminés la vieille alchimie. Permettez-moi tout d’abord de me présenter à vous. Albert Poisson, étudiant en médecine, chimiste, qui, (I) On a voulu, dans un but commercial, faire jouer un rôle bizarre à notre ami feu Alb. Poisson (Philophotes) dans je ne sais quelles petites loges Où il était entré sur notre demande. Nous chargeons Poisson de répondre lui-même à ces obscurs et anonymes calomniateurs en publiant la correspondance suivante. Les manuscrits inédits de Poisson, qui sont en la pos session d'un de nos F;;: dévoués, paraîtront quand Il sera nécessaire. Ces lettres suffisent pour remettreles calomniateurs à leur vraie place. P.\PUS.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L'OCCULTE A L’EXPOSITION 7 , ,. i .... . -:.-;- .—-—-—«w—;.._. prochant plus de la gymnastique psychique que des pouvoirs théurgiques réels. De ces diverses méthodes, les Aïssaouahs ont retenu seulement le retard de l’expiration, qu’ils produisent en aspirant les vapeurs de benjoin. Pour le reste, ils tirent leurs pratiques de la théurgie plus que de la magie. Il y a cependant, pour le physiologiste, une étude très intéressante à faire sur l’action des secousses de la boite cranienne dans la production de l’hypnose ou, plutôt, de l’insensibilité spéciale développée par les Aïssaouahs. Car, ainsi que j’ai pu le contrôler, l’opérateur“ se souvient parfaitement de tout ce qu'il a fait à l'état de transe, il a, de plus, la possibilité, dans cet état, d’arrêter ou de faire couler le sang pendant son expé rience. Cela prouve l’action directe sur le centre astral et cela nous permet de rattacher les pratiques des Aïs saouahs à celles des derviches et de poser ainsi les bases du maniement des forces occultes en Orient. De ce que, dans la séance qu’ils nous ont donnée, les Aïssaouahs semblent avoir écarté toute jonglerie de leurs expériences, il ne s’ensuit pas que toujours le même fait se produise. Il est fort possible que les bains ' d’alun soient employés pour rendre les pieds et le ventre rebelles à la coupure, 'et la bouche ou les bras rebelles au feu ; mais le charme des serpents, le verre brisé avec les dents, la feuille de cactus restent encore ' pour défier toute jonglerie. , Nous avons eu l’idée de vérifier non seulement le M A .\.. A- .W.._ .., u.wæ...æ..».u—\«a.—«-rWN-«w-æwv ’ ,..,‘,—.. .,. ‘ -... M‘_.’X \ _<u... \ ’ '——J‘——-— .— . ,,
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3L’OCCULTE A L'EXPOSITION g _ , , T . . e.. .....r1 me, . .....<_v.. . ... .. q Iv iVflb_ W w . _. Hadj Abdelkaderse transperce avec des aiguilles, s’introduit un bistouri dans l’orbite, danse sur un sabre, avale des scorpions vivants, marche sur une pelle rougie au feu et la lèche. Hadj Mobamed plante le clou dans sa tête. Abdelkader charme les serpents, avale des pierres et mâche le verre. Nous aurons peut-être à revenir sur cette question, mais nous pensons que les renseignements ci-dessus intéresseront assez nos lecteurs pour le moment. PAPUS. L’INITIATION AhûlllMl@llh” CORRESPONDANCE INÉDITE D’Alb. Poisson au F22: RBTde St—Digz’er, alchimiste Sens, 4 avril 1892. MON CHER MONSIEUR, Mon ami et maître Papus me communique votre dernière lettre et me prie d’entrer en correspondance avec vous,j’ai saisi avec empressement l’occasion; les alchimistes sont rares aujourd’hui, on les peut comp ter ces courageux chercheurs qui, à la face de la science moderne, étudient au risque de passer pour illuminés la vieille alchimie. Permettez-moi tout d’abord de me présenter à vous. Albert Poisson, étudiant en médecine, chimiste, qui, (I) On a voulu, dans un but commercial, faire jouer un rôle bizarre à notre ami feu Alb. Poisson (Philophotes) dans je ne sais quelles petites loges Où il était entré sur notre demande. Nous chargeons Poisson de répondre lui-même à ces obscurs et anonymes calomniateurs en publiant la correspondance suivante. Les manuscrits inédits de Poisson, qui sont en la pos session d'un de nos F;;: dévoués, paraîtront quand Il sera nécessaire. Ces lettres suffisent pour remettreles calomniateurs à leur vraie place. P.\PUS.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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