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110 L’lNlTIATION organisme ou nébuleuse, est un œuf; un germe enve loppé de ses vésicules germinative, vitelline, albumi neuse, et de la coquille ;ou encore une matrice dans laquelle dort le fœtus, entouré par l’amnion, le sac ombilical, l’allantoïs et le chorion. Ces contenants et contenus (i) sont les substances ou principes (2) des individus; dans l‘univers, nous les appelons es sences (3), modes (4) ou éléments (5). . L’horizon de pareilles conceptions, commun à tous les atomes et à tous les mondes, est ce fameux cercle dont le centre est partout, mais dont la circonférence n’est nulle part. La sphère la plus vaste, la plus du— rable etla plus subtile que l’on puisse concevoir comme appartenant encoreà un être donné constitue la limite ' de son individualité, de sa grandeur etde son immorta lité, son œuf de feu (6) ou corps causal (7); en elle viennent se résoudre les clichés des diverses phases de cet être, purifiés à l’infini par leur passage à travers les couches intérieures ;)commencement de toute ma nifestation centralisée, elle représente l’éternel total de l’individu dont les divers aspects ou personnalités se succèdent dans le temps triple. Les globes situés à l’intérieur de ce halo de lumière sont de moins en moins glorieux et de moins en moins (1) Bain: et dehi; sharira et sImriri. (2) Oupadhi, véhicules; roupa, formes. (3) Talliua, états d’être. (4) Tanmatra. mesures ou dimensions. (51 Bhouta, ne pas confondre avec les corps simples de la science. (6) Tédjasi-roupa, le corps glorieux. (7) Karàna-sharira.
2DES GLOIRES DANS DES GLOIRES Il durables ; leur absence et leur présence deviennent périodiques. Nous disons d’un être réduit à sa gloire inextinguible (1) qu’il est en liberté (2) ou en solu tion (3) si dans l’enveloppe de feu existe une sphère aérienne (4), l’être est plongé dans l’extase du pa radis (5); le purgatoire (6) est son immersion dans une aura liquide (7); enfin la présence d’un noyau phy sique (8) fait dire qu’il est incarné ou lié (9), qu’il vit dans le monde élémentaire (10). Le nombre des sphères est au complet pendantl’in— carnation; de sorte que l’homme est à la fois un animal sur terre, un fantôme dans le monde astral, un ange dans le ciel, et Dieu dans l’univers; et pour se sentir tel, et pour s’assurer de la réalité de ces mondes inconnus, il lui suffit d’élargir sa conscience, actuellement concentrée dans la matière et immergée dans le corps, depuis la plante des pieds jusqu’à l’ex trémité des cheveux. La volonté permet à quelques uns, pendantla vie, et la nature réserve à tous, après la mort, cette expérience. La mort est l’expansion-de chaque être dans les gloires planétaires, jusqu’à la‘ limite de son mérite, dont l’épuisement détermine une nouvelle compacfion, création ou renaissance de cet ' * 1m Me (x) Nirväna, tranqurllité à l’abri du soufile. (z) Moksha, celui «qui l’atteint s’appelle un Moultti. (3) Laya. , (4) Vayor—mapa. (5) Swarga ou Sueur—laize, le Déræhm Thibétains. (6) Bhouvar-lolra, Kama-lo/m, Yama-lo/sa. (7) Apo-roupa, Linga-sharira, corps astral, Tchaya. (8) Prfihvi—roupa, Sthoulæslmn’ra, Kêy‘a. (g) Baddha. (10) Bhour-loka. . e.- " ie_ .
312 L’INITIATION être. La sphère du feu formant la limite normale de la conscience humaine, et le cycle intégral de chaque incarnation franchissant deux fois chaque aura ter restre, à l’aller et au retour, le voyage ordinaire com porte sept étapes. Sur la lyre à sept cordes, les initiateurs ont chanté ce septuple pèlerinage, et le chant immortel vibre à travers les siècles. Dans le mode aigu qui descend de l‘empyrée à la terre, ils ont dit comment la Monade ou être en liberté se contracte et s’alourdit successive— ment dans l’orbe immense de Saturne, aïeul des dieux et prince de l’âge d'or, puis dans le cercle éthéré de son fils Jupiter, roi bienfaisant de la race d’argent, et enfin dans la sphère dont le symbole est Mars, san glant et abhorré, porte d’airain de notre prison de fer. Dans le mode grave, qui s'élève de notre monde cor ruptible au ciel des fixes, ils ont vu l’être délivré, le pudique lotus s’épanouirv sous la lumière croissante de la lune ambiguë, se dilater jusqu’à l’océan d’amour où surgit l’adorable Aphrodite, jusqu’aux profondeurs mentales que parcourt rapidementle conducteur ailé des âmes, le radieux Hermès, jusqu’au soleil dont le globe immense éclaire et remplit l’étendue de sa lu mière (i). Le sens intégral de la tradition s’étant perdu dès une époque très reculée, on a appliqué aux planètes visibles les purs symboles des plans invisibles. Beau coup plus tard, une bizarre numération s’ajouta à (1) Voir l‘Almageste, de Ptolémée, ou le Songe de Scipion, de Cicéron. .-.-..‘
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
110 L’lNlTIATION organisme ou nébuleuse, est un œuf; un germe enve loppé de ses vésicules germinative, vitelline, albumi neuse, et de la coquille ;ou encore une matrice dans laquelle dort le fœtus, entouré par l’amnion, le sac ombilical, l’allantoïs et le chorion. Ces contenants et contenus (i) sont les substances ou principes (2) des individus; dans l‘univers, nous les appelons es sences (3), modes (4) ou éléments (5). . L’horizon de pareilles conceptions, commun à tous les atomes et à tous les mondes, est ce fameux cercle dont le centre est partout, mais dont la circonférence n’est nulle part. La sphère la plus vaste, la plus du— rable etla plus subtile que l’on puisse concevoir comme appartenant encoreà un être donné constitue la limite ' de son individualité, de sa grandeur etde son immorta lité, son œuf de feu (6) ou corps causal (7); en elle viennent se résoudre les clichés des diverses phases de cet être, purifiés à l’infini par leur passage à travers les couches intérieures ;)commencement de toute ma nifestation centralisée, elle représente l’éternel total de l’individu dont les divers aspects ou personnalités se succèdent dans le temps triple. Les globes situés à l’intérieur de ce halo de lumière sont de moins en moins glorieux et de moins en moins (1) Bain: et dehi; sharira et sImriri. (2) Oupadhi, véhicules; roupa, formes. (3) Talliua, états d’être. (4) Tanmatra. mesures ou dimensions. (51 Bhouta, ne pas confondre avec les corps simples de la science. (6) Tédjasi-roupa, le corps glorieux. (7) Karàna-sharira.
2DES GLOIRES DANS DES GLOIRES Il durables ; leur absence et leur présence deviennent périodiques. Nous disons d’un être réduit à sa gloire inextinguible (1) qu’il est en liberté (2) ou en solu tion (3) si dans l’enveloppe de feu existe une sphère aérienne (4), l’être est plongé dans l’extase du pa radis (5); le purgatoire (6) est son immersion dans une aura liquide (7); enfin la présence d’un noyau phy sique (8) fait dire qu’il est incarné ou lié (9), qu’il vit dans le monde élémentaire (10). Le nombre des sphères est au complet pendantl’in— carnation; de sorte que l’homme est à la fois un animal sur terre, un fantôme dans le monde astral, un ange dans le ciel, et Dieu dans l’univers; et pour se sentir tel, et pour s’assurer de la réalité de ces mondes inconnus, il lui suffit d’élargir sa conscience, actuellement concentrée dans la matière et immergée dans le corps, depuis la plante des pieds jusqu’à l’ex trémité des cheveux. La volonté permet à quelques uns, pendantla vie, et la nature réserve à tous, après la mort, cette expérience. La mort est l’expansion-de chaque être dans les gloires planétaires, jusqu’à la‘ limite de son mérite, dont l’épuisement détermine une nouvelle compacfion, création ou renaissance de cet ' * 1m Me (x) Nirväna, tranqurllité à l’abri du soufile. (z) Moksha, celui «qui l’atteint s’appelle un Moultti. (3) Laya. , (4) Vayor—mapa. (5) Swarga ou Sueur—laize, le Déræhm Thibétains. (6) Bhouvar-lolra, Kama-lo/m, Yama-lo/sa. (7) Apo-roupa, Linga-sharira, corps astral, Tchaya. (8) Prfihvi—roupa, Sthoulæslmn’ra, Kêy‘a. (g) Baddha. (10) Bhour-loka. . e.- " ie_ .
312 L’INITIATION être. La sphère du feu formant la limite normale de la conscience humaine, et le cycle intégral de chaque incarnation franchissant deux fois chaque aura ter restre, à l’aller et au retour, le voyage ordinaire com porte sept étapes. Sur la lyre à sept cordes, les initiateurs ont chanté ce septuple pèlerinage, et le chant immortel vibre à travers les siècles. Dans le mode aigu qui descend de l‘empyrée à la terre, ils ont dit comment la Monade ou être en liberté se contracte et s’alourdit successive— ment dans l’orbe immense de Saturne, aïeul des dieux et prince de l’âge d'or, puis dans le cercle éthéré de son fils Jupiter, roi bienfaisant de la race d’argent, et enfin dans la sphère dont le symbole est Mars, san glant et abhorré, porte d’airain de notre prison de fer. Dans le mode grave, qui s'élève de notre monde cor ruptible au ciel des fixes, ils ont vu l’être délivré, le pudique lotus s’épanouirv sous la lumière croissante de la lune ambiguë, se dilater jusqu’à l’océan d’amour où surgit l’adorable Aphrodite, jusqu’aux profondeurs mentales que parcourt rapidementle conducteur ailé des âmes, le radieux Hermès, jusqu’au soleil dont le globe immense éclaire et remplit l’étendue de sa lu mière (i). Le sens intégral de la tradition s’étant perdu dès une époque très reculée, on a appliqué aux planètes visibles les purs symboles des plans invisibles. Beau coup plus tard, une bizarre numération s’ajouta à (1) Voir l‘Almageste, de Ptolémée, ou le Songe de Scipion, de Cicéron. .-.-..‘
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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