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1, ...wf _,r z. ;_ __.flç .. _ ....——. W.HV. Fm _-... 77777 .- .—-.,. LA PENSÉE 203 d’inconscients, sont aussi le résultat de pensées ap paraissant en des consciences distinctes de notre conscience ordinaire et que les psycho-physiolo gistes appellent sous-consciences ou consciences se coudes. Nos actes modifient l’état du monde physique, et l’existence de ce monde est une sériecontinue d'états en modification; il résulte de là que le monde physique a pour producteur de son existence une série continue de pensées. C’est à cette série de pensées qu’est donné le nom de pouvoir créateur. Comme être pensant, l’homme est une portion de ce pouvoir. Ily a donc du vrai dans le Panthéisme qui, donnant le nom de Dieu au pou voir créateur dit que Dieu est partout et en tout; c’est aussi ce que dit le catéchisme catholique. Penser, c’est créer, sinon immédiatement en mode tangible pour nous, au moins médiatement; plus tôtou plus tard les pensées arrivent à réalisation. La pensée qui ne se réalise pas aujourd’hui se réalisera plus tard ou se réalise ailleurs, ce qui est à peu près la même chose. l’ailleurs impliquant du temps entre lui et l’ici, en sorte qu’on peut dire que toute pensée se réalise immédiatement, quoique pas toujours, avec les formes et limites qu’elle a dans notre conscience. L’avenir est l’ailleurs actuel; le présent est l’ailleurs passé, et le passé est encore de l’ailleurs actuel et par là identique à l‘avenir d’où l’eterno ricorso qu’a trouvé Vico par l'étude de l’histoire. L’ailleurs étant du présent tout comme l’ici, on peut arriver à la com préhension que tout existe dans le Présent, l’éternel æ‘m"æ\\æ ‘n—Næu -æ....—‘-. -s___‘.\,, »- * \.-» -.,... '\_«" -.. -» ‘1»w»..--\ ‘._.—‘..—-‘,..\7« <
2204 L’INITIATION Présent, un des plus beaux noms que la pensée hu. maine ait trouvé pour l’Etre. Comme tout le monde ne respire pas librement à ces hauteurs métaphysiques, descendons au plan des " formes tangibles. Vous pensez à vous rendre à un endroit situé à dix kilomètres de celui où vous vous trouvez actuellement; vous êtes ici et votre pensée est là—bas, la pensée de l’acte à faire, du voyage à opérer. Vous accomplissez le voyage, comment? Par l’attirance qu’exerce sur vous votre pensée située là-bas; que cette attirance cesse avant que vous ayez atteint le but de votre voyage, que votre pensée se déplace pendant que vous marchez et aille se poser par exemple dans un autre village situé à cinq kilomètres sur la gauche de celui vers lequel vous vous dirigiez, lorsque vous arriverez au croisement des routes, vous prendrez le chemin du village où votre pensée s’est nouvellement fixée et, si elle y reste, vous marcherez jusqu’à ce qu’il y ait coïncidence entre elle et vous, jusqu’à ce qu’elle se réincorpore en vous. Votre pensée était quelque chose de vous projeté dans l’espace avec tendance à réunion entre elle et vous. Étant ailleurs, votre pensée était dans l’avenir quant à votre localisation physique; à mesure que vous alliez vers elle l’avenir se rappro chait du présent qui est devenu au moment de la coïncidence, de la réincorporation de votre idée en vous. Ce qui était de l’avenir pour votre localisation phy sique était du présent pour votre pensée et tous les points de situation qui devenaient du présent pour
3_, îr_ _.y.___a._ ._ ._ _v ..,, .. .,y,mv.,,r ., ,, .7 .. .._...w. LA PENSÉE 205 votre localisation devenaient du passé pour votre pen sée. Votre pensée vous attirait dans [son présent qui était pour vous de l’avenir alors que vous étiez pour elle du passé. C’était en effet du passé pour elle, le temps où elle était située en vous, quand elle s’en trouva située à dix kilomètres, et toute la distance à parcourir était du passé pour elle, puisqu’elle l’avait parcourue, et chaque station du chemin, alors qu’elle était pour vous de l’actualité, était pour elle du souvenir. Quant aux actions, les temps sont donc de sens inverse pour le mental et pour le physique, l’avenir de l’un est le passé de l’autre. C’est un point de vue auquel l’esprit humain ne s’est encore guère placé et. devant lequel s’ouvrent des champs de spéculation où l’on rencontrera des conséquences scientifiques dont on ne soupç0nne rien encore. Elles seront pour l’ac— tivité des hommes de plus tard. Le Temps et l’Espace sont parmi les problèmes les plus ardus de la philosophie ; la puissance de réflexion de Kant est arrivée à la conception que l’espace et le temps sont des formes de l’entendement; nos aînés, les Indous, sont allés beaucoup plus loin ', ils ont trouvé que l’espace est l’entendement même, la subs— tance intellectuelle, ce qui est implicitement contenu mais non compris dans l’idée de Kant; une forme de quelque chose est cette chose même dans un mode d’existence. La pensée ayant pour substance constituante l’es— pace s’y trouve partout chez elle, de là sa rapidité de voyage, rapidité qui arrive presque à l’ubiquité et qui, ..4r=w wiw:., ...
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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