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1La reproduction des articles inédits publiés par l‘Inilialion est. formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. ' PARTIE INITIATIQUE LA enaarou <l> THÉORIE KABBALISTIQUE La première classe d’initiés, lès prophètes, est sou? mise, dans son action extérieure, au seul concept de l’unité divine ', mais ce système, qui va servir de base secrète à leur action, étudiera l’unité divine selon un certain point de vue, consigné dans les symboles de la tradition mosaïque ou kabbale. Cette tradition, contenue en corps de doctrine dans le triple sens des livres de Moïse et en commentaires dans les traditions orales transmises depuis les soixante-dix premiers membres du Conseil des Anciens, repose tout entière sur le dogme de la Trinité ; c’est ainsi qu’elle prouve, (I) La revue littéraire .’\Iatinespublie dans son dernier numéro les pages suivantes de Sédir, qui ser0nt, nous en sommes con— vaincus, très prisées de nos‘ lecteursÏ_ > N. D. L. D. , 4 Il.,,. ..,.«.-___N .- - \.- ni..._.c. ‘ _,_. . . L .L....... . ......,.W.. _ .q-‘A‘x ’\<.-—’. 7.. 4"’ ':\ "' ' ' l" ‘ ' "' ""‘ ' __ \ >“ -.. ‘m‘\ . v. ‘ _.,=—_,.«gn.‘_..s—..‘fla‘ ,, ;—‘ umMW!—wfl
298 L'INITIATION l_AOUT aux yeux compétents, l’orthodoxie de sa filiation, comme synthèse des traditions de l’ancienne race rouge et de l’ancienne race noire. Je ne puis ici déve lopper les preuves de toutes ces affirmations nou velles; force m’est de renvoyer le lecteur aux ouvrages spéciaux et aux témoignages, discrets mais indiscu— tables, de toute l’antiquité classique. Je commencerai par établir que le dogme de la Tri nité est bien effectivement la base de la Kabbale; nous aurons ainsi l’énoncé des agents créateurs de l‘uni— vers, et nous pourrons étudier ensuite leur modus ope randi. « Le premier verset de la Bible : Breschit bra Ælhim, ath-h slzmim vath h-arel{ peut’ être traduit, dit le chevalier Drach, de cette ma nière : Par le Principe, « Dieu créa le Ciel et la Terre. » Quel est ce Principe qui ouvre l’Écriture ? Qui est le premier mot du volume inspiré ? « Ce qu’il y a de bien remarquable, ajoute, après quelques commentaires chrétiens, le savant juif converti, c’est que le principal livre cabbalistique, le Zo/zar, dit formellement que le terme résc/zit est un des noms de la Divinité, et qu’il désigne le VERBE, la Sagesse éternelle; que ce mot, au commencement de l’Écriture, a pour préfixe la lettre Bel/z, dont la va leur numérique est deux ou deuxième, parce que le Principe a deux natures, et parce que le même Prin cipe est le deuxième dans l’ordre du nombre divin ; enfin, que Reschil est au singulier parce qu’il dénote une seule et même personne. y , « Il serait tr0p long de rapporter ici tous les pas M‘I_’An ,.....‘.u
3I898] LA CRÉATION 99 sages du Zohar sur la première section de la Genèse, qui répètent plusieurs fois ces différentes propositions. Nous nous bornerons aux citations suivantes : I° Fol. I, col. 10 « Bereschit répond au mystère renfermé-dans le nom Jehova. » 2-° Fol. 8, col. 30 « Sur ces paroles du texte, Dans le Principe Dieu créa, etc., Rabbi Hhiya s’est expli qué de cette façon : Il est écrit: La crainte de Dieu est le Principe de la sagesse (I). L’auteur sacré aurait dû dire : La crainte de Dieu estla fin de la sagesse et non le commencement, puisque la sagesse est le danger qui conduit à la crainte de Dieu. Mais il entendait parler de la sagesse céleste, éternelle. Il voulait nous dire que la crainte de Dieu est la première porte par laquelle on entre pour s’approcher de la sagesse éter— nelle. La préfixe beth, devant le mot résclzit, Principe, annonce qu’il y a dans ce Principe, deux qui sont unis ensemble; deux points unis dont l’un est caché et invi sible, et l’autre se montre à découvert. Et, parce qu’ils sont inséparables, le terme re‘shit est du singulier : un non pas deux. Qui reçoit l’un reçoit également l’autre, n’étant qu’un. Car il est lui-même son nom, et son nom est un, ainsi qu’il est écrit : « Et qu’ils sachent que toi seul as nom Jehova. » (Ps. LXXXIII, 19.) I ‘ « Il résulte de ce passage important : a. Que le Principe, rêschit, est le VERBE, la sagesse céleste, éternelle, et qu’il est en même temps identique avec Jehova... (I) Zohar, sur la Genèse, fol. I, col. Il. .— \"æ.“’\ ‘. ---..':.. ‘ >*s. u».vu >-.' ‘>,\ -‘w ‘ ;’;‘%=—.Àa.mw‘ “-, _,—..W‘_.M_“uästgmwä.Mu—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1La reproduction des articles inédits publiés par l‘Inilialion est. formellement interdite, à moins d’autorisation spéciale. ' PARTIE INITIATIQUE LA enaarou <l> THÉORIE KABBALISTIQUE La première classe d’initiés, lès prophètes, est sou? mise, dans son action extérieure, au seul concept de l’unité divine ', mais ce système, qui va servir de base secrète à leur action, étudiera l’unité divine selon un certain point de vue, consigné dans les symboles de la tradition mosaïque ou kabbale. Cette tradition, contenue en corps de doctrine dans le triple sens des livres de Moïse et en commentaires dans les traditions orales transmises depuis les soixante-dix premiers membres du Conseil des Anciens, repose tout entière sur le dogme de la Trinité ; c’est ainsi qu’elle prouve, (I) La revue littéraire .’\Iatinespublie dans son dernier numéro les pages suivantes de Sédir, qui ser0nt, nous en sommes con— vaincus, très prisées de nos‘ lecteursÏ_ > N. D. L. D. , 4 Il.,,. ..,.«.-___N .- - \.- ni..._.c. ‘ _,_. . . L .L....... . ......,.W.. _ .q-‘A‘x ’\<.-—’. 7.. 4"’ ':\ "' ' ' l" ‘ ' "' ""‘ ' __ \ >“ -.. ‘m‘\ . v. ‘ _.,=—_,.«gn.‘_..s—..‘fla‘ ,, ;—‘ umMW!—wfl
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3I898] LA CRÉATION 99 sages du Zohar sur la première section de la Genèse, qui répètent plusieurs fois ces différentes propositions. Nous nous bornerons aux citations suivantes : I° Fol. I, col. 10 « Bereschit répond au mystère renfermé-dans le nom Jehova. » 2-° Fol. 8, col. 30 « Sur ces paroles du texte, Dans le Principe Dieu créa, etc., Rabbi Hhiya s’est expli qué de cette façon : Il est écrit: La crainte de Dieu est le Principe de la sagesse (I). L’auteur sacré aurait dû dire : La crainte de Dieu estla fin de la sagesse et non le commencement, puisque la sagesse est le danger qui conduit à la crainte de Dieu. Mais il entendait parler de la sagesse céleste, éternelle. Il voulait nous dire que la crainte de Dieu est la première porte par laquelle on entre pour s’approcher de la sagesse éter— nelle. La préfixe beth, devant le mot résclzit, Principe, annonce qu’il y a dans ce Principe, deux qui sont unis ensemble; deux points unis dont l’un est caché et invi sible, et l’autre se montre à découvert. Et, parce qu’ils sont inséparables, le terme re‘shit est du singulier : un non pas deux. Qui reçoit l’un reçoit également l’autre, n’étant qu’un. Car il est lui-même son nom, et son nom est un, ainsi qu’il est écrit : « Et qu’ils sachent que toi seul as nom Jehova. » (Ps. LXXXIII, 19.) I ‘ « Il résulte de ce passage important : a. Que le Principe, rêschit, est le VERBE, la sagesse céleste, éternelle, et qu’il est en même temps identique avec Jehova... (I) Zohar, sur la Genèse, fol. I, col. Il. .— \"æ.“’\ ‘. ---..':.. ‘ >*s. u».vu >-.' ‘>,\ -‘w ‘ ;’;‘%=—.Àa.mw‘ “-, _,—..W‘_.M_“uästgmwä.Mu—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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