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1RITUEL DE CONSÉCRATION D’UNE ÉGLISE 103 préparé à l’intérieur de l’église, l’évêque se place de vant la porte fermée, près de la table où sont posées les reliques destinées à être conservées dans l’église. Nous remarquerons tout d’abord que le nombre des assistants est indéterminé, en dépit de la tradition des anciens sacerdotes. L’usage de conserver des reliques sous la pierre de l’autel vient d’Égypte. On sait que la momification faite, les fonctionnaires des temples conservaient les molécules du corps physique ; par conséquent, tous les esprits de ce corps étaient im mobilisés, et le double, constitué par leur collectivité, restait auprès du cadavre, fondant ainsi une des chaînes magiques les’ plus durables que la Terre ait jamais vu se former. Les reliques des saints de notre Église, bien que par malheur, elles soient souvent fausses, sont la perpétuation de cette pratique. L‘évêque récite les sept psaumes de la Pénitence. On connaît l’opposition des deux testaments, de la loi de rigueur et de la loi de grâce, du Jehovah tonnant et du Jésus plein de douceur; les déductions intellectuelles de cette opposition ont été admirable— ' ment développées par Jacob Bœhme, qui décrit ces deux modes de l’Être divin comme les agents respec tifs de la chute et de la réintégration. Il y aurait ici beaucoup de choses à dire sur les différences de l’ini— tiation kabbalistique et de l’initiation évangélique, mais je laisse sur ce point la parole aux Maîtres. On récite les litanies desSaints. C’est la constitution de la chaîne magique, l’appel des influences invisibles de l'Eggrégore du catholiÿ usme. ,-àcfl,,_.....__‘: ..n-\ \.k.._ — » .-- - \. »...-\“...<w-V. a \an.,.w...y.fl...
2104 L'INITIATION L’évêque fait l’aspersion sur lui—même et sur ses aides (c’est la mundification) puis sur les murs de l’église (c’est le premier cercle magique), enfin il frappe à la porte disant: « Ouvrez vos portes, 0 princes; portes éternelles, laissez un libre passage; voici le Roi de gloire. » On se rappellede suite que l’édifice devient la repré— sentation matérielle de la Jérusalem céleste, à chacune des portes de laquelle se tient un ange (1), ou prince des milices célestes. Cette cérémonie est recommencée trois fois; on compte donc trois cercles magiques faits à l’extérieur du temple, après quoi l'évêque faitle signe de la croix sur la porte en disant : Voici l’étendard de la Croix ; que tous les fantômes de l’enfer s’enfuient; de même que l’âme n’entre dans la Jérusalem qu’en inscrivant en elle—même ce même signe de la Croix. On prie ensuite le Seigneur pour que la paix vienne habiter cette maison ; et on appelle l’Esprit-Saint. Ensuite on consacre le sol en y traçant avec de la cendre les diagonales du carrélongque formele temple, et on appelle de nouveau la chaîne magique, en réci tant les litanies des Saints, en les priant par trois fois, et en leur demandant d’y placer des anges gar diens. Puis on remonte au Verbe divin, et tandis que le chœur chante à Sa gloire le cantique de Zacharie (2), l'évêque trace sur les cendres qui sanctifient le sol, (1) Cf. L'Apocalypse et la Pistis Sophia. (2) Luc, I.
3RITUEL DE CONSÉCRATION D'UNE ÉGLISE 105 les symboles intellectuels du Verbe, c’est-à-dire les alphabets grec et latin, rappelant ainsi en quelles lan gues sont fixés les enseignements du Christ et comme quoi elles sont destinées à devenir hiéroglyphiques et sacrées pour les générations futures de la race blanche. La consécration du grand autel va commencer, et selon le rituel magique, l’opérateur va consacrer d‘abord les objets qui vont servir de supports à cet acte : le sel, l’eau, les cendres etle vin. Nous ne don nons pas le détail de ces formules; nous ferons sim plement remarquer: I° Que ces consécrations de détail se divisent en deux parties pour chaque Objet: l'exorcisme et l’appel de l’influencedivine; 2° Que les formules employées sont presque littéra lement les mêmes que l’on trouve dans les anciennes Clavicules ; 3° Que chacune de ces matières, l’eau, le sel, les cendres et le vin, est considérée comme une créature individuelle et vivante, ainsi qu’il ressort de la for— mule :Exorciço te creatura. aqua, ou salis, etc. ; 4° Que chacune de ces matières est consacrée, tou— jours d’après les paraboles des prières, pour guérir les maladies du corps et servir de secours à l’âme. Il y aurait donc d’une part 'Une vertu thérapeutique et de l‘autre uneyertu psychurgique; si l’on se rappelle que l’huile, le vin, le'sel, l’eau et la cendre compo saient toute la pharmacopée des Esséniens et des Apôtres, on ne peut que regretter l’oubli dans lequel notre clergé a laissé tomber cette thérapeutique, qui est cependant aussi simple qu’énergique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1RITUEL DE CONSÉCRATION D’UNE ÉGLISE 103 préparé à l’intérieur de l’église, l’évêque se place de vant la porte fermée, près de la table où sont posées les reliques destinées à être conservées dans l’église. Nous remarquerons tout d’abord que le nombre des assistants est indéterminé, en dépit de la tradition des anciens sacerdotes. L’usage de conserver des reliques sous la pierre de l’autel vient d’Égypte. On sait que la momification faite, les fonctionnaires des temples conservaient les molécules du corps physique ; par conséquent, tous les esprits de ce corps étaient im mobilisés, et le double, constitué par leur collectivité, restait auprès du cadavre, fondant ainsi une des chaînes magiques les’ plus durables que la Terre ait jamais vu se former. Les reliques des saints de notre Église, bien que par malheur, elles soient souvent fausses, sont la perpétuation de cette pratique. L‘évêque récite les sept psaumes de la Pénitence. On connaît l’opposition des deux testaments, de la loi de rigueur et de la loi de grâce, du Jehovah tonnant et du Jésus plein de douceur; les déductions intellectuelles de cette opposition ont été admirable— ' ment développées par Jacob Bœhme, qui décrit ces deux modes de l’Être divin comme les agents respec tifs de la chute et de la réintégration. Il y aurait ici beaucoup de choses à dire sur les différences de l’ini— tiation kabbalistique et de l’initiation évangélique, mais je laisse sur ce point la parole aux Maîtres. On récite les litanies desSaints. C’est la constitution de la chaîne magique, l’appel des influences invisibles de l'Eggrégore du catholiÿ usme. ,-àcfl,,_.....__‘: ..n-\ \.k.._ — » .-- - \. »...-\“...<w-V. a \an.,.w...y.fl...
2104 L'INITIATION L’évêque fait l’aspersion sur lui—même et sur ses aides (c’est la mundification) puis sur les murs de l’église (c’est le premier cercle magique), enfin il frappe à la porte disant: « Ouvrez vos portes, 0 princes; portes éternelles, laissez un libre passage; voici le Roi de gloire. » On se rappellede suite que l’édifice devient la repré— sentation matérielle de la Jérusalem céleste, à chacune des portes de laquelle se tient un ange (1), ou prince des milices célestes. Cette cérémonie est recommencée trois fois; on compte donc trois cercles magiques faits à l’extérieur du temple, après quoi l'évêque faitle signe de la croix sur la porte en disant : Voici l’étendard de la Croix ; que tous les fantômes de l’enfer s’enfuient; de même que l’âme n’entre dans la Jérusalem qu’en inscrivant en elle—même ce même signe de la Croix. On prie ensuite le Seigneur pour que la paix vienne habiter cette maison ; et on appelle l’Esprit-Saint. Ensuite on consacre le sol en y traçant avec de la cendre les diagonales du carrélongque formele temple, et on appelle de nouveau la chaîne magique, en réci tant les litanies des Saints, en les priant par trois fois, et en leur demandant d’y placer des anges gar diens. Puis on remonte au Verbe divin, et tandis que le chœur chante à Sa gloire le cantique de Zacharie (2), l'évêque trace sur les cendres qui sanctifient le sol, (1) Cf. L'Apocalypse et la Pistis Sophia. (2) Luc, I.
3RITUEL DE CONSÉCRATION D'UNE ÉGLISE 105 les symboles intellectuels du Verbe, c’est-à-dire les alphabets grec et latin, rappelant ainsi en quelles lan gues sont fixés les enseignements du Christ et comme quoi elles sont destinées à devenir hiéroglyphiques et sacrées pour les générations futures de la race blanche. La consécration du grand autel va commencer, et selon le rituel magique, l’opérateur va consacrer d‘abord les objets qui vont servir de supports à cet acte : le sel, l’eau, les cendres etle vin. Nous ne don nons pas le détail de ces formules; nous ferons sim plement remarquer: I° Que ces consécrations de détail se divisent en deux parties pour chaque Objet: l'exorcisme et l’appel de l’influencedivine; 2° Que les formules employées sont presque littéra lement les mêmes que l’on trouve dans les anciennes Clavicules ; 3° Que chacune de ces matières, l’eau, le sel, les cendres et le vin, est considérée comme une créature individuelle et vivante, ainsi qu’il ressort de la for— mule :Exorciço te creatura. aqua, ou salis, etc. ; 4° Que chacune de ces matières est consacrée, tou— jours d’après les paraboles des prières, pour guérir les maladies du corps et servir de secours à l’âme. Il y aurait donc d’une part 'Une vertu thérapeutique et de l‘autre uneyertu psychurgique; si l’on se rappelle que l’huile, le vin, le'sel, l’eau et la cendre compo saient toute la pharmacopée des Esséniens et des Apôtres, on ne peut que regretter l’oubli dans lequel notre clergé a laissé tomber cette thérapeutique, qui est cependant aussi simple qu’énergique.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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