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1La. reproduction des articles inédits publiés par I'tniliation est formellement Interdite, Il moins d‘autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE L’ASTRAIL m « Si vous ne voyez des . prodiges et des miracles, - vous ne croyez pomt. (Saint Jean, IV, 48). 1 Depuis quelques mois, l’attention publique se trouve particulièrement attirée sur les manifestations phéno ménales de l’invisible. Les travaux si remarquables du colonel de Rochas sur l’extériorisation de la sensi bilité et de la motricité avaient à peine rajeuni ces trou blantes questions, que les prodiges se multiplièrent comme à plaisir, éclatants et mystérieux: à Valence— en-Brie, à Agen, à Tilly-sur-Seule et lieux voisins; puis, comme couronnement, sont survenues ces pro— {I) Ouvrages consultés : Fabre d’Olivet, la Langue hébraïque restituée; E. Levy, Dogme et rituel; Manuscrits de Saint Martin ; Saint-Yves, la Mission des Juifs; Papus, Magie pra tique, Traité méthodique descienCe oeculte,Sciencedes mages; De Guaita, Au seuil du Mystère; Temple de Satan ; Baraduc: M. Decrespe, Microbes de l’astral; H.-P. Blavatsky, la Doc trine secrète; Leadbeater, le Plan astral (dans le Lotus Bleu), La Lumière d’Egypte; le P. Leray, Essai sur la synthèse des forces physiques; Krause, Introduction à la philosophie de la Nature, etc. 4 >».nfl<n.._.—. , .._
21 00 L’INITIATION phéties émouvantes accompagnées de clairvoyance et 'de lecture de pensées que la foule se montre encore si empressée d’aller recueillir auprès de la sibylle pari— sienne. Un pareil concours de circonstances a sans doute sa raison d’être: Projeté comme la vision de Balthazar sur les agitations toutes matérielles de notre généra— tion, il a forcé sa pensée vers les mystères de l’invisible où demain elle va rentrer à son tour. Grâce à cet appel de l’au delà, plus d’une âme, autrement remuée qu’elle n’ose l’avouer, s’est sentie renaître au souffle oublié des aspirations religieuses; mais plus d’une aussi s’est trouvée troublée par de vagues terreurs, comme si quelque puissance mauvaise venait d’être déchaînée. La littérature et la presse surtout, malheu reusement portées à exploiter les dispositions mala— dives de nos âmes modernes, n’ont guère fait qu’avi— ver ces efl'rois malsains. C’est un préjugé beaucoup trop répandu dans le public, rebelle par nature aux notions transcendantes, que le satanisme et la goetié fassent tout le fond des sciences occultes.0n l’efi'raye de fantômes, tandis que les merveilles radieuses du monde divin lui restent cachées dans la fumée des désagrégations terrestres. Les étudants en occultisme sont aisément mis en garde contre cette erreur. N’en est-il pas, cependant, parmi nous, un trop grand nombre encore qui, dans cet entraînement général, provoqué par l’invisible lui-même,se laissent aller au charme du phénomène, au désir dangereux d’accomplir des prodiges de quel— que genre, de manier l’astral ?
3L’ASTRAL 1 01 Une lecture attentive des explications toujours si claires et si ingénieuses de notre excellent directeur ; un retour fréquent àtant d’œuvres de haute spiritualité que nouslui devons(Traitéélémentaire de magicpra tique, Science des mages, etc.) ; bientôt aussi l’entraî— nant et le savant ouvragedenotrecherfrère de Guaita, auront aisément raison de ces tendances funestes et trop naturelles au début de nos difficiles études. Mais on ne peut trop insister sur un pareil écueil ; on ne peut trop persuader l'étudiant de prendre garde à l’entraînement du prodige que son inexpérience attribue volontiers à quelque faveur divine, à quelque mission céleste dont il sera le héros. On ne peut trop lui retracer les pièges et les illusions de l’astral, tou jours avide d’exploiter à son profit les passions de l’imprudent. On ne peut trop lui redire à quelle hau leur de pureté, d’humilité, de dévouement, d’amour sincère, doit s’élever celui qui aspire à la véritable puissance occulte; quels sacrifices elle exige de celui qu’elle appelle au service de l’Universel avant de l’ad mettre à y jouer un rôle toujours pénible. Ce n’est pas assez cependant que de le dire, il faut le montrer; sans détourner le disciple de l’étude scienti fique du phénomène, étude nécessaire à la tournure de nos intelligences et de notre éducation, il faut lui faire comprendre avec quelle réserve elle doit être conduite, avec quel sang—froid, avec quel détachement de tout égoïsme comme de toute crainte, avec quelle religio sité dédaigneuse de l'illusion basse autant que com patissante aux faiblesses, aux corruptions même de certains invisibles ! ‘_ w,A_,L___‘_——a——s_———— r
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1La. reproduction des articles inédits publiés par I'tniliation est formellement Interdite, Il moins d‘autorisation spéciale. PARTIE INITIATIQUE L’ASTRAIL m « Si vous ne voyez des . prodiges et des miracles, - vous ne croyez pomt. (Saint Jean, IV, 48). 1 Depuis quelques mois, l’attention publique se trouve particulièrement attirée sur les manifestations phéno ménales de l’invisible. Les travaux si remarquables du colonel de Rochas sur l’extériorisation de la sensi bilité et de la motricité avaient à peine rajeuni ces trou blantes questions, que les prodiges se multiplièrent comme à plaisir, éclatants et mystérieux: à Valence— en-Brie, à Agen, à Tilly-sur-Seule et lieux voisins; puis, comme couronnement, sont survenues ces pro— {I) Ouvrages consultés : Fabre d’Olivet, la Langue hébraïque restituée; E. Levy, Dogme et rituel; Manuscrits de Saint Martin ; Saint-Yves, la Mission des Juifs; Papus, Magie pra tique, Traité méthodique descienCe oeculte,Sciencedes mages; De Guaita, Au seuil du Mystère; Temple de Satan ; Baraduc: M. Decrespe, Microbes de l’astral; H.-P. Blavatsky, la Doc trine secrète; Leadbeater, le Plan astral (dans le Lotus Bleu), La Lumière d’Egypte; le P. Leray, Essai sur la synthèse des forces physiques; Krause, Introduction à la philosophie de la Nature, etc. 4 >».nfl<n.._.—. , .._
21 00 L’INITIATION phéties émouvantes accompagnées de clairvoyance et 'de lecture de pensées que la foule se montre encore si empressée d’aller recueillir auprès de la sibylle pari— sienne. Un pareil concours de circonstances a sans doute sa raison d’être: Projeté comme la vision de Balthazar sur les agitations toutes matérielles de notre généra— tion, il a forcé sa pensée vers les mystères de l’invisible où demain elle va rentrer à son tour. Grâce à cet appel de l’au delà, plus d’une âme, autrement remuée qu’elle n’ose l’avouer, s’est sentie renaître au souffle oublié des aspirations religieuses; mais plus d’une aussi s’est trouvée troublée par de vagues terreurs, comme si quelque puissance mauvaise venait d’être déchaînée. La littérature et la presse surtout, malheu reusement portées à exploiter les dispositions mala— dives de nos âmes modernes, n’ont guère fait qu’avi— ver ces efl'rois malsains. C’est un préjugé beaucoup trop répandu dans le public, rebelle par nature aux notions transcendantes, que le satanisme et la goetié fassent tout le fond des sciences occultes.0n l’efi'raye de fantômes, tandis que les merveilles radieuses du monde divin lui restent cachées dans la fumée des désagrégations terrestres. Les étudants en occultisme sont aisément mis en garde contre cette erreur. N’en est-il pas, cependant, parmi nous, un trop grand nombre encore qui, dans cet entraînement général, provoqué par l’invisible lui-même,se laissent aller au charme du phénomène, au désir dangereux d’accomplir des prodiges de quel— que genre, de manier l’astral ?
3L’ASTRAL 1 01 Une lecture attentive des explications toujours si claires et si ingénieuses de notre excellent directeur ; un retour fréquent àtant d’œuvres de haute spiritualité que nouslui devons(Traitéélémentaire de magicpra tique, Science des mages, etc.) ; bientôt aussi l’entraî— nant et le savant ouvragedenotrecherfrère de Guaita, auront aisément raison de ces tendances funestes et trop naturelles au début de nos difficiles études. Mais on ne peut trop insister sur un pareil écueil ; on ne peut trop persuader l'étudiant de prendre garde à l’entraînement du prodige que son inexpérience attribue volontiers à quelque faveur divine, à quelque mission céleste dont il sera le héros. On ne peut trop lui retracer les pièges et les illusions de l’astral, tou jours avide d’exploiter à son profit les passions de l’imprudent. On ne peut trop lui redire à quelle hau leur de pureté, d’humilité, de dévouement, d’amour sincère, doit s’élever celui qui aspire à la véritable puissance occulte; quels sacrifices elle exige de celui qu’elle appelle au service de l’Universel avant de l’ad mettre à y jouer un rôle toujours pénible. Ce n’est pas assez cependant que de le dire, il faut le montrer; sans détourner le disciple de l’étude scienti fique du phénomène, étude nécessaire à la tournure de nos intelligences et de notre éducation, il faut lui faire comprendre avec quelle réserve elle doit être conduite, avec quel sang—froid, avec quel détachement de tout égoïsme comme de toute crainte, avec quelle religio sité dédaigneuse de l'illusion basse autant que com patissante aux faiblesses, aux corruptions même de certains invisibles ! ‘_ w,A_,L___‘_——a——s_———— r
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