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1L’ASTRAL 195 ,w__ .fi . - _._._._wau_ yw. . _ .n ,M.r. ., . qui lui donne naissance, soumise au destin des lois, à la disposition de toute initiative, même limitée. Ce que nous appelons les Forces n’est qu’une série de variétés de la Force, due aux lois naturelles qui la différencient. a 0! Cette première définition établie, le P. Leray nous rappelle que l‘Univers, l’ensemble de toutes choses, est constitué par une série hiérarchique de monades ou Puissances, dont chacune est chargée de conserver l'unité du domaine fini qui lui est confié. Les moindres sont enveloppées et régies par les supérieures, de sorte que la Puissance suprême embrasse le tout. Nous pouvons ajouter dès maintenaut que le sort, le but, le désir invincible de toute créature est de s’élever indéfiniment dans cette hiérarchie pour en atteindre le sommet idéal. Après ces prémisses, le P. Leray montre, par les calculs de la mécanique rationnelle, qu'un espace rempli d’atomes définis, comme on vient de le dire, se mouvant, se heurtant en tous sens, ne constituerait rien de plus qu’un fluide absolument homogène, inerte, rigide, immuable; en somme, une substance sans vie, sans variété, insensible, morte. Mais la mo nade primaire, venons—nous de dire, n’est pasla seule initiative; c’est au contraire la plus infime de toute la hiérarchie. Les deux suivantes vont suffire à faire naître le monde dans cette mer informe. Elles ne différencient cependant leurs atomes que par un caractère fort simple : une étendue plus grande, un champ d’activité plus vaste. Ce sera en effet un 'WWM‘x ‘_*"‘y w—3_ys- “v <\ — e\ -.æ.æ...«..\ \-a »\ x—-‘.. \.
2106 L‘INITIATION principe universel que l’étendue de l’activité spon tanée d’un être soit mesurée sur sa Puissance, et, avec elle, sur sa place hiérarchique. Le P. Leray observe d’ailleurs, avec un peu trop 'de timidité peut-être, que l’atome de second ordre peut résulter de l’union d’atomes du premier ordre, sous la direction supérieure d’une monade du deuxième. L’histoire naturelle nous montre aujour d’hui que chaque classe d’êtres se présente comme la synthèse individualisée d’êtres d’ordre inférieur ras semblés en une unité directrice nouvelle (I). Notre savant auteur prouve par le calcul encore que la présence dans le fluide primitif qu’il appelle Eon d’atomes du second ordre ainsi définis, et d’une condensation telle qu’ils soient impénétrables aux premiers eux-mêmes, n’apporte à l’Eon qu’une seule propriété: celle de devenir élastique, et d'une élasti cité telle qu’elle ne puisse transmettre que des vibra tions transversales comme sont celles de la lumière. Ce fluide nouveau, capable de translucidité, il le nomme l’Ether. Enfin il fait intervenir une monade de troisième ordre, avec son atome défini par la propriété d'une plus grande étendue que le précédent, impénétrable aux atomes d’Ether, mais pouvant laisser passer ceux de l’Éon ; il le nomme l’atome chimique. Et, toujours par le calcul, d’après les lois positives de la mécanique, il démontre que, par l’effet du choc des atomes éoniens qui traversent en tous sens l’atome chimique, sur les (I) Voir les Colonies animales d’Edmond Périer.
3L’ASTRAL I 07 atomes d’éther qui le constituent, cet atome devient à la fois un Centre d’attraction et un centre rayonnant de vibrations. En effet, les courants d’éon qui sortent en tous sens de l’atome chimique ayant perdu une partie de leur énergie, n’équilibrant plus les courants de sens contraire qui les croisent en y arrivant, tout corps qui se trouve dans leur afflux sera entraîné vers l’atome avec eux par une force égale à la différence d’énergie entre les deux courants; voilà l’attraction. Quant aux vibrations, elles résultent du choc même des atomes d’éon contre ceux d’éther, à l’intérieur de l’atôme chimique, et sont transmises par l’éther élas tique. Comme l’afflux d’éon dans l’atome chimique est constant, en tous sens, ce double effet d’attraction et de rayonnement ne s’arrêtera pas non plus, une fois établi l’équilibre dynamique entre toutes ses causes, et il s’accomplira dans toutes les directions. En un mot, l’atome chimique est un soleil véritable, ou plu tôt tout soleil est un ensemble d’atomes chimiques dont le foyer est entretenu au sein de l’éther par les courants perpétuels d’éon. Telle estlacréation de la Matière. Elle naît du néant, de l’espace vide, limité cependant à une certaine éten due (I) ; elle est engendrée par la dissémination de l’Etre en ce vide, sous la forme d’une multiplicité (I) Les travaux modernes des premiers astronomes concluent aussi bien que ceux des physiciens que le monde visible est limité. (Voir notamment, à l’appui de cette assertion, une confé rence de l’astronome Wolf dans le Bulletin de l’Association scientifique du 19 avril I895.)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’ASTRAL 195 ,w__ .fi . - _._._._wau_ yw. . _ .n ,M.r. ., . qui lui donne naissance, soumise au destin des lois, à la disposition de toute initiative, même limitée. Ce que nous appelons les Forces n’est qu’une série de variétés de la Force, due aux lois naturelles qui la différencient. a 0! Cette première définition établie, le P. Leray nous rappelle que l‘Univers, l’ensemble de toutes choses, est constitué par une série hiérarchique de monades ou Puissances, dont chacune est chargée de conserver l'unité du domaine fini qui lui est confié. Les moindres sont enveloppées et régies par les supérieures, de sorte que la Puissance suprême embrasse le tout. Nous pouvons ajouter dès maintenaut que le sort, le but, le désir invincible de toute créature est de s’élever indéfiniment dans cette hiérarchie pour en atteindre le sommet idéal. Après ces prémisses, le P. Leray montre, par les calculs de la mécanique rationnelle, qu'un espace rempli d’atomes définis, comme on vient de le dire, se mouvant, se heurtant en tous sens, ne constituerait rien de plus qu’un fluide absolument homogène, inerte, rigide, immuable; en somme, une substance sans vie, sans variété, insensible, morte. Mais la mo nade primaire, venons—nous de dire, n’est pasla seule initiative; c’est au contraire la plus infime de toute la hiérarchie. Les deux suivantes vont suffire à faire naître le monde dans cette mer informe. Elles ne différencient cependant leurs atomes que par un caractère fort simple : une étendue plus grande, un champ d’activité plus vaste. Ce sera en effet un 'WWM‘x ‘_*"‘y w—3_ys- “v <\ — e\ -.æ.æ...«..\ \-a »\ x—-‘.. \.
2106 L‘INITIATION principe universel que l’étendue de l’activité spon tanée d’un être soit mesurée sur sa Puissance, et, avec elle, sur sa place hiérarchique. Le P. Leray observe d’ailleurs, avec un peu trop 'de timidité peut-être, que l’atome de second ordre peut résulter de l’union d’atomes du premier ordre, sous la direction supérieure d’une monade du deuxième. L’histoire naturelle nous montre aujour d’hui que chaque classe d’êtres se présente comme la synthèse individualisée d’êtres d’ordre inférieur ras semblés en une unité directrice nouvelle (I). Notre savant auteur prouve par le calcul encore que la présence dans le fluide primitif qu’il appelle Eon d’atomes du second ordre ainsi définis, et d’une condensation telle qu’ils soient impénétrables aux premiers eux-mêmes, n’apporte à l’Eon qu’une seule propriété: celle de devenir élastique, et d'une élasti cité telle qu’elle ne puisse transmettre que des vibra tions transversales comme sont celles de la lumière. Ce fluide nouveau, capable de translucidité, il le nomme l’Ether. Enfin il fait intervenir une monade de troisième ordre, avec son atome défini par la propriété d'une plus grande étendue que le précédent, impénétrable aux atomes d’Ether, mais pouvant laisser passer ceux de l’Éon ; il le nomme l’atome chimique. Et, toujours par le calcul, d’après les lois positives de la mécanique, il démontre que, par l’effet du choc des atomes éoniens qui traversent en tous sens l’atome chimique, sur les (I) Voir les Colonies animales d’Edmond Périer.
3L’ASTRAL I 07 atomes d’éther qui le constituent, cet atome devient à la fois un Centre d’attraction et un centre rayonnant de vibrations. En effet, les courants d’éon qui sortent en tous sens de l’atome chimique ayant perdu une partie de leur énergie, n’équilibrant plus les courants de sens contraire qui les croisent en y arrivant, tout corps qui se trouve dans leur afflux sera entraîné vers l’atome avec eux par une force égale à la différence d’énergie entre les deux courants; voilà l’attraction. Quant aux vibrations, elles résultent du choc même des atomes d’éon contre ceux d’éther, à l’intérieur de l’atôme chimique, et sont transmises par l’éther élas tique. Comme l’afflux d’éon dans l’atome chimique est constant, en tous sens, ce double effet d’attraction et de rayonnement ne s’arrêtera pas non plus, une fois établi l’équilibre dynamique entre toutes ses causes, et il s’accomplira dans toutes les directions. En un mot, l’atome chimique est un soleil véritable, ou plu tôt tout soleil est un ensemble d’atomes chimiques dont le foyer est entretenu au sein de l’éther par les courants perpétuels d’éon. Telle estlacréation de la Matière. Elle naît du néant, de l’espace vide, limité cependant à une certaine éten due (I) ; elle est engendrée par la dissémination de l’Etre en ce vide, sous la forme d’une multiplicité (I) Les travaux modernes des premiers astronomes concluent aussi bien que ceux des physiciens que le monde visible est limité. (Voir notamment, à l’appui de cette assertion, une confé rence de l’astronome Wolf dans le Bulletin de l’Association scientifique du 19 avril I895.)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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