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1LA FAMILLE HANTÉE D’YZEURES 103 Je ne retiendrai, péur en parler ici, que les faits de cette dernière sorte, et encore ne consacrerai-je pas un article d’ensemble aux hantises de l’année; la place me manquerait. Je donnerai seulement quelques dé— tails sur les phénomènes de cet ordre qu’il m’a été donné d’observer de près et longuement, d’abord à Yzeures, puis à Poitiers. Les faits singuliers qui se passaient, ces temps der niers encore, dans la demeure de la famille Sabou rault, ont fait parler et écrire plus qu’il n’est croyable. Des centaines de témoins les ont constatés, des en quêtes contradictoires en ontétabli l’indiscutable réa— lité; et, comme il se trouve toujours des gens pour nier l’évidence, des polémiques acharnées s’en sont suivies dans les journaux régionaux et parisiens. En fin de compte, la vérité a réussi à triompher, nous verrons comment, et plus d’un sceptique de la pre— mière heure a été, en dernier lieu, forcé de se déclarer vaincu. , A présent que les discussions sont closes et les polémiques terminées, il n’est peut—être pas inutile de résumer, en une étude synthétique, cette intéressante question, qui a fait tant de bruit. J’ai déjà publié dans l’Ec/zo du Merveilleux (numé ros du 15 mars, du 1"” avril et du 15 mai) plusieurs articles où j’ai longuement conté mes observations. Ce que je voudrais aujourd’hui, c’est présenter un tableau d’ensemble et comme un résumé de ces étranges phé nomènes, qui pût servir, dans la suite, à renseigner et à instruire les curieux d’études occultes. '-<«:‘-""‘*"&u 4 .. «v. _ ..,_,,-_ ...»"l\ . mu-‘ 1 « »—-. - ,4A...æ
2104 L‘INITIATION LES TÉMOIGNAGES La famille Sabourault habitaitYzeures, dans l’Indre et—Loire, quand je fus, au mois de décembre dernier, prévenu par un ami, M. Fleury, que des phénomènes extranaturels se produisaient chez ces gens. Quelques jours après, j’arrivais à Yzeures, en compagnie de mon confrère Georgel, et je me livrais avec lui à une enquête sérieuse qui confirma de tout point ce qu’on m’avait déjà dit. Je ne me contentai pas de recueillir des témoi gnages; je passai dans la maison hantée, en compa— gnie d’observateurs consciencieux, plusieurs nuits, au cours desquelles je constatai une partie des curieux phénomènes qui m’avaient été signalés. J’ai conté dans l’Éc/zo du Merveilleux ce que, nuit par nuit, j’avais observé. Je ne suivrai pas ici le même procédé. Je préfère essayer de grouper sous divers chefs les dif— férents phénomènes qui ont été constatés dans la 'maison hantée, soit par moi, soit par d’autres. J’aurai soin, — est-il besoin de le dire?— de m’apporter dans ce résumé que des faits dûment établis et indéniable— ment authentiques. Tous ceux que je vais citer, ou bien ont été observés par mes amis et moi, ou bien m’ont été narrés par des personnes absolument hono— rables et dignes de toute confiance. J’ai même, pour plus de sûreté, pris soin de contrôler chaque témoi gnage par celui des autres assistants témoins des mêmes faits ; et chacune des personnes que j’ai ainsi séparément interrogées a si scrupuleusement observé la vérité que je n’ai,en aucun cas, rencontré, entre les
3LA FAMILLE HANTÉE D’YZEURES 105 Α""Ë_gx3L"In""7‘\« v. r ‘ diverses versions d‘un même phénomène, de diver gence appréciable. Je crois inutile, et en tout cas fastidieux, de citer tous les noms. Aussi bien, par crainte d’une publicité qui pourrait leur être préjudiciable, nombre de témoins m’ont prié de les taire : il y a, en effet, parmi eux des personnes paisibles, qui redoutent le moindre bruit, et des fonctionnaires, qui ne pourraient sans danger, — plus de cent ans après la Révolution! —— attester publiquement qu’ils ont été témoins de faits ne ren trant pas dans les cadres étroits de la ScienceOñicielle (avec un grand S et un grand 0). Je ne les dirai donc pas. Au reste, ceux qui ne craignent pas de se nom mer, ne sont-ils pas, à eux seuls, de sûrs garants de l’authenticité des faits ? Au hasard, je citerai à côté de moi, comme ayant été témoins de la plus grande partie des phénomènes que je signalerai, mon confrère Georgel ; MM. Carpin et Brincard, anciens élèves de l’École Polytechnique; Bodroux et Fournier, prépa ' rateurs à la Faculté des Sciences de Poitiers; Aviron (de Tours), peintre et photographe; Hervé, professeur à l’institution Eymard; et surtout M. le Dr Corneille (de la Mothe—Saint-Héray), qui n’a, dans toute cette affaire, ménagé ni son temps ni sa peine, et qui a pu observer chez lui, pendant quinze jours, grâce à la présence du médium, les intéressants phénomènes dont il a rendu compte autre part. L’HISTORIQUE Ce n‘est pas, à proprement parler, d’une maison, mais bien plutôt d’unefamilie hantée, qu’il s’agit ici. _\'|
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA FAMILLE HANTÉE D’YZEURES 103 Je ne retiendrai, péur en parler ici, que les faits de cette dernière sorte, et encore ne consacrerai-je pas un article d’ensemble aux hantises de l’année; la place me manquerait. Je donnerai seulement quelques dé— tails sur les phénomènes de cet ordre qu’il m’a été donné d’observer de près et longuement, d’abord à Yzeures, puis à Poitiers. Les faits singuliers qui se passaient, ces temps der niers encore, dans la demeure de la famille Sabou rault, ont fait parler et écrire plus qu’il n’est croyable. Des centaines de témoins les ont constatés, des en quêtes contradictoires en ontétabli l’indiscutable réa— lité; et, comme il se trouve toujours des gens pour nier l’évidence, des polémiques acharnées s’en sont suivies dans les journaux régionaux et parisiens. En fin de compte, la vérité a réussi à triompher, nous verrons comment, et plus d’un sceptique de la pre— mière heure a été, en dernier lieu, forcé de se déclarer vaincu. , A présent que les discussions sont closes et les polémiques terminées, il n’est peut—être pas inutile de résumer, en une étude synthétique, cette intéressante question, qui a fait tant de bruit. J’ai déjà publié dans l’Ec/zo du Merveilleux (numé ros du 15 mars, du 1"” avril et du 15 mai) plusieurs articles où j’ai longuement conté mes observations. Ce que je voudrais aujourd’hui, c’est présenter un tableau d’ensemble et comme un résumé de ces étranges phé nomènes, qui pût servir, dans la suite, à renseigner et à instruire les curieux d’études occultes. '-<«:‘-""‘*"&u 4 .. «v. _ ..,_,,-_ ...»"l\ . mu-‘ 1 « »—-. - ,4A...æ
2104 L‘INITIATION LES TÉMOIGNAGES La famille Sabourault habitaitYzeures, dans l’Indre et—Loire, quand je fus, au mois de décembre dernier, prévenu par un ami, M. Fleury, que des phénomènes extranaturels se produisaient chez ces gens. Quelques jours après, j’arrivais à Yzeures, en compagnie de mon confrère Georgel, et je me livrais avec lui à une enquête sérieuse qui confirma de tout point ce qu’on m’avait déjà dit. Je ne me contentai pas de recueillir des témoi gnages; je passai dans la maison hantée, en compa— gnie d’observateurs consciencieux, plusieurs nuits, au cours desquelles je constatai une partie des curieux phénomènes qui m’avaient été signalés. J’ai conté dans l’Éc/zo du Merveilleux ce que, nuit par nuit, j’avais observé. Je ne suivrai pas ici le même procédé. Je préfère essayer de grouper sous divers chefs les dif— férents phénomènes qui ont été constatés dans la 'maison hantée, soit par moi, soit par d’autres. J’aurai soin, — est-il besoin de le dire?— de m’apporter dans ce résumé que des faits dûment établis et indéniable— ment authentiques. Tous ceux que je vais citer, ou bien ont été observés par mes amis et moi, ou bien m’ont été narrés par des personnes absolument hono— rables et dignes de toute confiance. J’ai même, pour plus de sûreté, pris soin de contrôler chaque témoi gnage par celui des autres assistants témoins des mêmes faits ; et chacune des personnes que j’ai ainsi séparément interrogées a si scrupuleusement observé la vérité que je n’ai,en aucun cas, rencontré, entre les
3LA FAMILLE HANTÉE D’YZEURES 105 Α""Ë_gx3L"In""7‘\« v. r ‘ diverses versions d‘un même phénomène, de diver gence appréciable. Je crois inutile, et en tout cas fastidieux, de citer tous les noms. Aussi bien, par crainte d’une publicité qui pourrait leur être préjudiciable, nombre de témoins m’ont prié de les taire : il y a, en effet, parmi eux des personnes paisibles, qui redoutent le moindre bruit, et des fonctionnaires, qui ne pourraient sans danger, — plus de cent ans après la Révolution! —— attester publiquement qu’ils ont été témoins de faits ne ren trant pas dans les cadres étroits de la ScienceOñicielle (avec un grand S et un grand 0). Je ne les dirai donc pas. Au reste, ceux qui ne craignent pas de se nom mer, ne sont-ils pas, à eux seuls, de sûrs garants de l’authenticité des faits ? Au hasard, je citerai à côté de moi, comme ayant été témoins de la plus grande partie des phénomènes que je signalerai, mon confrère Georgel ; MM. Carpin et Brincard, anciens élèves de l’École Polytechnique; Bodroux et Fournier, prépa ' rateurs à la Faculté des Sciences de Poitiers; Aviron (de Tours), peintre et photographe; Hervé, professeur à l’institution Eymard; et surtout M. le Dr Corneille (de la Mothe—Saint-Héray), qui n’a, dans toute cette affaire, ménagé ni son temps ni sa peine, et qui a pu observer chez lui, pendant quinze jours, grâce à la présence du médium, les intéressants phénomènes dont il a rendu compte autre part. L’HISTORIQUE Ce n‘est pas, à proprement parler, d’une maison, mais bien plutôt d’unefamilie hantée, qu’il s’agit ici. _\'|
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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