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1DES GLOIRES DANS DES GLOIRES 7 CHAPITRE PREMIER L’UNIVERS DANS L’ESPACE A l’heure où descend l’harmonieux silence des étoiles ; lorsqu’à force de nous sentir regardés par tous ces yeux d’extase, nous nous souvenons presque d’avoir scintillé avec eux, et que de notre âme exilée rayonne une quiétude infiniment douce et triste, en réponse à cette promesse d’immortalité émanée de milliards de lieues et de millions d’années; emportés sur les deux ailes de la science et du rêve, après avoir ré— solu en une poussière d’astres les blancheurs argentées du zénith, après avoir deviné autour de chaque soleil le tourbillon d’invisibles planètes, après avoir tranchi les limites de notre nébuleuse et touché celles de notre imagination, lorsque nous revenons terrifiés au globe qui semblait osciller sous nos pieds, à peine encore avons—nous effleuré l'écume de l’abîme, entrevu la surface de l’infini : en découvrant sous ces voiles lactés la vie et l'âme universelles, la connaissance intégrale septuplera notre extase. Tout ce qui peut tomber sous le plus subtil de nos sens et ses prolongements artificiels, depuis les nébu Iosités télescopiques d’autres univers iusqu’aux mi— croscopiques cellules de notre propre organisme, re présente un seul plan de la conscience totale. un m * .\ , .-.. -- W '""“'“' ...M—w . ,. -.. _._u... . . . 7.5» _,._31—- "--—-’ ' n.
28 L‘lNlTIATION échelon unique de l'existence réelle. Au-dessus de cette distance vertigineuse, au—dessous de cet espace perceptible, au dedans de ces trois dimensions im menses se creusent des séries de biqivers, de trinivers et d’omnivers,par delà lesquels l‘esprit se plonge et se perd dans la profondeur métaphysique du véritable infini (I). Les astres ne sont pas d’inertes boulets lancés à travers la désolation universelle, mais des Pégases ailés et fougueux visitant en bonds d’éternité les tout-puis sants éthers de divers Olympes :lotus flottants sur l’océan sans bornes, ils s’épanouissent à chaque nou velle aurore dans le sein de ces dieux inconnus soup çon nés par Edgar Poe au delà de notre espace. La terre, qui traverse parfois des chevelures de comètes sans que notre atmosphère en soit même parfumée, fran chit continuellement des substances autrement sub— tiles sans que les astronomes perçoivent leurs in fluences redoutables. Seul, l’astrologue sent passer les dieux sur les forêts en fleur et les champs de carnage ; et les cataclysmes géologiques lui indiquent leLrenver sement des célestes dynasties. Telle une face divine en quelque peinture mystique, notre planète fend l’azur, nimbée d’auréoles graduées et vêtue de glorieuses transparences. L'océan voile en partie sa grave et ferme nudité, que jadis il enve loppait tout entière. Au-dessus flotte la légère tunique de l’air, l’atmosphère, nourrice du feu terrestre, dia phane aux feux célestes. Puis vient le manteau bleu —_ I (i) Para-brahm, l’au-delà de l’extension.
3DES GLOIRES DANS DES GLOIRES 9 de l’éther, opaque pour la conception ésotérique des anciens, mais à travers lequel nous découvrirons les éléments ésotériques, rayonnant dans l’invisible en sphères oubndes concentriques de plus en plus vastes etgde moins en moins denses. ' Simples subdivisions de l’élément sensible (r), la terre, l’eau, l’air et le feu vulgaires se retrouvent dans le corps humain sous forme de solides, de liquides, de gaz et de chaleur; mais des émanations spectrales, des gloires de plus en plus subtiles et dilatées, appe— lées par les Brahmines reflets ou enveloppes (2), irra dient aussi de notre forme grossière. A celle-ci cor respond l’enveloppe de nourriture (3) ; quelques savants modernes ont constaté l’existence et même les dimensions de notre enveloppe de souffle (4) ou corps astral ; puis vient la sphère mentale (5) et, plus vaste encore, la sphère de conscience (6) ; enfin l’orbe de béatitude (7) rayonne vers la nuit de l’au-delà, arche d’autres futurs possibles. Tous les êtres sont ainsi constitués et le moindre atome possède ses atmosphères transcendantes comme le soleil le plus glorieux. Pour la science, tout être vivant naît d’un œuf : pour nos philosophes, tout être, (l) Priz‘hm‘, la terre alchimique, jusqu’aux limites de l'état gazeux, aux gaz dont les moindres traces se révèlent à l’odorat (Gandha) : le monde de la génération I;Oupashta). (a) Maya—kosha, fourreau—image. (3) Anna-maya-kosha. (4) Prâna-maya-kosha. (5) Mano—maya-kosha. (6) Vidjgnyagna-maya-kosha. (7) Ananda-maya-kosha. .-;üu »»»*“"‘
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1DES GLOIRES DANS DES GLOIRES 7 CHAPITRE PREMIER L’UNIVERS DANS L’ESPACE A l’heure où descend l’harmonieux silence des étoiles ; lorsqu’à force de nous sentir regardés par tous ces yeux d’extase, nous nous souvenons presque d’avoir scintillé avec eux, et que de notre âme exilée rayonne une quiétude infiniment douce et triste, en réponse à cette promesse d’immortalité émanée de milliards de lieues et de millions d’années; emportés sur les deux ailes de la science et du rêve, après avoir ré— solu en une poussière d’astres les blancheurs argentées du zénith, après avoir deviné autour de chaque soleil le tourbillon d’invisibles planètes, après avoir tranchi les limites de notre nébuleuse et touché celles de notre imagination, lorsque nous revenons terrifiés au globe qui semblait osciller sous nos pieds, à peine encore avons—nous effleuré l'écume de l’abîme, entrevu la surface de l’infini : en découvrant sous ces voiles lactés la vie et l'âme universelles, la connaissance intégrale septuplera notre extase. Tout ce qui peut tomber sous le plus subtil de nos sens et ses prolongements artificiels, depuis les nébu Iosités télescopiques d’autres univers iusqu’aux mi— croscopiques cellules de notre propre organisme, re présente un seul plan de la conscience totale. un m * .\ , .-.. -- W '""“'“' ...M—w . ,. -.. _._u... . . . 7.5» _,._31—- "--—-’ ' n.
28 L‘lNlTIATION échelon unique de l'existence réelle. Au-dessus de cette distance vertigineuse, au—dessous de cet espace perceptible, au dedans de ces trois dimensions im menses se creusent des séries de biqivers, de trinivers et d’omnivers,par delà lesquels l‘esprit se plonge et se perd dans la profondeur métaphysique du véritable infini (I). Les astres ne sont pas d’inertes boulets lancés à travers la désolation universelle, mais des Pégases ailés et fougueux visitant en bonds d’éternité les tout-puis sants éthers de divers Olympes :lotus flottants sur l’océan sans bornes, ils s’épanouissent à chaque nou velle aurore dans le sein de ces dieux inconnus soup çon nés par Edgar Poe au delà de notre espace. La terre, qui traverse parfois des chevelures de comètes sans que notre atmosphère en soit même parfumée, fran chit continuellement des substances autrement sub— tiles sans que les astronomes perçoivent leurs in fluences redoutables. Seul, l’astrologue sent passer les dieux sur les forêts en fleur et les champs de carnage ; et les cataclysmes géologiques lui indiquent leLrenver sement des célestes dynasties. Telle une face divine en quelque peinture mystique, notre planète fend l’azur, nimbée d’auréoles graduées et vêtue de glorieuses transparences. L'océan voile en partie sa grave et ferme nudité, que jadis il enve loppait tout entière. Au-dessus flotte la légère tunique de l’air, l’atmosphère, nourrice du feu terrestre, dia phane aux feux célestes. Puis vient le manteau bleu —_ I (i) Para-brahm, l’au-delà de l’extension.
3DES GLOIRES DANS DES GLOIRES 9 de l’éther, opaque pour la conception ésotérique des anciens, mais à travers lequel nous découvrirons les éléments ésotériques, rayonnant dans l’invisible en sphères oubndes concentriques de plus en plus vastes etgde moins en moins denses. ' Simples subdivisions de l’élément sensible (r), la terre, l’eau, l’air et le feu vulgaires se retrouvent dans le corps humain sous forme de solides, de liquides, de gaz et de chaleur; mais des émanations spectrales, des gloires de plus en plus subtiles et dilatées, appe— lées par les Brahmines reflets ou enveloppes (2), irra dient aussi de notre forme grossière. A celle-ci cor respond l’enveloppe de nourriture (3) ; quelques savants modernes ont constaté l’existence et même les dimensions de notre enveloppe de souffle (4) ou corps astral ; puis vient la sphère mentale (5) et, plus vaste encore, la sphère de conscience (6) ; enfin l’orbe de béatitude (7) rayonne vers la nuit de l’au-delà, arche d’autres futurs possibles. Tous les êtres sont ainsi constitués et le moindre atome possède ses atmosphères transcendantes comme le soleil le plus glorieux. Pour la science, tout être vivant naît d’un œuf : pour nos philosophes, tout être, (l) Priz‘hm‘, la terre alchimique, jusqu’aux limites de l'état gazeux, aux gaz dont les moindres traces se révèlent à l’odorat (Gandha) : le monde de la génération I;Oupashta). (a) Maya—kosha, fourreau—image. (3) Anna-maya-kosha. (4) Prâna-maya-kosha. (5) Mano—maya-kosha. (6) Vidjgnyagna-maya-kosha. (7) Ananda-maya-kosha. .-;üu »»»*“"‘
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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