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1106 L’INITIATION Viennent maintenant les cérémonies spéciales à la consécration de l’autel, cérémonies qui doivent être répétées autant de fois qu’il y a d’autels à bénir. Tan dis que Ie clergé chante des paroles, rappelant le sym bolisme biblique de la pierre, le pontife fait d’abord avec le pouce droit trempé dans l’eau bénite, unecroix au milieu de la table, et une à chaque croix, puis il asperge la pierre entière en en faisant sept foisle tour; puis il recommence à asperger sans cesse pendant que l’on chante le psaume 50, miserere. Ensuite le pon tife fait trois fois le tour de l’église, pendant que l’on chante le psaume 120, il asperge la partie inférieure des murs ; pendant que l’on chante le psaume 67, il asperge les murs à la hauteur du visage ; pendant que l’on chante le psaume 90, il asperge vers le haut. Ensuite, il asperge le sol, selon une croix dont les branches touchent les murs latéraux et vont du grand autel à la porte; puis se plaçant à l’intersection des bras, il asperge vers les quatre points cardinaux, puis récite debout, le visage tourné vers l’occident, une longue prière qui demande à Dieu de faire descendre sa vertu dans le temple, afin que ceux quiy viennent la demander, recouvrentla santé del’âme et du corps. Si les pontifes qui font de telles prières étaient saints, la plupart des églises ne seraient pas mondaines, vides et mortes, comme on ne le remarque que trop sou vent. On bénit ensuite du ciment qui est répandu dans le contour de la base de l’autel ; puis on va procession nellement chercher les reliques, et le pontife, après avoir consacré la porte avec l’huile, avertit le peuple,
2, RITUEL DE CONSÉCRATION D‘UNE ÉGLISE 107 qui est resté à l‘extérieur, de la consécration ; le peuple rentre avec lui dans l’édifice tandis que l’on entoure les reliques de flambeaux allumés; le sépulcre est oint en croix avec le chrême, les reliques y sont renfermées, l’autel est encensé, d’abord en croix par le pontife, puis par un prêtre qui le fait en tournant et sans interruption. Les onctions représentent la con— sécration par le feu ou purification ; de même que les aspersions ont été les consécrations par l'eau ou mun dification; que l’encensement est la consécration par l’air; que les cendres représententl’élément terre. Les onctions se font sur les cinq faces de l’autel et sont répétées trois fois accompagnées du chant de psaumes différents: nous n’avons malheureusement pas le temps d'en éclaircir le symbolisme. Nous n’avons pas ditque, le jour précédant la céré monie, on avait tracé sur chaque mur de l’église, trois croix (commémoration des douze apôtres, des 'douze signes, des douze pierres) et au bas de chaque croix, on avait planté un clou supportant un cierge que l’on a allumé dès le commencement de la céré— monie. Cette observance est triplement magique: comme signe magique, la croix est le plus puissant sur les êtres de l’astral (1), on connaît le pouvoir défenseur des pointes de fer, et enfin la lumière est redoutée des larves inférieures (2). Ainsi les murs de l’église sont triplement gardés de l’approche des ‘ (1) Cf. Papus, la Magie et l'Hypnose, in fine. (2) Témoin l’obscurité si souvent réclamée dans les séances spirites.
3108 L’INITIATION esprits de l’ombre; et leur triple exorcisme par l’eau, l’huile et le parfum achève de les orienter dans l’In— visible. Voici maintenant une consécration spéciale de l’autel, par la lumière: on a purifié le récepteur du courant théurgique, il faut maintenant en établir la communication avec le plan divin d’où doivent des— cendre toutes les influences qui rendront les cérémo nies dont cet autel doit devenir le théâtre. Le pontife dispose à chacune des places qu’il a déjà consacrées sur la table, cinq petites croix faites avec cinq grains d’encens, sur lesquelles on allume autant de petits cierges, et on invoque l’Esprit Saint. Enfin, après quatre dernières onctions cruciales sur les côtés de l’autel, le pontife fait une dernière prière où, pour la première fois, il commémore le sacerdoce de Melchis sédech. La cérémonie se termine par la bénédiction des ornements de l’autel; et d’ordinaire l’officiant célèbre la première messe. ‘ Si nous jetons un coup d’œil d’ensemble sur ce rituel, nous verrons qu’il se partage en : préparation des assistants et consécration proprement dite. La préparation comprend le jeûne, l’acte d’humi lité, l’appel de la chaîne et la mundification. La consécration comprend quatre phases : 1° Tracé du cercle magique à l’extérieur de l’édifice ; 2° Consécration de l’édifice ;
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1106 L’INITIATION Viennent maintenant les cérémonies spéciales à la consécration de l’autel, cérémonies qui doivent être répétées autant de fois qu’il y a d’autels à bénir. Tan dis que Ie clergé chante des paroles, rappelant le sym bolisme biblique de la pierre, le pontife fait d’abord avec le pouce droit trempé dans l’eau bénite, unecroix au milieu de la table, et une à chaque croix, puis il asperge la pierre entière en en faisant sept foisle tour; puis il recommence à asperger sans cesse pendant que l’on chante le psaume 50, miserere. Ensuite le pon tife fait trois fois le tour de l’église, pendant que l’on chante le psaume 120, il asperge la partie inférieure des murs ; pendant que l’on chante le psaume 67, il asperge les murs à la hauteur du visage ; pendant que l’on chante le psaume 90, il asperge vers le haut. Ensuite, il asperge le sol, selon une croix dont les branches touchent les murs latéraux et vont du grand autel à la porte; puis se plaçant à l’intersection des bras, il asperge vers les quatre points cardinaux, puis récite debout, le visage tourné vers l’occident, une longue prière qui demande à Dieu de faire descendre sa vertu dans le temple, afin que ceux quiy viennent la demander, recouvrentla santé del’âme et du corps. Si les pontifes qui font de telles prières étaient saints, la plupart des églises ne seraient pas mondaines, vides et mortes, comme on ne le remarque que trop sou vent. On bénit ensuite du ciment qui est répandu dans le contour de la base de l’autel ; puis on va procession nellement chercher les reliques, et le pontife, après avoir consacré la porte avec l’huile, avertit le peuple,
2, RITUEL DE CONSÉCRATION D‘UNE ÉGLISE 107 qui est resté à l‘extérieur, de la consécration ; le peuple rentre avec lui dans l’édifice tandis que l’on entoure les reliques de flambeaux allumés; le sépulcre est oint en croix avec le chrême, les reliques y sont renfermées, l’autel est encensé, d’abord en croix par le pontife, puis par un prêtre qui le fait en tournant et sans interruption. Les onctions représentent la con— sécration par le feu ou purification ; de même que les aspersions ont été les consécrations par l'eau ou mun dification; que l’encensement est la consécration par l’air; que les cendres représententl’élément terre. Les onctions se font sur les cinq faces de l’autel et sont répétées trois fois accompagnées du chant de psaumes différents: nous n’avons malheureusement pas le temps d'en éclaircir le symbolisme. Nous n’avons pas ditque, le jour précédant la céré monie, on avait tracé sur chaque mur de l’église, trois croix (commémoration des douze apôtres, des 'douze signes, des douze pierres) et au bas de chaque croix, on avait planté un clou supportant un cierge que l’on a allumé dès le commencement de la céré— monie. Cette observance est triplement magique: comme signe magique, la croix est le plus puissant sur les êtres de l’astral (1), on connaît le pouvoir défenseur des pointes de fer, et enfin la lumière est redoutée des larves inférieures (2). Ainsi les murs de l’église sont triplement gardés de l’approche des ‘ (1) Cf. Papus, la Magie et l'Hypnose, in fine. (2) Témoin l’obscurité si souvent réclamée dans les séances spirites.
3108 L’INITIATION esprits de l’ombre; et leur triple exorcisme par l’eau, l’huile et le parfum achève de les orienter dans l’In— visible. Voici maintenant une consécration spéciale de l’autel, par la lumière: on a purifié le récepteur du courant théurgique, il faut maintenant en établir la communication avec le plan divin d’où doivent des— cendre toutes les influences qui rendront les cérémo nies dont cet autel doit devenir le théâtre. Le pontife dispose à chacune des places qu’il a déjà consacrées sur la table, cinq petites croix faites avec cinq grains d’encens, sur lesquelles on allume autant de petits cierges, et on invoque l’Esprit Saint. Enfin, après quatre dernières onctions cruciales sur les côtés de l’autel, le pontife fait une dernière prière où, pour la première fois, il commémore le sacerdoce de Melchis sédech. La cérémonie se termine par la bénédiction des ornements de l’autel; et d’ordinaire l’officiant célèbre la première messe. ‘ Si nous jetons un coup d’œil d’ensemble sur ce rituel, nous verrons qu’il se partage en : préparation des assistants et consécration proprement dite. La préparation comprend le jeûne, l’acte d’humi lité, l’appel de la chaîne et la mundification. La consécration comprend quatre phases : 1° Tracé du cercle magique à l’extérieur de l’édifice ; 2° Consécration de l’édifice ;
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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