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1La reproduction des articles inédits publiée par l’lniliation est formellement interdite. à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE {Cette partie est réservée à l'exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Redaett’on et a‘ la reproduction des classiques anciens.) Rl’l’llEls DE GÛNSËŒRATlÜM @”Œë É®Ul8â Il est de tradition, parmi les adeptes de la science secrète,que les formes cultuelles du christianisme lui furent données dès le commencement de notre ère. par le théosophe Alexandrin Ammonius Saccas. Nous ne discuterons pas ici la réalité historique de cet ensei— gnement, quoiqu’il soit très vraisemblable puisque l’on trouve dans le catholicisme à peu près tous les rites, les vêtements sacerdotaux et les prières du brahmanisme, du bouddhisme, du maadéisme et de l’antique Égypte. Aux yeux des occultistes, une telle identité ne prouve pas la perpétuité du culte solaire, mais bien la continuité d’un enseignement secret unique à tra vers toutes les révolutions sociales. Voici quelle est cette théorie: Une religion se réalise par un ensemble d’actes qui 4 M. Mwe... . .A .. ‘ 7 A: ...A,.....nv - .—__‘ _._._.u L)“q‘-Wgw‘
298 L’INITIATION [FÉVRIER ont pour but de relier l’homme à l’Invisible supérieur (génies, devas, ange, dieux et Dieu). Or, pour établir ces rapports, il faut un double courant : un désir qui parte de l’homme à ceux qui sont au-dessus de lui et un amour qui fasse descendre le supérieur vers l‘in— férieur. Que faut-il pour faciliter ce double mouve— ment : que le pôle passif se fasse semblable au pôle actif, que ce dernier trouve une place convenable pour venir y résider. De là toutes les purifications concernant le dévot d’abord et les instruments de la dévotion ensuite. _ Mais, dira-t-on, puisque l’acte religieux s’accomplit entre deux êtres, qu’est-il besoin d’instruments, de cérémonies, de temples pour le parfaire P La théorie magique répond à ceci que les êtres supérieurs à l’homme ne sont pas pour cela spirituels, c’est-à-dire dénués de matière : ils sont simplement formés de matière beaucoup plus subtile et pure que celleque nous connaissons; et comme aucune religion, quoiqùe les théologiens catholiques l’affirment pour la leur, n’atteint l’Absolu, mais simplement des êtres plus ou moins élevés du monde astral ou du monde divin, ces êtres ont besoin pour descendre jusqu’à nous de supports : choisir ces supports, c’est—à-dire élever le plan terrestre, êtres ou choses, à leur plus haute perfection, tel est le but des rituels. Quand une religion vise le but suprême. Dieu, ainsi que fait le catholicisme, elle doit offrir dans sa constitution matérielle la ressemblance exacte de ce qu’elle invoque. Ainsi un temple, ou une église doit représenter symboliquement, une Theba, une arche, —. ., 2,. '-s....«-- 4.v./-l"" ,.-.,
31899] RITUEL DE CONSÉCRATION D’UNE ÉGLISE 99 le vaisseau du monde, le zodiaque. Ragon et Vaillant ont indiqué dans leurs ouvrages tout le symbolisme astronomique des cérémonies catholiques. —— Nous passerons également sur la symbolique architec tonique, dont on retrouve les règles dans les Agamas de l’Inde, pour nous borner à notre sujet. Nous essaierons de fixer d’après les analogies du dogme magique, comment doit se faire la consé cration d’un édifice religieux, et nous étudierons ensuite en quoi l’Église s’est rapprochée ou s’est éloignée de cette donnée centrale. Le mot consacrer a pour racine sacr; et cette der— nière syllabe vient de l’hébreu Z C R, mot que Moïse emploie dans sa Genèse et que Fabre d’Olivet traduit par mâle. Il est formé des deux racines contractées Z C et C R. La première exprime, selon Fabre d’Olivet, toute restriction, toute exception, ce qui est émondé, purgé, débarrassé, nettoyé. La seconde indique une chose apparente, éminente, un monument, un carac tère, un guide, un creux indicateur. Consacrer un objet, c’est donc le sortir de la collec tivité, le porter à son plus haut point de perfection, le rendre mâle,c’est—à-dire actif et rayonnant. Partant de cette théorie, si nous imaginons un collège d’initiés qui se propose d'élever unfitemple au culte de la divinité, ils auront à s’occuper de la matière et de la forme de ce temple, choisir d’abord des matériaux purs, puis leur donner des formes symboliques analogues à l’usage 3\-. .. ., r m_.ü...wm._u g i ,, ,,,,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1La reproduction des articles inédits publiée par l’lniliation est formellement interdite. à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE {Cette partie est réservée à l'exposé des idées de la Direction, des Membres du Comité de Redaett’on et a‘ la reproduction des classiques anciens.) Rl’l’llEls DE GÛNSËŒRATlÜM @”Œë É®Ul8â Il est de tradition, parmi les adeptes de la science secrète,que les formes cultuelles du christianisme lui furent données dès le commencement de notre ère. par le théosophe Alexandrin Ammonius Saccas. Nous ne discuterons pas ici la réalité historique de cet ensei— gnement, quoiqu’il soit très vraisemblable puisque l’on trouve dans le catholicisme à peu près tous les rites, les vêtements sacerdotaux et les prières du brahmanisme, du bouddhisme, du maadéisme et de l’antique Égypte. Aux yeux des occultistes, une telle identité ne prouve pas la perpétuité du culte solaire, mais bien la continuité d’un enseignement secret unique à tra vers toutes les révolutions sociales. Voici quelle est cette théorie: Une religion se réalise par un ensemble d’actes qui 4 M. Mwe... . .A .. ‘ 7 A: ...A,.....nv - .—__‘ _._._.u L)“q‘-Wgw‘
298 L’INITIATION [FÉVRIER ont pour but de relier l’homme à l’Invisible supérieur (génies, devas, ange, dieux et Dieu). Or, pour établir ces rapports, il faut un double courant : un désir qui parte de l’homme à ceux qui sont au-dessus de lui et un amour qui fasse descendre le supérieur vers l‘in— férieur. Que faut-il pour faciliter ce double mouve— ment : que le pôle passif se fasse semblable au pôle actif, que ce dernier trouve une place convenable pour venir y résider. De là toutes les purifications concernant le dévot d’abord et les instruments de la dévotion ensuite. _ Mais, dira-t-on, puisque l’acte religieux s’accomplit entre deux êtres, qu’est-il besoin d’instruments, de cérémonies, de temples pour le parfaire P La théorie magique répond à ceci que les êtres supérieurs à l’homme ne sont pas pour cela spirituels, c’est-à-dire dénués de matière : ils sont simplement formés de matière beaucoup plus subtile et pure que celleque nous connaissons; et comme aucune religion, quoiqùe les théologiens catholiques l’affirment pour la leur, n’atteint l’Absolu, mais simplement des êtres plus ou moins élevés du monde astral ou du monde divin, ces êtres ont besoin pour descendre jusqu’à nous de supports : choisir ces supports, c’est—à-dire élever le plan terrestre, êtres ou choses, à leur plus haute perfection, tel est le but des rituels. Quand une religion vise le but suprême. Dieu, ainsi que fait le catholicisme, elle doit offrir dans sa constitution matérielle la ressemblance exacte de ce qu’elle invoque. Ainsi un temple, ou une église doit représenter symboliquement, une Theba, une arche, —. ., 2,. '-s....«-- 4.v./-l"" ,.-.,
31899] RITUEL DE CONSÉCRATION D’UNE ÉGLISE 99 le vaisseau du monde, le zodiaque. Ragon et Vaillant ont indiqué dans leurs ouvrages tout le symbolisme astronomique des cérémonies catholiques. —— Nous passerons également sur la symbolique architec tonique, dont on retrouve les règles dans les Agamas de l’Inde, pour nous borner à notre sujet. Nous essaierons de fixer d’après les analogies du dogme magique, comment doit se faire la consé cration d’un édifice religieux, et nous étudierons ensuite en quoi l’Église s’est rapprochée ou s’est éloignée de cette donnée centrale. Le mot consacrer a pour racine sacr; et cette der— nière syllabe vient de l’hébreu Z C R, mot que Moïse emploie dans sa Genèse et que Fabre d’Olivet traduit par mâle. Il est formé des deux racines contractées Z C et C R. La première exprime, selon Fabre d’Olivet, toute restriction, toute exception, ce qui est émondé, purgé, débarrassé, nettoyé. La seconde indique une chose apparente, éminente, un monument, un carac tère, un guide, un creux indicateur. Consacrer un objet, c’est donc le sortir de la collec tivité, le porter à son plus haut point de perfection, le rendre mâle,c’est—à-dire actif et rayonnant. Partant de cette théorie, si nous imaginons un collège d’initiés qui se propose d'élever unfitemple au culte de la divinité, ils auront à s’occuper de la matière et de la forme de ce temple, choisir d’abord des matériaux purs, puis leur donner des formes symboliques analogues à l’usage 3\-. .. ., r m_.ü...wm._u g i ,, ,,,,
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