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1100 L’lNlTIATION « 3" Fol. 15, col. 58. Dans le PRINCIPE, mystère de la Sagesse. Dans le PRINCIPE, c'est le VERBE qui correspond au degré de la sagesse. et il est appelé Résc/zit. « 4° Fol. 20. col. 79. « Bellz-Rêschit, c’est la sagesse. ainsi que l’interprète Jonathan (1), par la sagesse (Be-Hochmala). parce que ce Rëschit est le second dans le nombre. Et il est appelé rêsc/zit. principe“ parce que la couronne céleslc. toujours invisible, ne faisant pas encore nombre, le Rêsclzit est le second: c'est pourquoi il est dit : Dieu produisit betIz—rësc/zi1 (le principe second‘. De plus, comme la sagesse d‘en haut (2) est le Principe, de même la sagesse d'en 1 bas (3) est aussi le Principe. Par ce motif, il ne faut pas séparer la lettre bel/1, deux. du nom résclzit. NOUS appelons ce beréschit, le Verbe, et tel il est. » « Ici notre livre cabbalistique révèle encore de grands mystères : « Que le Principe est le second dans le nombre de la très sainte Trinité. de même que la couronne céleste restée invisible, c’est-à—dire qui ne s’est pas incarnée, car la première dans ce nombre, ou, comme dit le Zohar, ne faisant pas encore nombre. « Que dans la même personne du Principe se trou vent à jamais unies la sagesse d’en haut. la divinité, et la sagesse d’en bas, l’humanité élevée à la divi nité (4). » (1) Jonathan-ben-Huziel (V. du chevalier Dracb). (2) La nature divine ou éternelle. (3) La nature humaine. (4) P.-L.-P. DRACH, De l'Harmonie entre l’Eglise et la Syna gogue, etc.; Paris, 2 vol. in-8°, t. l”, pp. 236 et suiv.
2LA CRÉATION 10 I En d’autres termes: 1° Le Principe créateur de l’Univers est,selon la Kabbale, émané ou envoyé par la Source incognoscible et à jamais occulte. Et 2° le premier acte du Verbe créateur ou la pre mière créature produite par lui est I’Homme-essence, techniquement l’Adam-Kadmon; c’est—à-dire (1) un être éternellement homogène à lui—même, dès le com— mencement inconcevable de toutes les éternités. Mais comment arriver à saisir, dans son ineffable pureté, le comment de l’acte créateur? « Rabbi Aron, surnommé le Grand, et qualifié par les rabbins de grand cabalz'ste, chef de l’académie de Babylone, par conséquent antérieur au 1&1° siècle, dit dans son livre de la Ponctuation : « Aucun homme, quelques efforts qu’il fasse, ne pourra se former une véritable idée du triple nombre qui subsiste dans la manière d’être, dans l’essence de Dieu; à cet effet, ferme ta bouche, et ne cherche pas à expliquer cette disposition naturelle de son être. C’est pour annoncer ce mystère sublime que dans le verset: Écoute, ô Israël, Jéhova, Elohim, Jehoua (est) un, la dernière voyelle est un . Kametç. Or Kamet; signifie clore, comme si le texte disait : clos ta bouche et n’en parle pas (2). » Cette étude silencieuse, que l’on retrouve symbo— lisée dans l’Inde par la grande figure du sage Dakshi namourthi, possède un programme et une méthode qui sont exprimés, selon l’ancienne symbolique, par (1) Par l’analyse hiéroglyphique des racines. (2) DRACH, op. cit., p. 311. " \. ..<_,,‘: L_..\ï\çü ....,_.f«.,.-c»«,ñ ..\ ...,__H 73 _,... ... _--......, «.,,_\,__s.{ .\MNMAA,W«
3102 L’INITIATION son propre nom; ce nom qui exprime toute la hiérar— chie de l’Être et toutes les catégories du Savoir sur la Terre, dans l’Homme, dans le Kosmos et dans le Mystère divin, n’est autre que le célèbre Tetragram maton, Jéhovah, que l’on écrit lave. « Les lettres Iod, He’ et Vaf, dont se compose le nom ineffaçable de Dieu, JEHOVA, ont toujours été regardées dans la synagogue comme désignant la très sainte Trinité; savoir: la première, lad, est le point origine, le point générateur, dans lequel rentrent ses émanations pour, le tout, ne former ensemble qu’un seul point; la seconde lettre, Hé, désigne le VERBE éternel. Les cabbalistes appellent souvent celui-ci la Mère, parce qu’avec le Père, et moyennant la puis sance génératrice que celle-ci lui communique, il produit une troisième Vertu divine, sans que le point, qui les renferme tous trois, cesse d’être un point unique et parfait; la troisième lettre, Vaj, désigne, selon la signification de son nom, et comme particule copulative, l’émanation de Dieu, qui est l’accord, la concorde, le lien d’amour. « La seconde lettre seule se répète, et se répète après la troisième lettre, pour signifier sa seconde nature ( I ). Les rabbins appellent ce nom :le nom de la subs— tance, le nom del’être, le grand nom, le nom sublime, le nom vénéré et terrible, le nom incommunicable, le nom mystérieux, le nom distingué, le nom ineffable, le nom de quatre lettres, le nom par excellence (2). (I) DRACH, op. cit., p. 298. (2)ID., p. 334. muni—d
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1100 L’lNlTIATION « 3" Fol. 15, col. 58. Dans le PRINCIPE, mystère de la Sagesse. Dans le PRINCIPE, c'est le VERBE qui correspond au degré de la sagesse. et il est appelé Résc/zit. « 4° Fol. 20. col. 79. « Bellz-Rêschit, c’est la sagesse. ainsi que l’interprète Jonathan (1), par la sagesse (Be-Hochmala). parce que ce Rëschit est le second dans le nombre. Et il est appelé rêsc/zit. principe“ parce que la couronne céleslc. toujours invisible, ne faisant pas encore nombre, le Rêsclzit est le second: c'est pourquoi il est dit : Dieu produisit betIz—rësc/zi1 (le principe second‘. De plus, comme la sagesse d‘en haut (2) est le Principe, de même la sagesse d'en 1 bas (3) est aussi le Principe. Par ce motif, il ne faut pas séparer la lettre bel/1, deux. du nom résclzit. NOUS appelons ce beréschit, le Verbe, et tel il est. » « Ici notre livre cabbalistique révèle encore de grands mystères : « Que le Principe est le second dans le nombre de la très sainte Trinité. de même que la couronne céleste restée invisible, c’est-à—dire qui ne s’est pas incarnée, car la première dans ce nombre, ou, comme dit le Zohar, ne faisant pas encore nombre. « Que dans la même personne du Principe se trou vent à jamais unies la sagesse d’en haut. la divinité, et la sagesse d’en bas, l’humanité élevée à la divi nité (4). » (1) Jonathan-ben-Huziel (V. du chevalier Dracb). (2) La nature divine ou éternelle. (3) La nature humaine. (4) P.-L.-P. DRACH, De l'Harmonie entre l’Eglise et la Syna gogue, etc.; Paris, 2 vol. in-8°, t. l”, pp. 236 et suiv.
2LA CRÉATION 10 I En d’autres termes: 1° Le Principe créateur de l’Univers est,selon la Kabbale, émané ou envoyé par la Source incognoscible et à jamais occulte. Et 2° le premier acte du Verbe créateur ou la pre mière créature produite par lui est I’Homme-essence, techniquement l’Adam-Kadmon; c’est—à-dire (1) un être éternellement homogène à lui—même, dès le com— mencement inconcevable de toutes les éternités. Mais comment arriver à saisir, dans son ineffable pureté, le comment de l’acte créateur? « Rabbi Aron, surnommé le Grand, et qualifié par les rabbins de grand cabalz'ste, chef de l’académie de Babylone, par conséquent antérieur au 1&1° siècle, dit dans son livre de la Ponctuation : « Aucun homme, quelques efforts qu’il fasse, ne pourra se former une véritable idée du triple nombre qui subsiste dans la manière d’être, dans l’essence de Dieu; à cet effet, ferme ta bouche, et ne cherche pas à expliquer cette disposition naturelle de son être. C’est pour annoncer ce mystère sublime que dans le verset: Écoute, ô Israël, Jéhova, Elohim, Jehoua (est) un, la dernière voyelle est un . Kametç. Or Kamet; signifie clore, comme si le texte disait : clos ta bouche et n’en parle pas (2). » Cette étude silencieuse, que l’on retrouve symbo— lisée dans l’Inde par la grande figure du sage Dakshi namourthi, possède un programme et une méthode qui sont exprimés, selon l’ancienne symbolique, par (1) Par l’analyse hiéroglyphique des racines. (2) DRACH, op. cit., p. 311. " \. ..<_,,‘: L_..\ï\çü ....,_.f«.,.-c»«,ñ ..\ ...,__H 73 _,... ... _--......, «.,,_\,__s.{ .\MNMAA,W«
3102 L’INITIATION son propre nom; ce nom qui exprime toute la hiérar— chie de l’Être et toutes les catégories du Savoir sur la Terre, dans l’Homme, dans le Kosmos et dans le Mystère divin, n’est autre que le célèbre Tetragram maton, Jéhovah, que l’on écrit lave. « Les lettres Iod, He’ et Vaf, dont se compose le nom ineffaçable de Dieu, JEHOVA, ont toujours été regardées dans la synagogue comme désignant la très sainte Trinité; savoir: la première, lad, est le point origine, le point générateur, dans lequel rentrent ses émanations pour, le tout, ne former ensemble qu’un seul point; la seconde lettre, Hé, désigne le VERBE éternel. Les cabbalistes appellent souvent celui-ci la Mère, parce qu’avec le Père, et moyennant la puis sance génératrice que celle-ci lui communique, il produit une troisième Vertu divine, sans que le point, qui les renferme tous trois, cesse d’être un point unique et parfait; la troisième lettre, Vaj, désigne, selon la signification de son nom, et comme particule copulative, l’émanation de Dieu, qui est l’accord, la concorde, le lien d’amour. « La seconde lettre seule se répète, et se répète après la troisième lettre, pour signifier sa seconde nature ( I ). Les rabbins appellent ce nom :le nom de la subs— tance, le nom del’être, le grand nom, le nom sublime, le nom vénéré et terrible, le nom incommunicable, le nom mystérieux, le nom distingué, le nom ineffable, le nom de quatre lettres, le nom par excellence (2). (I) DRACH, op. cit., p. 298. (2)ID., p. 334. muni—d
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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