Fetching
One moment.
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One moment.
14 L’INITIATION s’arrête. C‘est alors que l‘opérateur fait des exercices parmi lesquels nous choisirons les principaux pour les décrire. Tout d’abord un opérateur se traverse la peau du ventre avec une pointe effilée. Aucune goutte de sang ne surgit, aucune marque de douleur. Il mange un morceau de la feuille si piquante de la figue de Barbarie. Un autre opérateur prend un sabre examiné d’abord minutieusement par les spectateurs et dont le tran chant est spécialement bien aflilé. Il fait tenir ce sabre par deux collègues et, pieds nus, il se dresse de toute sa hauteur sur le tranchant de la lame. De même il se couche sur le sabre, tout le poids du corps portant sur le ventre placé sur le tranchant de la lame. Le troisième opérateur, voulant montrer que le sang peut surgir à volonté, laisse saigner dans les deux ex périences qu’il nous présente. La première, c’est de projeter l‘œil en avant en introduisant une lame afli lée dans l’orbite; la seconde, c’est de se faire enfoncer par un assistant un sabre dans le ventre de près de O“‘,IO. L’assistant avaitïl‘air 'plus mal à son aise que l’opérateur parfaitement calme et gardant le souvenir de toutes ses expériences. C’est alors que le chef entre en scène. Il débute en arrachant avec ses dents la tête d’un serpent vivant introduite dans sa bouche. Puis il mange la moitié d'un verre à boire et fait suivre cette opération de la déglutition de quelques cailloux. Enfin il éteint dans sa bouche de petites torches dont il promène impuné ment la flamme sur ses bras. ..',.‘Waæ...,nMw M‘4w—vwæ— . A..
2L’OCCUL’I‘E A L’EXPOSITION 5 Le dernier opérateur que nous avons vu expéri menter fait peut«être l’expérience la plus saisissante. Il s’enfonce dans la tête, au niveau de la rencontre de l’occipital et des pariétaux, une longue pointe d’acier. Il y allait de si bon cœur qu’ayant commencé à en foncer le clou avec des briques, il en a cassé deux et a dû terminer l’opération avec un objet plus solide. Nous avons mesuré la pointe quand elle a été en— foncée et nous l’avons remesurée après l’opération; elle était entrée de 120 millimètres dans la tête, le double,à peu près, de l’épaisseur de la boîte cranienne à ce niveau. Après chaque expérience, l’opérateur vient se faire réveiller par le chef ou celui qui en fait fonction et, pour le réveil comme pour la mise en sommeil, la musique et les litanies sont nécessaires. Ce qu‘il faut surtout remarquer, c’est la fermeture, sous les yeux des spectateurs, et progressivement, des plaies faites par les divers instruments employés. La vie apparaît là dans ses lois les plus secrètes. ’: ou Telles sont les expériences présentées; nous allons maintenant les analyser au point de vue des objec tions qu’on peut présenter. Est-ce dela simple jonglerie? Est-ce de l’hallucination collective ? Est—ce le résultat d'un entraînement purement phy siologique ? ‘ C’est ce que nous allons nous demander. Dans l’Inde, on voit fréquemment des yoguis mettre
36 L’INITIATION un enfant dans un panier, percer ce panier de tous côtés avec des sabres. Le sang coule; mais quand on ouvre le panier, l’enfant sort sain et sauf. Trois officiers anglais, voulant se rendre compte de la certitude du phénomène, firent l’expérience sui— vante: l’un écrivit ce qu’il voyait, le second le des sina et le troisième en prit des photographies. C’est ce dernier qui trouva la clef de l’énigme en démon trant que la plaque n’était pas impressionnée et qu'il s’agissait d‘un simple fait de suggestion mentale. Aussi, après avoir éliminé l’hypothèse de jonglerie, en examinant avec soin les instruments employés et les plaies produites, nous sommes amenés à nous demander s’il ne s’agit pas d'hallucination collective. Voilà pourquoi nous avons prié notre ami Rosabis d’assister à la séance avec un appareil photogra phique susceptible de prendre des instantanés au I/[ 20 de seconde, même dans cette faible lumière. Tous les faits produits ont pu être enregistrés pho tographiquement et leur réalité est ainsi prouvée. Voyons un peu ce qui a rapport à l’entraînement physiologique. Les diverses méthodes de la Yoga ont pour but de dynamiser les élémentaux des plans inférieurs en mettant à leur disposition des forces des plans supé rieurs arrêtées un moment dans leur évolution. Ainsi l’arrêt de l’expiration est un des moyens d’entraînement les plus usités dans les écoles orien tales. En joignant les modifications de la circulation par les attitudes et l'illumination des idées par la ten sion méditative, on arrive à certains pouvoirs se rap— W“"”“Ww*ww'm ..‘L
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
14 L’INITIATION s’arrête. C‘est alors que l‘opérateur fait des exercices parmi lesquels nous choisirons les principaux pour les décrire. Tout d’abord un opérateur se traverse la peau du ventre avec une pointe effilée. Aucune goutte de sang ne surgit, aucune marque de douleur. Il mange un morceau de la feuille si piquante de la figue de Barbarie. Un autre opérateur prend un sabre examiné d’abord minutieusement par les spectateurs et dont le tran chant est spécialement bien aflilé. Il fait tenir ce sabre par deux collègues et, pieds nus, il se dresse de toute sa hauteur sur le tranchant de la lame. De même il se couche sur le sabre, tout le poids du corps portant sur le ventre placé sur le tranchant de la lame. Le troisième opérateur, voulant montrer que le sang peut surgir à volonté, laisse saigner dans les deux ex périences qu’il nous présente. La première, c’est de projeter l‘œil en avant en introduisant une lame afli lée dans l’orbite; la seconde, c’est de se faire enfoncer par un assistant un sabre dans le ventre de près de O“‘,IO. L’assistant avaitïl‘air 'plus mal à son aise que l’opérateur parfaitement calme et gardant le souvenir de toutes ses expériences. C’est alors que le chef entre en scène. Il débute en arrachant avec ses dents la tête d’un serpent vivant introduite dans sa bouche. Puis il mange la moitié d'un verre à boire et fait suivre cette opération de la déglutition de quelques cailloux. Enfin il éteint dans sa bouche de petites torches dont il promène impuné ment la flamme sur ses bras. ..',.‘Waæ...,nMw M‘4w—vwæ— . A..
2L’OCCUL’I‘E A L’EXPOSITION 5 Le dernier opérateur que nous avons vu expéri menter fait peut«être l’expérience la plus saisissante. Il s’enfonce dans la tête, au niveau de la rencontre de l’occipital et des pariétaux, une longue pointe d’acier. Il y allait de si bon cœur qu’ayant commencé à en foncer le clou avec des briques, il en a cassé deux et a dû terminer l’opération avec un objet plus solide. Nous avons mesuré la pointe quand elle a été en— foncée et nous l’avons remesurée après l’opération; elle était entrée de 120 millimètres dans la tête, le double,à peu près, de l’épaisseur de la boîte cranienne à ce niveau. Après chaque expérience, l’opérateur vient se faire réveiller par le chef ou celui qui en fait fonction et, pour le réveil comme pour la mise en sommeil, la musique et les litanies sont nécessaires. Ce qu‘il faut surtout remarquer, c’est la fermeture, sous les yeux des spectateurs, et progressivement, des plaies faites par les divers instruments employés. La vie apparaît là dans ses lois les plus secrètes. ’: ou Telles sont les expériences présentées; nous allons maintenant les analyser au point de vue des objec tions qu’on peut présenter. Est-ce dela simple jonglerie? Est-ce de l’hallucination collective ? Est—ce le résultat d'un entraînement purement phy siologique ? ‘ C’est ce que nous allons nous demander. Dans l’Inde, on voit fréquemment des yoguis mettre
36 L’INITIATION un enfant dans un panier, percer ce panier de tous côtés avec des sabres. Le sang coule; mais quand on ouvre le panier, l’enfant sort sain et sauf. Trois officiers anglais, voulant se rendre compte de la certitude du phénomène, firent l’expérience sui— vante: l’un écrivit ce qu’il voyait, le second le des sina et le troisième en prit des photographies. C’est ce dernier qui trouva la clef de l’énigme en démon trant que la plaque n’était pas impressionnée et qu'il s’agissait d‘un simple fait de suggestion mentale. Aussi, après avoir éliminé l’hypothèse de jonglerie, en examinant avec soin les instruments employés et les plaies produites, nous sommes amenés à nous demander s’il ne s’agit pas d'hallucination collective. Voilà pourquoi nous avons prié notre ami Rosabis d’assister à la séance avec un appareil photogra phique susceptible de prendre des instantanés au I/[ 20 de seconde, même dans cette faible lumière. Tous les faits produits ont pu être enregistrés pho tographiquement et leur réalité est ainsi prouvée. Voyons un peu ce qui a rapport à l’entraînement physiologique. Les diverses méthodes de la Yoga ont pour but de dynamiser les élémentaux des plans inférieurs en mettant à leur disposition des forces des plans supé rieurs arrêtées un moment dans leur évolution. Ainsi l’arrêt de l’expiration est un des moyens d’entraînement les plus usités dans les écoles orien tales. En joignant les modifications de la circulation par les attitudes et l'illumination des idées par la ten sion méditative, on arrive à certains pouvoirs se rap— W“"”“Ww*ww'm ..‘L
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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