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1Lu reproduction des articles inédits publiés par l'1niliation est formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE au nanaarrnre . Le docteur Papus écrit, dans la vivante Préface qui ouvre la belle étude du directeur de 1’Hyperchimie sur la Vie des minéraux, en s’adressant au candidat à l’initiation :« Je te dis que nous sommes heureux au milieu de tous les malheureux enfiévrés d’aujour d’hui : ne crois donc pas que nous pensions à l’or. » Cette phrase est profondément vraie; l’initié possède le bonheur sur terre et rayonne le bonheur autour de lui. Et c’est là un des signes principaux qui feront re— connaître une œuvre réellement inspirée : c’est qu’elle donne une béatitude à l’âme qui l’étudie. Une pré— sence descend, dirait-on, dans le cœur fervent du dis ciple, etla Beauté l’émeut d’une sorte féconde et fruc— tueuse. J’ai ressenti cette impression à l’étude du livre de (I) F. JOLLIVET-CASTELOT.— Comment on devient alchimiste, traité d'hermétisme et d‘art spagyrique, basé sur les Clefs du Tarot. — Préface de PAPUS;4 portr. et nombr. figures. — Un gros vol. in-tô carré, 6 fr. Chamuel, éditeur. l 7 mg AN. .. .......«;f.,;.“,.. _. _,fl,. _ ..i .a t... _.w..«....—« 5... ._. (\.-..._.. ..M.‘-\--«—v“ ““ ' -uûu
2194. L’INITIATION | JUIN mon ami Jollivet-Castelot; et j’ai admiré combien la grandeur d’une doctrine donne de force à la sincérité et d’éloquence à la conviction. En ce qui concerne les ouvrages didactiques d'occultisme, puisqu’ils ne peu vent jamais être, par définition, que des pierres de touche éprouvant l’intuition du lecteur, leur grand mérite réside dans l‘opportunité, dans la convenance avec laquelle ils s’adaptent aux besoins spirituels d’un milieu, dans le tact que l’auteur montre en donnant une vêture à ce qu’il s’est remémoré de la Vérité pa— radisiaque. Jollivet-Castelot a eu ce mérite, et c’est le plus bel comme le plus exact éloge qu’il me semble possible de faire de son travail. Le livre tout entier est fondé sur les correspon dances analogiques de vingt-deux arcanes majeurs du Tarot. — La première partie étudie l’Alchimie kabbalistique, le Tarot alchimique, l'histoire de l’al chimie en Occident, depuis l’ère chrétienne. La deuxième partie donne les règles de l’ascèse magique vers l‘adeptat; on y trouve une adaptation ingénieuse et savante qui ne peut manquer de conduire rapide ment à des résultats sérieux; l’érudit y retrouvera un résumé complet du chapitre de la Vie privée des Al— lchimistes, écrit par Albert le Grand dans son De Alchemiâ ; notons la suite de conseils judicieux inti tulés la Journée de l’A lchimz’sz‘e. Il faut louer Jollivet— Castelot d’avoir réimprimé les Statuts des Philo sophes inconnus et surtout l’admirable Catéchisme pour le grade d’Apprenti Philosophe Inconnu, qui contient sous une forme concise toute la doctrine al w—w. u—r-.:- ' -. -
31897] SUR L’ALCHIMIE I 95 chimique des Rose—Croix; tous les occultistes seront heureux de pouvoir étudier ainsi à loisir un des mo numents de l’initiation hermétique. Après trois études sur l’Alchimiste et la religion, sur les fraternités ini tiatiques et les anciens sanctuaires, et sur les souf fleurs, s’ouvre la troisième partie,yqui développe stric tement la pratique matérielle de la science. Envisageons l’Allotropie des corps simples et la composition des métaux comme preuves de l’Unité de la Matière (Daniel et Marcelin Berthelot, Lockyer) ; on se sert de ces deux notions comme base à l’étude de l’attraction moléculaire, du transformisme dans le règne minéral (Stéréochimie), science enseignée autre— fois dans les Temples sous les symboles de la géomé trie qualitative (Pierre cubique). Muni de ces données expérimentales, on peut aborder avec fruit le pro blème de la formation de la pierre, puis ceux acces soires de la palingénésie; l’auteur termine son œuvre par des résumés extrêmement utiles et intéressants d’anciens livres alchimiques : le Cosmopolz'te, le Traité de l’Esprit général du Monde, le Livre d’A rtephz'us, le Vray Liwe de Synésius, le Traité du Mercure de Riplée etles Règles du Philalèthe. Avant que le lecteur tourne la dernière page de cette véritable encyclopédie portative de l’alchimie, il aura encore à analyser en détail le récit des expé— riences des deux alchimistes modernes August Strind berg et Théodore Tiffereau ; —— il trOuvera la nomen— clature des appareils de laboratoire et des livres sur la question parus dans notre siècle. Enfin le lecteur curieux d’iconographie trouvera
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1Lu reproduction des articles inédits publiés par l'1niliation est formellement interdite, à moins d'autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE au nanaarrnre . Le docteur Papus écrit, dans la vivante Préface qui ouvre la belle étude du directeur de 1’Hyperchimie sur la Vie des minéraux, en s’adressant au candidat à l’initiation :« Je te dis que nous sommes heureux au milieu de tous les malheureux enfiévrés d’aujour d’hui : ne crois donc pas que nous pensions à l’or. » Cette phrase est profondément vraie; l’initié possède le bonheur sur terre et rayonne le bonheur autour de lui. Et c’est là un des signes principaux qui feront re— connaître une œuvre réellement inspirée : c’est qu’elle donne une béatitude à l’âme qui l’étudie. Une pré— sence descend, dirait-on, dans le cœur fervent du dis ciple, etla Beauté l’émeut d’une sorte féconde et fruc— tueuse. J’ai ressenti cette impression à l’étude du livre de (I) F. JOLLIVET-CASTELOT.— Comment on devient alchimiste, traité d'hermétisme et d‘art spagyrique, basé sur les Clefs du Tarot. — Préface de PAPUS;4 portr. et nombr. figures. — Un gros vol. in-tô carré, 6 fr. Chamuel, éditeur. l 7 mg AN. .. .......«;f.,;.“,.. _. _,fl,. _ ..i .a t... _.w..«....—« 5... ._. (\.-..._.. ..M.‘-\--«—v“ ““ ' -uûu
2194. L’INITIATION | JUIN mon ami Jollivet-Castelot; et j’ai admiré combien la grandeur d’une doctrine donne de force à la sincérité et d’éloquence à la conviction. En ce qui concerne les ouvrages didactiques d'occultisme, puisqu’ils ne peu vent jamais être, par définition, que des pierres de touche éprouvant l’intuition du lecteur, leur grand mérite réside dans l‘opportunité, dans la convenance avec laquelle ils s’adaptent aux besoins spirituels d’un milieu, dans le tact que l’auteur montre en donnant une vêture à ce qu’il s’est remémoré de la Vérité pa— radisiaque. Jollivet-Castelot a eu ce mérite, et c’est le plus bel comme le plus exact éloge qu’il me semble possible de faire de son travail. Le livre tout entier est fondé sur les correspon dances analogiques de vingt-deux arcanes majeurs du Tarot. — La première partie étudie l’Alchimie kabbalistique, le Tarot alchimique, l'histoire de l’al chimie en Occident, depuis l’ère chrétienne. La deuxième partie donne les règles de l’ascèse magique vers l‘adeptat; on y trouve une adaptation ingénieuse et savante qui ne peut manquer de conduire rapide ment à des résultats sérieux; l’érudit y retrouvera un résumé complet du chapitre de la Vie privée des Al— lchimistes, écrit par Albert le Grand dans son De Alchemiâ ; notons la suite de conseils judicieux inti tulés la Journée de l’A lchimz’sz‘e. Il faut louer Jollivet— Castelot d’avoir réimprimé les Statuts des Philo sophes inconnus et surtout l’admirable Catéchisme pour le grade d’Apprenti Philosophe Inconnu, qui contient sous une forme concise toute la doctrine al w—w. u—r-.:- ' -. -
31897] SUR L’ALCHIMIE I 95 chimique des Rose—Croix; tous les occultistes seront heureux de pouvoir étudier ainsi à loisir un des mo numents de l’initiation hermétique. Après trois études sur l’Alchimiste et la religion, sur les fraternités ini tiatiques et les anciens sanctuaires, et sur les souf fleurs, s’ouvre la troisième partie,yqui développe stric tement la pratique matérielle de la science. Envisageons l’Allotropie des corps simples et la composition des métaux comme preuves de l’Unité de la Matière (Daniel et Marcelin Berthelot, Lockyer) ; on se sert de ces deux notions comme base à l’étude de l’attraction moléculaire, du transformisme dans le règne minéral (Stéréochimie), science enseignée autre— fois dans les Temples sous les symboles de la géomé trie qualitative (Pierre cubique). Muni de ces données expérimentales, on peut aborder avec fruit le pro blème de la formation de la pierre, puis ceux acces soires de la palingénésie; l’auteur termine son œuvre par des résumés extrêmement utiles et intéressants d’anciens livres alchimiques : le Cosmopolz'te, le Traité de l’Esprit général du Monde, le Livre d’A rtephz'us, le Vray Liwe de Synésius, le Traité du Mercure de Riplée etles Règles du Philalèthe. Avant que le lecteur tourne la dernière page de cette véritable encyclopédie portative de l’alchimie, il aura encore à analyser en détail le récit des expé— riences des deux alchimistes modernes August Strind berg et Théodore Tiffereau ; —— il trOuvera la nomen— clature des appareils de laboratoire et des livres sur la question parus dans notre siècle. Enfin le lecteur curieux d’iconographie trouvera
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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