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One moment.
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14 L’INITIATION [OCTOBRE les spectateurs d’une manière aussi unanime que spontanée. ' — C’est donc le défaut de loisir qui vous a empêché de goûter une jouissance à laquelle vous attachez tant de prix '1’ S.-M. — Bien moins encore; depuis ces quinze ans, je me suis mis bien souvent en route pour le spec tacle. — Et qui vous a arrêté en route ? S.-M. — Je ne puis vous le dire. — J ’attacherais beaucoup de prix à connaître toute votre pensée sur ce sujet. Y a-t—il là quelque mystère de nombre, de crocodile P Faut-il être initié pour vous dérober votre secret ? N’est-ce pas assez d’être votre ami? . S.-M. — Il n’y a point ici de mystère, ni d’initia— tion ; mais si je vous disais la cause qui m’a arrêté en mon chemin, vous me croiriez meilleur que je ne suis. —- Eh bien l je vous promets de ne vous croire qu’aussi bon que vous l’êtes réellement. Maintenant, vous n’avez plus de prétexte, satisfaites ma curiosité. S.-M. —- Je vous le dirai donc maintenant, mais pour une raison toute contraire, afin que vous ne croyiez pas la chose plus importante et plus digne de votre attention qu’elle ne l’est. Rien n’est plus simple. Je suis donc souvent parti de chez moi pour aller au Français et peut-être encore à quelque autre spectacle. Chemin faisant, je doublais le pas, j’éprouvais une vive agitation, par une jouissance anticipée du plaisir que j’allais goûter. Bientôt’cependant je m’interro —,,)‘!,s—l—«—am_‘W‘z. 1'v'i J““‘3—“" ‘ "“‘ “'lZ' ’ 'I
21899] UNE CONVERSATION AVEC SAlNT-MARTIN 5 geais moi-même sur la nature des impressions dont je me sentais si puissamment dominé. Je puis vous le ' dire, je ne trouvais en moi que l’attente de ce trans port enivrant qui m’avait saisi autrefois, lorsque les plus sublimes sentiments de la vertu, exprimés dans la langue de Corneille et de Racine, excitaient les ap plaudissements universels. Alors une réflexion me venait incontinent. Je vais‘ payer, me disais—je, le plai sir d’admirer une simple image, ou plutôt une ombre de la vertu. Avec la même somme... —— Continuez, de grâce, cher Saint-Martin. S.—M. -— Eh bien l avec la même somme, je puis atteindre à la réalité de cette image; je peux faire une bonne action au lieu de la voir retracée dans une représentation fugitive. — Achevez, je vous devine. . S.-M. —— Je n‘ai jamais résisté à cette idée. Je suis monté chez quelque malheureux que je connaissais, j’y ai laissé la valeur de mon billet de parterre, j'ai goûté tout ce que je me promettais au spectacle, bien plus encore, et suis rentré chez moi sans regrets. J. M. D.
3AMARAVELLA LE SECRET DE UUNIVERS SELON LE BRAHMANISME ÉSOTÉRIQUE LIVRE II LE BRAHMÀNDA.OU UNIVERS INTÉGRAL A M. Camille Flannnarz‘on. « Autour du point, un cercle de fer tournait si vite, qu’il aurait dépassé le . mouvement le plus prompt à faire le tour du monde. « Il était entouré d'un autre, et celui ci d’un troisième. puis d’un quatrième, d’un cinquième et d’un sixième. « Audessus d’eux tournait le septième, d‘une si grande étendue, que la messa gère de J unon serait trop étroite pour le contenir tout entier. « Ainsi du huitième et du neuvième; et chacun d’eux avait un mouvement plus lent selon que son chiffre était plus éloigné du premier, « Et celui—là avait la flamme la plus limpide qui était plus éloigné que la pure étincelle, par la raison, je crois, qu’il s’assxmile plus à elleæ» DANTE ALIGHIERI, le Paradis, chant XXVIlI. -».:r" | _‘.__»v- ...-ZE - ' .l. 'a
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
14 L’INITIATION [OCTOBRE les spectateurs d’une manière aussi unanime que spontanée. ' — C’est donc le défaut de loisir qui vous a empêché de goûter une jouissance à laquelle vous attachez tant de prix '1’ S.-M. — Bien moins encore; depuis ces quinze ans, je me suis mis bien souvent en route pour le spec tacle. — Et qui vous a arrêté en route ? S.-M. — Je ne puis vous le dire. — J ’attacherais beaucoup de prix à connaître toute votre pensée sur ce sujet. Y a-t—il là quelque mystère de nombre, de crocodile P Faut-il être initié pour vous dérober votre secret ? N’est-ce pas assez d’être votre ami? . S.-M. — Il n’y a point ici de mystère, ni d’initia— tion ; mais si je vous disais la cause qui m’a arrêté en mon chemin, vous me croiriez meilleur que je ne suis. —- Eh bien l je vous promets de ne vous croire qu’aussi bon que vous l’êtes réellement. Maintenant, vous n’avez plus de prétexte, satisfaites ma curiosité. S.-M. —- Je vous le dirai donc maintenant, mais pour une raison toute contraire, afin que vous ne croyiez pas la chose plus importante et plus digne de votre attention qu’elle ne l’est. Rien n’est plus simple. Je suis donc souvent parti de chez moi pour aller au Français et peut-être encore à quelque autre spectacle. Chemin faisant, je doublais le pas, j’éprouvais une vive agitation, par une jouissance anticipée du plaisir que j’allais goûter. Bientôt’cependant je m’interro —,,)‘!,s—l—«—am_‘W‘z. 1'v'i J““‘3—“" ‘ "“‘ “'lZ' ’ 'I
21899] UNE CONVERSATION AVEC SAlNT-MARTIN 5 geais moi-même sur la nature des impressions dont je me sentais si puissamment dominé. Je puis vous le ' dire, je ne trouvais en moi que l’attente de ce trans port enivrant qui m’avait saisi autrefois, lorsque les plus sublimes sentiments de la vertu, exprimés dans la langue de Corneille et de Racine, excitaient les ap plaudissements universels. Alors une réflexion me venait incontinent. Je vais‘ payer, me disais—je, le plai sir d’admirer une simple image, ou plutôt une ombre de la vertu. Avec la même somme... —— Continuez, de grâce, cher Saint-Martin. S.—M. -— Eh bien l avec la même somme, je puis atteindre à la réalité de cette image; je peux faire une bonne action au lieu de la voir retracée dans une représentation fugitive. — Achevez, je vous devine. . S.-M. —— Je n‘ai jamais résisté à cette idée. Je suis monté chez quelque malheureux que je connaissais, j’y ai laissé la valeur de mon billet de parterre, j'ai goûté tout ce que je me promettais au spectacle, bien plus encore, et suis rentré chez moi sans regrets. J. M. D.
3AMARAVELLA LE SECRET DE UUNIVERS SELON LE BRAHMANISME ÉSOTÉRIQUE LIVRE II LE BRAHMÀNDA.OU UNIVERS INTÉGRAL A M. Camille Flannnarz‘on. « Autour du point, un cercle de fer tournait si vite, qu’il aurait dépassé le . mouvement le plus prompt à faire le tour du monde. « Il était entouré d'un autre, et celui ci d’un troisième. puis d’un quatrième, d’un cinquième et d’un sixième. « Audessus d’eux tournait le septième, d‘une si grande étendue, que la messa gère de J unon serait trop étroite pour le contenir tout entier. « Ainsi du huitième et du neuvième; et chacun d’eux avait un mouvement plus lent selon que son chiffre était plus éloigné du premier, « Et celui—là avait la flamme la plus limpide qui était plus éloigné que la pure étincelle, par la raison, je crois, qu’il s’assxmile plus à elleæ» DANTE ALIGHIERI, le Paradis, chant XXVIlI. -».:r" | _‘.__»v- ...-ZE - ' .l. 'a
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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