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1L'ASTRAL I l I I La molécule minérale. (4) Lesindividus minéraux formant le règne minéral de la vie clinique. (5) Le Proto lasma. 6 Les â’îmems c°,;’,’pos”s La cellulè> vivante ((7) composa es ' . . (création des Êtres) Rîgr}r5é)végétttl (doué dexcxta- (8) Règne animal (doué de sensi— bilité). (g) Règne hominal (doué de raison ‘\ et de conscience). (I0) Comme on le voit, chacun des termes diffère évi demment du suivant, de telle sorte qu’il n’a pu appa raître au sein de celui-ci que sous l'impulsion d’une spontanéité capable de rassembler et de protéger un certain nombre d'éléments antérieurs en une unité d’une certaine forme. Une pareille spontanéité est ce que nous avons désigné avec le P. Leray, et d’après Leibnitz, sous le nom de manade ; ce que l’on désigne ordinairement du nom beaucoup trop vague d’esprit. Toutefois, on aperçoit du premier coup d’œil une distinction essentielle que signalent les accolades du tableau précédent (I) : (I) Ce tableau, établi dans l‘ordre ordinaire avec la distinc tion fondamentale qu‘on va faire ressortir, devrait être plutôt dressé comme suit: Premièrement.— Un quartenaireélémentaire de condensation dont le terme supérieur est un transitif vers l‘ordre suivant: I' Eon; 2' Ether ; 3" Protyle (produisant les minéraux) 40 Protoplasma (minéral doué de vie primordiale). Deuxièmement.— Un ternaire plus Complexe,de dégagement de l’esprit, dont le troisième terme est un transitif versle monde suivant, celui divin; 5' Règne végétal; 6' Règne animal; 7‘ Règne hominal. C’est l’ordre septennaire que reconnaît l’occultisme (voir la Doctrine secrète).
2I I2 L’INITIATION Les trois premières créations sont formées d’éléments simples, indissolubles, d’atomes (mot qui signifie, par son origine grecque, insécables) ; les suivants, au contraire, sont de plus en plus susceptibles de désin tégration, périssables. A cette distinction en correspond une autre non moins essentielle. Par les trois premières créations, la Monade se trouve de plus en plus emprisonnée dans les concrétions de la matière qu’elle acontribué à tirer du Néant; il semble que ses efforts la paralysent progressivement, au point que l’on peut prévoir, comme on l’a rappelé tout à l’heure, un équilibre dynamique où elle serait condamnée à une révolution perpétuelle, semblable à l’éternel supplice de Si— syphe. Au contraire, dèsque l’individualité minérale est née de la molécule, au sein du protyle, dès que les quatre types matériels, ou éléments des anciens, sont apparus, la Matière domptée va obéir de plus en plus aisément à la monade directrice de l’individu. L’es prit se dégage et domine. On caractérise, vous le savez, ces deux phases successives en désignant la première comme l’Involutian, ou enveloppement de l’Esprit, et la seconde comme Évolution, ou dégagement. A ce point décisif qui les sépare. où la fécondité créatrice triomphe, par la génération de la forme éphémère et complexe, une Puissance nouvelle se manifeste, qui restait cachée jusque-là. Cette puissance qui préside non seulementà l’évolution, mais à la création même; cette puissance qui permet, qui pro— voque la fécondation du Néant par 1'Etre au sein de >‘_ c.— n»;nq
3L’ASTRAL II3 l’Absolu; vous l'avez nommée déjà, c'est le Désir, l’Amour, le Saint-Esprit. Il procède à la fois du Fils, monade spirituelle, dis séminée dans la passivité du Néant pour satisfaire à son désir d’Etre, pour lui donner une forme (du Fils, par qui tout a été fait, sans qui rien ne pouvait être fait, disent le Credo et I’Èvangile de saint Jean) — et du Père, activité infinie de l'Etre, anxieux d‘ani— mer le Néant, comme le Néant est anxieux de vi vre! En effet, tirant, pour ainsi dire, profit de sa défaite même au sein des concrétions matérielles où il s’est enfermé, triomphant de l’Espace par le Temps, I'Etre va produire des formes complexes, mobiles, éphé mères, qu’il livrera au travail de ses créatures comme pour les exercer à vaincre les résistances du Néant, à en dominer le vertige redouté par une évolution pro— gressive dont la loi est très remarquable. Les molécules minérales, les espèces végétales ou animales, sont, ainsi que les atomes, institués en nom bres et catégories immuables, cadres idéaux universels, que la monade traversera sans pouvoir les modifier. Mais dans l’intervalle de ces cadres, elle accomplit, par l’effet de ses aspirations naturelles, de ses désirs innés, un travail de transformation externe et interne qui l’amène, par une suite nombreuse d'existences, des derniers degrés d'une classe d’êtres à ceux de la classe suivante. Le processus de cette transformation doit être noté ; il est peu remarqué, bien qu’il soit inscrit dans toute l’histoire des quatre règnes de la Nature, comme
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L'ASTRAL I l I I La molécule minérale. (4) Lesindividus minéraux formant le règne minéral de la vie clinique. (5) Le Proto lasma. 6 Les â’îmems c°,;’,’pos”s La cellulè> vivante ((7) composa es ' . . (création des Êtres) Rîgr}r5é)végétttl (doué dexcxta- (8) Règne animal (doué de sensi— bilité). (g) Règne hominal (doué de raison ‘\ et de conscience). (I0) Comme on le voit, chacun des termes diffère évi demment du suivant, de telle sorte qu’il n’a pu appa raître au sein de celui-ci que sous l'impulsion d’une spontanéité capable de rassembler et de protéger un certain nombre d'éléments antérieurs en une unité d’une certaine forme. Une pareille spontanéité est ce que nous avons désigné avec le P. Leray, et d’après Leibnitz, sous le nom de manade ; ce que l’on désigne ordinairement du nom beaucoup trop vague d’esprit. Toutefois, on aperçoit du premier coup d’œil une distinction essentielle que signalent les accolades du tableau précédent (I) : (I) Ce tableau, établi dans l‘ordre ordinaire avec la distinc tion fondamentale qu‘on va faire ressortir, devrait être plutôt dressé comme suit: Premièrement.— Un quartenaireélémentaire de condensation dont le terme supérieur est un transitif vers l‘ordre suivant: I' Eon; 2' Ether ; 3" Protyle (produisant les minéraux) 40 Protoplasma (minéral doué de vie primordiale). Deuxièmement.— Un ternaire plus Complexe,de dégagement de l’esprit, dont le troisième terme est un transitif versle monde suivant, celui divin; 5' Règne végétal; 6' Règne animal; 7‘ Règne hominal. C’est l’ordre septennaire que reconnaît l’occultisme (voir la Doctrine secrète).
2I I2 L’INITIATION Les trois premières créations sont formées d’éléments simples, indissolubles, d’atomes (mot qui signifie, par son origine grecque, insécables) ; les suivants, au contraire, sont de plus en plus susceptibles de désin tégration, périssables. A cette distinction en correspond une autre non moins essentielle. Par les trois premières créations, la Monade se trouve de plus en plus emprisonnée dans les concrétions de la matière qu’elle acontribué à tirer du Néant; il semble que ses efforts la paralysent progressivement, au point que l’on peut prévoir, comme on l’a rappelé tout à l’heure, un équilibre dynamique où elle serait condamnée à une révolution perpétuelle, semblable à l’éternel supplice de Si— syphe. Au contraire, dèsque l’individualité minérale est née de la molécule, au sein du protyle, dès que les quatre types matériels, ou éléments des anciens, sont apparus, la Matière domptée va obéir de plus en plus aisément à la monade directrice de l’individu. L’es prit se dégage et domine. On caractérise, vous le savez, ces deux phases successives en désignant la première comme l’Involutian, ou enveloppement de l’Esprit, et la seconde comme Évolution, ou dégagement. A ce point décisif qui les sépare. où la fécondité créatrice triomphe, par la génération de la forme éphémère et complexe, une Puissance nouvelle se manifeste, qui restait cachée jusque-là. Cette puissance qui préside non seulementà l’évolution, mais à la création même; cette puissance qui permet, qui pro— voque la fécondation du Néant par 1'Etre au sein de >‘_ c.— n»;nq
3L’ASTRAL II3 l’Absolu; vous l'avez nommée déjà, c'est le Désir, l’Amour, le Saint-Esprit. Il procède à la fois du Fils, monade spirituelle, dis séminée dans la passivité du Néant pour satisfaire à son désir d’Etre, pour lui donner une forme (du Fils, par qui tout a été fait, sans qui rien ne pouvait être fait, disent le Credo et I’Èvangile de saint Jean) — et du Père, activité infinie de l'Etre, anxieux d‘ani— mer le Néant, comme le Néant est anxieux de vi vre! En effet, tirant, pour ainsi dire, profit de sa défaite même au sein des concrétions matérielles où il s’est enfermé, triomphant de l’Espace par le Temps, I'Etre va produire des formes complexes, mobiles, éphé mères, qu’il livrera au travail de ses créatures comme pour les exercer à vaincre les résistances du Néant, à en dominer le vertige redouté par une évolution pro— gressive dont la loi est très remarquable. Les molécules minérales, les espèces végétales ou animales, sont, ainsi que les atomes, institués en nom bres et catégories immuables, cadres idéaux universels, que la monade traversera sans pouvoir les modifier. Mais dans l’intervalle de ces cadres, elle accomplit, par l’effet de ses aspirations naturelles, de ses désirs innés, un travail de transformation externe et interne qui l’amène, par une suite nombreuse d'existences, des derniers degrés d'une classe d’êtres à ceux de la classe suivante. Le processus de cette transformation doit être noté ; il est peu remarqué, bien qu’il soit inscrit dans toute l’histoire des quatre règnes de la Nature, comme
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