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1LA LITTÉRATURE ET L‘OCCULTISME 233 forme image. Puis sa pensée de crime se coagule de vant lui sous la forme d’un poignard. Les étémentals s‘emparent de son dessein meurtrier, se font un corps aux dépens de son fluide de crime. Mais arrivons à la scène célèbre de l’apparition de Banquo, absolument conforme aux théories de l’oc cultisme. La pensée de Macbeth s’extériorise et se matérialise, en luiempruntant à lui-même son corps fluidique. Mais les assistants qui ignorent tout ne lui apportent aucun concours de telle sorte que ce corps fluidique ne peut être vu que par lui qui est en une sortede trame. Dès que sa tension cérébrale diminue, l’extériorisa tion cesse,et l‘apparition s’évanouit. Et, quand la fai blesse de Macbeth permet de nouveau l’extériorisation, le spectre revient. Il faut que Macbeth use de toute sa volonté — dehors ! irréelle moquerie l — pour que le spectre disparaisse à nouveau, l’assassin ayant repris possession de son corps astral. Détail génial ! Banquo a déjà disparu une fois. Macbeth ne peut résister au désir de parler de lui, de l’évoquer edquelque sorte. C’est le démon de la per versité, d’Edgar Poë. Nous trouvons aussi, lors de l’apparition des rois Banquo, dans la grotte des sorcières, l’appli cation des miroirs magiques (Voir le livre de M. Sédir). Rappellerai-je enfin la scène de Lady Macbeth, ad mirable réalisation des effets somnambuliques. Même étude pourrait être faite sur le Songe d’une nuitd’e’te, sur la Tempête, sur Hamlet.
2, _ __ I:I'I I‘I’!.____ . à‘.‘-.nn,-} . .. un. _-MII‘.’lwñnv>n m 2 34 LÏNITIATION Aussi, en cette dernière pièce, le spectre du père est, non plus une création née des fluides extériorisés d"Hamlet ou d’Horatio, mais bien le corps astral même du vieux guerrier, encore attaché à l’atmos— phère terrestre par le poids de son existence passée —— il est mort plein de fautes et n’a pas eu le temps de se repentir. Ce sont bien les élémentaires ambiants qui l’aident de leur matérialité astrale pour qu’il se rende visible aux yeux de son fils et de ses amis. Du reste, ne lisons-nous pas dans Roméo et Julz‘ez‘le, après que Mercutio a été tué en duel : — Le fluide de Mercutioest encore de bien peu au— dessus de nos têtes. Les astraux des morts par accidents sont à l’état de trouble et ne peuvent immédiatement continuer leur évolution (V. Papus). ‘ il faut se borner. Cette étude sera un jour complé— tée et une fois de plus sera prouvée cette vérité, c’est que, chez tout homme d’intelligence équilibrée, l’oc- ‘ culte pénètre et s’impose. y - b \ JULES LERMINA . . ' :.»nl...
3L’E’Il‘à’ll“ PSYŒZEËIKQUE lll’l’thl’lŒfl lYlUSSE’I‘ FAITS NATURELS I 1.1: TEMPÉRAMENT Les sensitifs ne sont pas rares parmi les poètes ou dans leurs familles. Au grand-père de Gœthe, à la sœur de Chateaubriand, à Émile Deschamps, à Shelley, etc., il faut joindre Alfred de Musset, sur qui son ancienne gouvernante publie en ce moment de curieuses révélations (1). Il avait sur la fin, a—t-elle déjà raconté dans une interview du Temps, des pres sentiments et des hallucinations. Il devinait les pen sées; sous les guichets du Louvre, il entendit une voix; « Je suis assassiné rue de Chabanais. » Il y courut et se croisa avec le cadavre... Une nuit, il crut voir un cr0gœ-mort dans sa chambre : or, son voisin était mort à l’instant même... Sa main fit remuer à (1) Annalespolitiques etlittéraires, 25 juilletet 22 août 1897.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA LITTÉRATURE ET L‘OCCULTISME 233 forme image. Puis sa pensée de crime se coagule de vant lui sous la forme d’un poignard. Les étémentals s‘emparent de son dessein meurtrier, se font un corps aux dépens de son fluide de crime. Mais arrivons à la scène célèbre de l’apparition de Banquo, absolument conforme aux théories de l’oc cultisme. La pensée de Macbeth s’extériorise et se matérialise, en luiempruntant à lui-même son corps fluidique. Mais les assistants qui ignorent tout ne lui apportent aucun concours de telle sorte que ce corps fluidique ne peut être vu que par lui qui est en une sortede trame. Dès que sa tension cérébrale diminue, l’extériorisa tion cesse,et l‘apparition s’évanouit. Et, quand la fai blesse de Macbeth permet de nouveau l’extériorisation, le spectre revient. Il faut que Macbeth use de toute sa volonté — dehors ! irréelle moquerie l — pour que le spectre disparaisse à nouveau, l’assassin ayant repris possession de son corps astral. Détail génial ! Banquo a déjà disparu une fois. Macbeth ne peut résister au désir de parler de lui, de l’évoquer edquelque sorte. C’est le démon de la per versité, d’Edgar Poë. Nous trouvons aussi, lors de l’apparition des rois Banquo, dans la grotte des sorcières, l’appli cation des miroirs magiques (Voir le livre de M. Sédir). Rappellerai-je enfin la scène de Lady Macbeth, ad mirable réalisation des effets somnambuliques. Même étude pourrait être faite sur le Songe d’une nuitd’e’te, sur la Tempête, sur Hamlet.
2, _ __ I:I'I I‘I’!.____ . à‘.‘-.nn,-} . .. un. _-MII‘.’lwñnv>n m 2 34 LÏNITIATION Aussi, en cette dernière pièce, le spectre du père est, non plus une création née des fluides extériorisés d"Hamlet ou d’Horatio, mais bien le corps astral même du vieux guerrier, encore attaché à l’atmos— phère terrestre par le poids de son existence passée —— il est mort plein de fautes et n’a pas eu le temps de se repentir. Ce sont bien les élémentaires ambiants qui l’aident de leur matérialité astrale pour qu’il se rende visible aux yeux de son fils et de ses amis. Du reste, ne lisons-nous pas dans Roméo et Julz‘ez‘le, après que Mercutio a été tué en duel : — Le fluide de Mercutioest encore de bien peu au— dessus de nos têtes. Les astraux des morts par accidents sont à l’état de trouble et ne peuvent immédiatement continuer leur évolution (V. Papus). ‘ il faut se borner. Cette étude sera un jour complé— tée et une fois de plus sera prouvée cette vérité, c’est que, chez tout homme d’intelligence équilibrée, l’oc- ‘ culte pénètre et s’impose. y - b \ JULES LERMINA . . ' :.»nl...
3L’E’Il‘à’ll“ PSYŒZEËIKQUE lll’l’thl’lŒfl lYlUSSE’I‘ FAITS NATURELS I 1.1: TEMPÉRAMENT Les sensitifs ne sont pas rares parmi les poètes ou dans leurs familles. Au grand-père de Gœthe, à la sœur de Chateaubriand, à Émile Deschamps, à Shelley, etc., il faut joindre Alfred de Musset, sur qui son ancienne gouvernante publie en ce moment de curieuses révélations (1). Il avait sur la fin, a—t-elle déjà raconté dans une interview du Temps, des pres sentiments et des hallucinations. Il devinait les pen sées; sous les guichets du Louvre, il entendit une voix; « Je suis assassiné rue de Chabanais. » Il y courut et se croisa avec le cadavre... Une nuit, il crut voir un cr0gœ-mort dans sa chambre : or, son voisin était mort à l’instant même... Sa main fit remuer à (1) Annalespolitiques etlittéraires, 25 juilletet 22 août 1897.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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