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1smmrrsm: ET OCCULTISME ' 191 Chaque phénomène invoqué par une école quel— conque est soigneusement analysé, et c’est par élimi nation que l’action réelle d’un esprit est affirmée par l’occultiste. C’est cette rigueur dans l’analyse qui a fait croire à certains écrivains spirites que l'Occultisme niait de parti pris les communications d’un plan d’existence à l’autre. La vérité est tout autre : loin, de nier la réalité des êtres spirituels, l’Occultisme admet, au contraire, une foule de catégories d’êtres de cette espèce, ce qui fait qu’on ne peut pas être un occultiste sans connaître le Spiritisme, tandis que beaucoup de spirites ne connaissent de l’Occultisme que des notions erronées ou fantaisistes. a Il en est de même pour les médiums, que nous con sidérons comme de très faibles instruments, soumis autant à l’action des assistants qu’à celle des êtres in visibles de toute catégorie. La fraude chez les mé diums est fréquente, mais ils en sont irresponsables la plupart du temps, car ils agissent sous l’impulsion de forces étrangères. C’est lâ'une des raisons pour lesquelles les hypnotiseurs, qui sont généralement des matérialistes ne connaissant lrien des forces occultes, n’obtiennent avec les médiums que des faits de fraude ou des expériences enfantines. Un spirite, ayant quelques années de pratique, en sait toujours bien plus, en fait de psychologie, que le plus préten tieux de ces hypnotiseurs, qu’il faut ramener, sans hésiter, à leur vraie place de garçons des laboratoires psychiques, dans lesquels ils voudraient faire la loi. Histoire. — Ainsi que nous l’avons déjà dit, ce qu’on appelle aujourd’hui Spiritisme formait, dans
2192 L‘INITIATION idw w_—n— a_...—_ .. .. .. .. _, _ . les enseignements initiatiques des temples anciens, 1 une simple section de la Psychurgie ou science des âmes. Cette section comprenait, comme toutes les sciences de l’antiquité. une partie théorique, une partie symbolique et une partie pratique; cette dernière, appelée dans ce cas « Nécromancie », formait l’appli cation de la Magie à la Psychurgie ou science des âmes. Certains auteurs, peu érudits, ont donc pu croire que le fait d’évoquer un être invisible consti tuait le Spiritisme; mais ils ont omis de se souvenir que cette évocation n’était que le résultat d’une science que la typtologie contemporaine ne rappelle, hélas! que de fort loin. L’Occultisme demande donc une étude de l’histoire assez complète et il exige, de plus, une connaissance approfondie des sociétés dites secrètes qui ont créé l’histoire comme la sève crée, chaque année, la nou velle couche profonde de l’arbre. L’avenir montrera si le mouvement spirite contem porain n'est pas le résultat de l'action d’agents visibles ou invisibles rattachés à une fraternité initiatique, quel qu’en soit d’ailleurs le caractère. Toutes ces Ïconsidérations nous montrent pourquoi l’Occultisme, avec ses études longues et compliquées, sera toujours réservé à un petit nombre, tandis que le Spiritisme est, par sa simplicité même, accessible à la masse, sans grande peine. Aussi tout occultiste ' doit—il propager de son mieux les enseignements de la morale et des éléments généraux du Spiritisme. C’est dans les rangs des spirites que l’occultisme a toujours fait ses plus sérieuses recrues, qui, après
3SPIRITISME ET OCCULTISME 193 ._ W .ve— .—> <-=—.> 4.-....: 7 deux ans d’études supplémentaires, ont figuré avec la plus grande distinction dans les Ecoles et les Frater nités initiatiques. Les occultistes sont des spiritualistes comme les spirites; il admettent parfaitement l’intervention d’es prits dans la production de certains phénomènes psychiques, mais ils analysent chacun de ces phéno mènes avec le plus grand soin et déterminent la pré sence d’un « Esprit » réel par élimination des autres causes possibles et mon plus seulement par une preuve d’identité exclusivement sentimentale. Non seulement les occultistes admettent les esprits tels que les entendent les spirites, mais ils ont cons— taté expérimentalement la présence, dans le plan invi sible de la nature, d’entités spirituelles bien différentes de celles-là et de diverses classes. Cela tient aux di— vers modes d'expérience employés par les différentes écoles. . !*æt ‘ Les voies de réalisation suivies par les occultistes sont encore bien différentes des voies suivies 'par les spirites. Ces derniers, en effet, demandant la propa gande de leurs idéesà l’expérience individuelle, guidée par les livres et les journaux spéciaux, n’ont nul besoin de centres hiérarchisés. Au contraire, chaque expérimentateur, chaque petit groupe, désire être au tonome, et les groupements ne peuvent s’opérer que par la fédération, généralement temporaire, d’une foule de groupes et de petites sociétés isolés. Les études variées et techniques que nécessite la Science occulte, la nécessité de trouver à chaque ins
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1smmrrsm: ET OCCULTISME ' 191 Chaque phénomène invoqué par une école quel— conque est soigneusement analysé, et c’est par élimi nation que l’action réelle d’un esprit est affirmée par l’occultiste. C’est cette rigueur dans l’analyse qui a fait croire à certains écrivains spirites que l'Occultisme niait de parti pris les communications d’un plan d’existence à l’autre. La vérité est tout autre : loin, de nier la réalité des êtres spirituels, l’Occultisme admet, au contraire, une foule de catégories d’êtres de cette espèce, ce qui fait qu’on ne peut pas être un occultiste sans connaître le Spiritisme, tandis que beaucoup de spirites ne connaissent de l’Occultisme que des notions erronées ou fantaisistes. a Il en est de même pour les médiums, que nous con sidérons comme de très faibles instruments, soumis autant à l’action des assistants qu’à celle des êtres in visibles de toute catégorie. La fraude chez les mé diums est fréquente, mais ils en sont irresponsables la plupart du temps, car ils agissent sous l’impulsion de forces étrangères. C’est lâ'une des raisons pour lesquelles les hypnotiseurs, qui sont généralement des matérialistes ne connaissant lrien des forces occultes, n’obtiennent avec les médiums que des faits de fraude ou des expériences enfantines. Un spirite, ayant quelques années de pratique, en sait toujours bien plus, en fait de psychologie, que le plus préten tieux de ces hypnotiseurs, qu’il faut ramener, sans hésiter, à leur vraie place de garçons des laboratoires psychiques, dans lesquels ils voudraient faire la loi. Histoire. — Ainsi que nous l’avons déjà dit, ce qu’on appelle aujourd’hui Spiritisme formait, dans
2192 L‘INITIATION idw w_—n— a_...—_ .. .. .. .. _, _ . les enseignements initiatiques des temples anciens, 1 une simple section de la Psychurgie ou science des âmes. Cette section comprenait, comme toutes les sciences de l’antiquité. une partie théorique, une partie symbolique et une partie pratique; cette dernière, appelée dans ce cas « Nécromancie », formait l’appli cation de la Magie à la Psychurgie ou science des âmes. Certains auteurs, peu érudits, ont donc pu croire que le fait d’évoquer un être invisible consti tuait le Spiritisme; mais ils ont omis de se souvenir que cette évocation n’était que le résultat d’une science que la typtologie contemporaine ne rappelle, hélas! que de fort loin. L’Occultisme demande donc une étude de l’histoire assez complète et il exige, de plus, une connaissance approfondie des sociétés dites secrètes qui ont créé l’histoire comme la sève crée, chaque année, la nou velle couche profonde de l’arbre. L’avenir montrera si le mouvement spirite contem porain n'est pas le résultat de l'action d’agents visibles ou invisibles rattachés à une fraternité initiatique, quel qu’en soit d’ailleurs le caractère. Toutes ces Ïconsidérations nous montrent pourquoi l’Occultisme, avec ses études longues et compliquées, sera toujours réservé à un petit nombre, tandis que le Spiritisme est, par sa simplicité même, accessible à la masse, sans grande peine. Aussi tout occultiste ' doit—il propager de son mieux les enseignements de la morale et des éléments généraux du Spiritisme. C’est dans les rangs des spirites que l’occultisme a toujours fait ses plus sérieuses recrues, qui, après
3SPIRITISME ET OCCULTISME 193 ._ W .ve— .—> <-=—.> 4.-....: 7 deux ans d’études supplémentaires, ont figuré avec la plus grande distinction dans les Ecoles et les Frater nités initiatiques. Les occultistes sont des spiritualistes comme les spirites; il admettent parfaitement l’intervention d’es prits dans la production de certains phénomènes psychiques, mais ils analysent chacun de ces phéno mènes avec le plus grand soin et déterminent la pré sence d’un « Esprit » réel par élimination des autres causes possibles et mon plus seulement par une preuve d’identité exclusivement sentimentale. Non seulement les occultistes admettent les esprits tels que les entendent les spirites, mais ils ont cons— taté expérimentalement la présence, dans le plan invi sible de la nature, d’entités spirituelles bien différentes de celles-là et de diverses classes. Cela tient aux di— vers modes d'expérience employés par les différentes écoles. . !*æt ‘ Les voies de réalisation suivies par les occultistes sont encore bien différentes des voies suivies 'par les spirites. Ces derniers, en effet, demandant la propa gande de leurs idéesà l’expérience individuelle, guidée par les livres et les journaux spéciaux, n’ont nul besoin de centres hiérarchisés. Au contraire, chaque expérimentateur, chaque petit groupe, désire être au tonome, et les groupements ne peuvent s’opérer que par la fédération, généralement temporaire, d’une foule de groupes et de petites sociétés isolés. Les études variées et techniques que nécessite la Science occulte, la nécessité de trouver à chaque ins
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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